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Les Travaillistes et le Meretz signent un accord de partage des votes excédentaires

Ram Shefa, du Parti travailliste, et Michal Rozin, du Meretz, ont affirmé que "les prochaines élections sont cruciales pour empêcher l'extrême droite d'entrer au gouvernement"

Ram Shefa du Parti travailliste, à droite, et Michal Rozin, du Meretz, signant un accord de partage des votes entre les partis, le 31 août 2022. (Crédit : Autorisation)
Ram Shefa du Parti travailliste, à droite, et Michal Rozin, du Meretz, signant un accord de partage des votes entre les partis, le 31 août 2022. (Crédit : Autorisation)

Le Parti travailliste et le Meretz ont annoncé mercredi qu’ils ont signé un accord de partage des voix excédentaires avant les élections législatives de novembre à la Knesset.

Un communiqué commun a cité Ram Shefa, du Parti travailliste, et Michal Rozin, du Meretz, qui ont affirmé que « les prochaines élections sont cruciales pour empêcher l’extrême droite d’entrer au gouvernement ».

« Nous agirons pour contrecarrer un gouvernement formé par le camp kahaniste-messianique, qui planifie la fin de la démocratie israélienne, et nous poursuivrons le changement que nous avons commencé », a déclaré Shefa, faisant référence à la coalition sortante – un amalgame de huit partis idéologiquement divers, dont le parti travailliste et le parti Meretz – qui a remplacé Netanyahu l’année dernière après 12 ans et qui s’est autoproclamée « gouvernement du changement ».

Rozin a déclaré que les prochaines élections étaient « cruciales pour l’avenir du pays » et que son parti « ferait tout ce qui est nécessaire pour empêcher le kahanisme de monter au pouvoir ».

Elle faisait référence à la faction extrémiste Otzma Yehudit du parti d’extrême droite Sionisme religieux, et à son chef, le député Itamar Ben Gvir, un adepte de l’idéologie du rabbin raciste Meir Kahane.

Les accords de partage des voix, qui sont largement utilisés lors des élections israéliennes, permettent aux partis de s’assurer que les voix supplémentaires qu’ils obtiendront et qui ne suffisent pas pour gagner un siège à la Knesset ne seront pas perdues. Au lieu de cela, un parti transférera ces voix à un autre parti par le biais de cet accord.

En vertu de la loi, les voix restantes combinées iront au parti le plus proche de gagner un autre siège – et sont souvent suffisantes pour ajouter ce siège à son compte, ce qui rend les voix potentiellement décisives lors d’une course au coude à coude.

Ces accords ne sont applicables que si les deux partis dépassent le seuil électoral de 3,25 % des suffrages.

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