Les réactions dans le monde à la mort d’Ali Khamenei

Pour Massoud Pezeshkian, 'venger le guide suprême est un droit et un devoir légitime pour la République islamique ; pour Israel Katz, 'justice a été rendue, et l'axe du mal a subi un revers cuisant'

Un homme tenant une affiche du guide suprême iranien, l'ayatollah Ali Khamenei, éliminé lors d'une frappe conjointe des États-Unis et d'Israël, alors qu'il se joint à d'autres personnes en deuil sur une place de Téhéran, le 1ᵉʳ mars 2026. L'ayatollah Ali Khamenei, guide suprême de l'Iran depuis 1989 et ennemi juré de l'Occident, a été tué lors de la première salve d'une attaque massive menée par les États-Unis et Israël qui s'est prolongée jusqu'au 1er mars, alors que les deux puissances cherchent à renverser la République islamique. (Crédit : Atta Kenare/AFP)

L’Iran a confirmé dimanche la mort d’Ali Khamenei, tué lors de l’opération américano-israélienne lancée la veille.

Voici les principales réactions internationales à la disparition du guide suprême iranien.

Iran

Venger le guide suprême est un « droit et un devoir légitime » pour la République islamique, a lancé le président iranien, Massoud Pezeshkian.

La mort de cette « plus haute autorité politique de la République islamique d’Iran et d’un éminent chef du chiisme dans le monde » constitue une « déclaration de guerre contre les musulmans, et en particulier contre les chiites, partout dans le monde », a-t-il affirmé, dans un communiqué diffusé par la télévision d’État.

Le Corps des Gardiens de la Révolution islamique (CGRI), le bras armé du régime iranien, a condamné « les actes criminels et terroristes commis par les gouvernements malfaisants des États-Unis et du régime sioniste ».

Des personnes rassemblées pour pleurer le guide suprême iranien, l’ayatollah Ali Khamenei, éliminé lors d’une frappe conjointe des États-Unis et d’Israël, alors qu’il se joint à d’autres personnes en deuil sur une place de Téhéran, le 1ᵉʳ mars 2026. L’ayatollah Ali Khamenei, guide suprême de l’Iran depuis 1989 et ennemi juré de l’Occident, a été tué lors de la première salve d’une attaque massive menée par les États-Unis et Israël qui s’est prolongée jusqu’au 1er mars, alors que les deux puissances cherchent à renverser la République islamique. (Crédit : Atta Kenare/AFP)

États-Unis

« Khamenei, l’une des personnes les plus diaboliques de l’Histoire, est mort. Ce n’est que justice pour les Iraniens, mais aussi pour tous les grands Américains, et les gens de nombreux pays à travers le monde, qui ont été tués ou mutilés par Khamenei et son gang de VOYOUS assoiffés de sang », a écrit le président américain Donald Trump sur son réseau Truth Social.

Israël

« Justice a été rendue, et l’axe du mal a subi un revers cuisant […] Nous continuerons à agir avec fermeté pour protéger l’État d’Israël », a déclaré le ministre israélien de la Défense, Israel Katz.

Fils du shah d’Iran

« Avec sa mort, la République islamique a effectivement pris fin et sera bientôt renvoyée dans les poubelles de l’Histoire », s’est réjoui le fils du défunt shah d’Iran, Reza Pahlavi, sur le réseau social X.

« Aux forces armées, de sécurité, et à la police : toute tentative de soutenir un régime en train de s’effondrer est vouée à l’échec », a-t-il ajouté.

Le pape

Le pape Léon XIV a appelé dimanche à mettre fin à la « spirale de la violence » au Moyen-Orient.

Union européenne

La cheffe de la diplomatie de l’Union européenne, Kaja Kallas, a estimé dimanche que la mort du guide suprême est un « moment décisif dans l’histoire de l’Iran » sur X.

La présidente de la Commission européenne, Ursula von der Leyen, a quant à elle déclaré dans un message sur les réseaux sociaux que cet événement constituait à la fois un « nouvel espoir pour le peuple iranien » et un « risque réel d’instabilité susceptible de plonger la région dans une spirale de violence ».

Irak

L’influent chef chiite Moqtada al-Sadr a annoncé trois jours de deuil en Irak.

« C’est avec une profonde tristesse et un immense chagrin que nous adressons nos condoléances à l’ensemble du monde islamique pour le martyre du leader de la révolution islamique », a-t-il écrit sur X.

