Les Iraniens appelés à réduire de 10 % leur consommation de gaz avant l’hiver

L'Iran est confronté depuis longtemps à des pénuries de gaz fossile, essentiel au chauffage, aggravées par la guerre déclenchée fin février par une attaque israélo-américaine

Mohammad Bagher Ghalibaf, sur une image de la télévision officielle iranienne, le 31 mai 2026. (Crédit : Capture d'écran)

Le chef du Parlement iranien a appelé dimanche la population à réduire de 10 % sa consommation de gaz à l’approche de l’hiver, afin de limiter les tensions sur l’approvisionnement durant la saison froide.

L’Iran est confronté depuis longtemps à des pénuries de gaz fossile, essentiel au chauffage, aggravées par la guerre déclenchée fin février par une attaque israélo-américaine.

« Pour traverser l’hiver qui approche, une mobilisation nationale est indispensable […] afin de réduire la consommation de gaz d’au moins 10 % », a déclaré Mohammad Bagher Ghalibaf dans une vidéo diffusée par les médias locaux.

Les températures descendent souvent en dessous de 0 °C l’hiver en Iran, notamment dans le nord du pays.

« Toute personne qui économise du carburant, quel qu’en soit le volume, recevra immédiatement la somme correspondante sur son compte bancaire », a également assuré Ghalibaf.

Après le début de la guerre, des installations gazières, notamment dans le sud du pays, ont été visées par des frappes américaines qui ont mis des raffineries hors service, selon le gouvernement.

Début octobre, le premier vice-président iranien, Mohammad Reza Aref, avait indiqué que le gouvernement prévoyait un déficit quotidien de 100 à 250 millions de mètres cubes de gaz durant la saison froide, en raison des dégâts causés par la guerre, selon l’agence de presse officielle Irna.

Un cessez-le-feu en avril a mis fin à près de 40 jours de bombardements intenses, et un protocole d’accord en vue de mettre définitivement fin au conflit a été conclu en juin, mais celui-ci a volé en éclat en juillet.

Les négociations sont au point mort depuis.

Alors que les frappes ont quasiment cessé ces dernières semaines, le conflit se cristallise désormais autour du détroit stratégique d’Ormuz, dont l’Iran revendique le contrôle.

Les États-Unis, qui imposent un blocus des ports iraniens, disent vouloir accentuer la pression économique sur l’Iran, déjà sous le coup de sanctions internationales depuis des décennies.

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