Les États-Unis veulent bloquer les routes terrestres vers l’Iran
Le CENTCOM va créer un groupe de travail chargé de bloquer les routes terrestres menant en Iran, où, selon lui, des armes et des marchandises illégales sont acheminées
L’armée américaine a annoncé la création d’un groupe de travail chargé de bloquer les routes terrestres menant en Iran, où, selon elle, des armes et des marchandises illégales sont acheminées.
Les États-Unis, qui imposent déjà des sanctions économiques à l’Iran, soumettent également les ports iraniens à un blocus maritime dans le cadre de la guerre qui les oppose à ce pays, guerre déclenchée en février par des frappes israélo-américaines.
Les travaux de ce groupe « limiteront encore la capacité de l’Iran à financer le terrorisme, à reconstruire des usines d’armement et à réapprovisionner ses forces armées », a déclaré Brad Cooper, le chef du Commandement central des États-Unis (CENTCOM), dans un communiqué publié samedi sur le réseau social X.
Composée de 20 membres civils et militaires, cette équipe basée en Floride travaillera avec les agences gouvernementales pour « empêcher le transit de systèmes d’armes de pointe, de technologies à double usage, de matériaux soumis à des sanctions et de flux de revenus illégaux à travers les frontières terrestres de l’Iran et la mer Caspienne », ajoute le communiqué.
Le porte-parole des Gardiens de la Révolution, la puissante force armée de l’Iran, a assuré qu’un tel projet « échouerait » et ne provoquerait pas « l’effondrement » de l’économie iranienne.
« Les États-Unis ne parviendront jamais à imposer le blocus économique qu’ils cherchent à mettre en œuvre […] sous divers noms et à travers différents plans », a déclaré Hossein Mohebi, cité par l’agence de presse Fars.
Les États-Unis sont « incapables de bloquer » les voies de communication entre l’Iran et ses voisins, a-t-il assuré.
Selon le Centcom, le blocage des ports iraniens par les États-Unis a « empêché l’Iran d’exporter pour plus de 25 milliards de dollars de pétrole brut ».
En août, Washington avait annoncé vouloir asphyxier l’économie iranienne, déjà exsangue, pour répondre au verrouillage par l’Iran du détroit d’Ormuz, un lieu stratégique où il s’en prend régulièrement aux navires tentant de le traverser sans son autorisation.