Les partis haredim s’écharpent : Un candidat de Tzohar nommé rabbin de Savyon
L’élection du rabbin Uri Sadan, réserviste de Tsahal qui a servi à Gaza, a donné lieu à un échange de piques entre Shas et Yahadout HaTorah
Les partis ultra-orthodoxes Yahadout HaTorah et Shas ont échangé des piques mercredi, après l’élection du rabbin nationaliste-religieux Uri Sadan, membre de l’organisation orthodoxe modérée Tzohar, au poste de rabbin de la ville de Savyon.
« Suite à l’insistance de Shas de ne pas soutenir le candidat de Degel HaTorah au poste de rabbin de Savyon – et après que son propre candidat n’a obtenu que trois voix au total – ni le candidat de Shas ni celui de Degel HaTorah n’ont été élus, et c’est finalement un candidat de Tzohar qui a été choisi », a déclaré dans un communiqué le député Moshe Gafni, chef de la faction lituanienne Degel HaTorah du parti Yahadout HaTorah.
« Quiconque suit leur conduite dans la gestion des Affaires religieuses et dans la sélection des rabbins sait que c’est ‘la voie des insensés’ », a-t-il ajouté, citant le Psaume 49:14.
« Il est regrettable de voir comment le chef de Degel HaTorah, un mouvement qui se considérait autrefois comme le défenseur du monde de la Torah, choisit de s’occuper de la prise de contrôle des emplois plutôt que de relever les véritables défis du moment », a répondu le parti Shas.
« Et pour ce qui est des faits : le candidat de Degel HaTorah au rabbinat de Savyon, un résident local, a fait campagne et n’a obtenu aucune voix. Zéro. Comment, exactement, les trois voix de Shas ont-elles empêché son élection ? »
Sadan est un réserviste de l’armée israélienne qui a servi dans la bande de Gaza et est à la tête d’une congrégation à Petah Tikva.
Les rabbins municipaux sont censés servir d’autorité religieuse directe pour les résidents juifs de leur ville ou village, en signant notamment des documents tels que les licences de mariage et les certificats de casheroute pour les restaurants locaux.
Savyon compte environ 4 400 habitants et figure parmi les villes les plus prospères d’Israël. Le poste de Grand Rabbin de cette ville était vacant depuis 2016. Plusieurs dizaines de postes de ce type sont actuellement vacants dans tout le pays, notamment ceux de Grand Rabbin de Tel Aviv et de Jérusalem.
Une commission est formée dans chaque ville pour sélectionner un candidat. Elle est composée de représentants du conseil municipal, de personnes nommées par le ministère des Affaires religieuses et du chef du conseil religieux local.
comments