Les séparatistes yéménites refusent de se retirer après des frappes saoudiennes

Selon Anwar al-Tamimi, porte-parole du STC, l'Arabie saoudite aurait déployé environ 20 000 forces de sécurité le long de sa frontière, à proximité de ses positions

Un membre des forces de sécurité du groupe terroriste des Houthis montant la garde devant un écran géant diffusant le discours du chef Abdel-Malik al-Houthi, à Sanaa, le 19 septembre 2025. (Credit : Mohammed Huwais/AFP)

Les séparatistes yéménites ont rejeté mardi les appels de la coalition menée par l’Arabie saoudite à se retirer, quelques heures après des frappes contre une cargaison d’armes présumée dans un port sous leur contrôle.

« Il n’est pas question de se retirer. Il est déraisonnable de demander à un propriétaire de terre de la quitter. La situation exige de rester et de se renforcer », a déclaré à l’AFP Anwar al-Tamimi, porte-parole du Conseil de transition du Sud (STC), mouvement séparatiste actif dans le sud du Yémen.

« Nous sommes en position défensive et tout mouvement en direction de nos forces recevra une réponse de notre part », a-t-il ajouté.

Selon lui, l’Arabie saoudite aurait déployé environ 20 000 forces de sécurité le long de sa frontière, à proximité des positions tenues par le STC.

Ces dernières semaines, les séparatistes, soutenus par les Émirats arabes unis et déterminés à rétablir l’ancien État indépendant du Sud-Yémen, ont enregistré d’importantes avancées territoriales lors d’une offensive éclair.

Selon des experts, ces succès embarrassent l’Arabie saoudite, principal soutien du gouvernement yéménite reconnu par la communauté internationale.

Des partisans du Conseil de transition du Sud, une coalition de groupes séparatistes désireux de rétablir l’État du Yémen du Sud, agitant des drapeaux du Yémen du Sud et une affiche de leur chef, Aidarous al-Zubaidi, lors d’un rassemblement à Aden, au Yémen, le 25 décembre 2025. (Crédit : AP)

Ryad a dénoncé mardi une « menace » pour la sécurité nationale du royaume, après avoir mené des frappes aériennes contre une cargaison d’armes présumée dans un port contrôlé par les séparatistes.

À l’instar d’Abou Dabi, le porte-parole du STC a toutefois nié que le matériel militaire visé leur appartienne.

« Les véhicules appartenaient aux forces émiraties présentes au Yémen dans le cadre de la coalition arabe et de l’alliance antiterroriste », a-t-il affirmé.

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