Les voisins de l’auteur de l’attentat de Manchester auraient signalé sa radicalisation à la police

'Il ne nous parlait plus', a déclaré un voisin. 'Il parcourait la rue en prêchant le Coran aux enfants. C'était assez effrayant. C'était très intrusif.'

Jihad al-Shamie, auteur d'une attaque terroriste meurtrière contre la synagogue de Heaton Park à Manchester, au Royaume-Uni, le jour de Yom Kippour, le 2 octobre 2025. (Crédit : Réseaux sociaux)

Des voisins du terroriste responsable de l’attentat meurtrier qui a visé une synagogue de Manchester le jour de Yom Kippour avaient averti la police que l’homme était en train de se « radicaliser » et qu’il tentait de « prêcher » le Coran aux enfants, a rapporté le Guardian.

Selon des propos de ces voisins s’exprimant sous couvert d’anonymat et cités par le journal britannique, la radicalisation de Jihad al-Shamie, 35 ans, citoyen du Royaume-Uni d’origine syrienne, a débuté en 2020, après le début de la pandémie de COVID. Il a alors commencé à « prêcher le Coran » dans la rue où il vivait, organisant aussi des réunions privées dans son jardin.

« Il s’est mis à porter de longues tuniques, et tout le reste. J’ai pensé [qu’un proche] était en train de se radicaliser, parce qu’il ne nous parlait plus », a déclaré un voisin. « Il parcourait la rue en prêchant le Coran aux enfants. C’était assez effrayant. C’était très intrusif. »

Les voisins ont également affirmé que la police s’était déjà rendue au domicile d’al-Shamie au début de l’année, et que l’homme s’était « isolé du monde » après avoir subi des « lésions cérébrales » à la suite d’une chute, une vingtaine d’années auparavant. Il était alors tombé d’une falaise.

« Jihad a eu un accident très grave », a raconté l’un des voisins au Guardian. « Il est tombé d’une falaise. Il a été transporté par hélicoptère à Londres. Il était grièvement blessé à la tête, c’était horrible. Après ça, on ne l’a plus beaucoup vu. Il est devenu très discret, très solitaire. »

La police britannique a fait savoir qu’elle enquêtait afin de déterminer si l’agresseur, qui était en liberté sous caution et soupçonné de viol, avait pu être influencé par une idéologie islamiste. Les forces de l’ordre ont toutefois souligné qu’il ne figurait sur aucune liste de surveillance antiterroriste.

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