Les médias arabes fourmillent de caricatures antisémites après la décision sur Jérusalem
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Les médias arabes fourmillent de caricatures antisémites après la décision sur Jérusalem

Un document de l'Anti-Defamation League reprend les différentes caricatures qui suggèrent qu'Israël contrôle la politique étrangère américaine

  • Caricature publiée le 18 décembre 2017 dans le journal égyptien Al-Ahram, représentant le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu qui tire le bras d'un américain aux yeux bandés, muni d'une baguette en étoile de David, assis sur des corps en sang. L'Américain brandit un panneau sur lequel est écrit "Jérusalem", pour représenter la reconnaissance de Jérusalem par Donald Trump comme capitale d'Israël. (Crédit : via Anti-Defamation League)
    Caricature publiée le 18 décembre 2017 dans le journal égyptien Al-Ahram, représentant le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu qui tire le bras d'un américain aux yeux bandés, muni d'une baguette en étoile de David, assis sur des corps en sang. L'Américain brandit un panneau sur lequel est écrit "Jérusalem", pour représenter la reconnaissance de Jérusalem par Donald Trump comme capitale d'Israël. (Crédit : via Anti-Defamation League)

Une salve de caricatures à caractère antisémite a été observée dans les médias arabes après que le président américain Donald Trump a reconnu Jérusalem comme capitale d’Israël, selon l’Anti-Defamation League (ADL) mardi.

L’ADL a déclaré que cette mesure avait déclenché une recrudescence « de caricatures journalistiques suggérant la domination juive et israélienne sur les États-Unis ».

L’ADL a mis en évidence des caricatures en arabe publiées en Égypte, aux Émirats arabes unis, à Oman et en Iran. Certaines dépeignent Trump comme un éléphant de cirque qui balance le globe sur sa trompe, sous les ordres d’un dresseur israélien. D’autres représentent le Premier ministre Benjamin Netanyahu qui tire le bras d’un américain aux yeux bandés qui tient une baguette en forme d’Étoile de David, ou encore Trump qui roule sur une falaise avec une voiture estampillée d’une Étoile de David.

D’autres images représentent un drapeau d’sir sur le chapeau d’un Oncle Sam, Oncle Sam qui jette son chapeau pour révéler une kippa, et un personnage juif qui lève les pouces aux États-Unis alors qu’ils déclarent Jérusalem capitale d’Israël.

Caricature publiée le 17 décembre 2017, dans le journal égyptien Al-Masry Al-Youm, après la reconnaissance de Jérusalem par Donald Trump comme capitale d’Israël. Elle représente le président Trump comme un éléphant de cirque qui balance un globe sur sa trompe, sous les ordres d’un dresseur israélien, (Crédit : via Anti-Defamation League)

« Ces caricatures font écho à un thème antisémite sur le pouvoir malveillant des Juifs, mentionné dans le Protocole des Sages de Sion, un document fabriqué de toutes pièces, destinées à montrer que les Juifs cherchent à dominer le monde », a déclaré l’ADL dans un communiqué.

Dans un discours prononcé le 6 décembre depuis la Maison Blanche, Trump a défié les mises en garde du monde entier, et a déclaré qu’après de nombreux échecs pour parvenir à la paix, une « nouvelle approche » s’imposait.

Sa décision de reconnaitre Jérusalem comme siège du gouvernement israélien est, dit-il, fondée sur la réalité. Il a également annoncé qu’il transférait l’ambassade américaine de Tel Aviv à Jérusalem, mais n’a pas donné de date pour ce transfert.

Caricature publiée le 18 décembre 2017 dans le journal égyptien Al-Ahram, représentant le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu qui tire le bras d’un américain aux yeux bandés, muni d’une baguette en étoile de David, assis sur des corps en sang. L’Américain brandit un panneau sur lequel est écrit « Jérusalem », pour représenter la reconnaissance de Jérusalem par Donald Trump comme capitale d’Israël. (Crédit : via Anti-Defamation League)

Trump a souligné qu’il ne définissait aucune frontière sur la souveraineté sur la ville, et n’appelait aucunement au changement de statu quo dans les Lieux saints de la ville.

Cette reconnaissance a été saluée par le Premier ministre Benjamin Netanyahu et par des dirigeants de l’ensemble de l’échiquier politique. Elle a revanche été critiquée par de nombreux pays, condamnée par le monde arabe, et a excédé les Palestiniens. Les dirigeants ont appelé à des « jours de colère », qui ont conduit à de violentes manifestations en Cisjordanie et à la frontière entre la bande de Gaza et Israël.

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