À Bagdad, des émeutiers ont tenté de prendre d’assaut la zone abritant l’ambassade des États-Unis, mais ont été empêchés par la police.

Russie

Dans une lettre à son homologue iranien Massoud Pezeshkian, le président russe Vladimir Poutine a présenté ses « plus sincères condoléances pour « l’assassinat » de Khamenei qui a été, selon lui, « perpétré dans une violation cynique de toutes les normes de la morale humaine et du droit international ».

Chine

La Chine « condamne fermement » la mort d’Ali Khamenei, y voyant une « violation grave de la souveraineté et de la sécurité de l’Iran, un piétinement des objectifs et principes de la Charte des Nations unies et des normes fondamentales des relations internationales », dans un communiqué du ministère des Affaires étrangères.

Hamas

Le groupe terroriste palestinien du Hamas a condamné un « crime abominable », dans un communiqué.

Les États-Unis et Israël portent « l’entière responsabilité de cette agression flagrante et de ce crime odieux contre la souveraineté de la République islamique d’Iran, ainsi que de ses graves répercussions sur la sécurité et la stabilité de la région », a estimé le Hamas.

Le chef du groupe chiite libanais pro-iranien Hezbollah, Naïm Qassem, affirme dans un communiqué dimanche que l’assassinat du guide suprême et de plusieurs responsables iraniens représente « le summum du crime ».

Le mouvement a appelé les mosquées dans ses bastions à réciter le Coran et organiser des condoléances après la mort de l’ayatollah Khamenei.

Hezbollah

Le chef du groupe terroriste chiite libanais pro-iranien Hezbollah, Naïm Qassem, affirme dans un communiqué dimanche que l’assassinat du guide suprême et de plusieurs responsables iraniens représente « le summum du crime ».

Le mouvement a appelé les mosquées dans ses bastions à réciter le Coran et organiser des condoléances après la mort de l’ayatollah Khamenei.

Grande-Bretagne

« Peu de gens pleureront » la mort d’Ali Khamenei, a assuré le secrétaire britannique à la Défense, John Healey, estimant que « l’Iran et le régime qu’il a dirigé pendant si longtemps constituent une source de mal ».

« L’inquiétude désormais, bien sûr, est que ce régime riposte… de manière de plus en plus indiscriminée et étendue, et les gens craignent vraiment que les cibles ne se limitent pas aux seuls objectifs militaires », a-t-il poursuivi.

Australie

La mort du guide suprême iranien « ne sera pas pleurée », a réagi le Premier ministre australien Anthony Albanese.

« L’ayatollah Ali Khamenei était responsable du programme nucléaire et balistique du régime, du soutien apporté à des groupes armés et des actes brutaux de violence et d’intimidation commis contre son propre peuple », a rappelé Albanese devant la presse.

Allemagne

La mort de l’ayatollah Khamenei signifie que « le seuil vers un avenir incertain a été franchi », a déclaré dimanche le chancelier allemand Friedrich Merz, qui partage néanmoins le « soulagement » des Iraniens « de voir le régime des mollahs arriver à sa fin »

Face à la riposte iranienne et au risque d’escalade au Moyen-Orient, Merz a exhorté Téhéran à « arrêter immédiatement » ses « attaques au hasard.

Le dirigeant allemand a aussi confirmé sa visite mardi à Washington du président américain Donald Trump, avec qui il échangera sur « l’ensemble des développements » au Moyen-Orient.

France

« Le mollah Khamenei était un dictateur sanguinaire qui a opprimé son peuple, avili les femmes, les jeunes, les minorités, et il est encore récemment responsable de la mort de milliers de civils dans son pays et dans la région. On ne peut donc que se satisfaire de sa disparition », a déclaré dimanche la porte-parole du gouvernement français, Maud Bregeon.

Turquie

Le président turc Recep Tayyip Erdogan s’est dit dimanche « attristé » par la mort de l’ayatollah Ali Khamenei, tué par des frappes israélo-américaines contre l’Iran.

« J’ai été attristé d’apprendre le décès du guide suprême de l’Iran, l’ayatollah Ali Khamenei, à la suite des attaques qui ont eu lieu » samedi, a-t-il déclaré dans un message publié dimanche sur X, adressant les « condoléances » de la Turquie au peuple iranien.

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