Israël en guerre - Jour 233

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L’ex-otage Emily Hand chante « Ma Nishtana » au seder du kibboutz Beeri à Tel Aviv

Netanyahu s'engage à restituer tous les otages ; Gallant et Eisenkot se sont rendus sur la place des otages

Les membres du kibboutz Beeri lors du seder, dans la première soirée de Pessah, sur la Place des Otages, à Tel Aviv, le 22 avril 2024. (Crédit : Avshalom Sassoni/Flash90)
Les membres du kibboutz Beeri lors du seder, dans la première soirée de Pessah, sur la Place des Otages, à Tel Aviv, le 22 avril 2024. (Crédit : Avshalom Sassoni/Flash90)

La fête juive de Pessah a commencé lundi soir en Israël et les familles, dans tout le pays, se sont retrouvées pour partager le Seder – le repas traditionnel et festif qui a malgré tout eu lieu, cette année, dans l’ombre de la guerre contre le Hamas et alors que 133 otages se trouvent encore dans les geôles du groupe terroriste à Gaza.

Si certains ont marqué l’événement par des actes symboliques commémorant les victimes et les captifs, d’autres ont fait le choix d’aller manifester aux abords du domicile du Premier ministre Benjamin Netanyahu.

Selon la tradition, les Juifs lisent la Haggadah à la veille de Pessah – le récit de la libération des Israélites de l’esclavage et de leur exode d’Égypte. Une histoire qui a pris un sens plus particulier, plus poignant encore dans le contexte actuel alors que les otages qui avaient été kidnappés pendant le massacre commis par le Hamas sur le sol israélien, le 7 octobre, restent en captivité.

De nombreux Israéliens et les Juifs du monde entier ont été encouragés à laisser une chaise vide à la table du Seder pour symboliser l’absence des captifs. Pour symboliser aussi l’absence des 1 200 personnes environ qui ont été assassinées par les hommes armés lors de l’assaut meurtrier perpétré en Israël et celle des 261 soldats qui sont tombés au combat depuis dans le cadre de l’Opération épées de fer, qui avait été lancée après l’assaut meurtrier dans la bande de Gaza.

Quelque 500 membres de la communauté du kibboutz Beeri ont organisé lundi soir un seder de Pessah sur la Place des Otages, à Tel Aviv, en souvenir de 100 résidents tués par le groupe terroriste palestinien du Hamas le 7 octobre, et de 30 autres qui ont été enlevés et emmenés de force à Gaza.

Au cours de l’événement, des filles du kibboutz, dont Emily Hand, âgée de 9 ans, qui a été enlevée le 7 octobre et libérée lors d’une trêve d’une semaine fin novembre, sont montées sur scène pour chanter « Ma Nishtana », une prière traditionnellement chantée par le plus jeune membre de la famille et qui pose la question suivante : « Pourquoi cette nuit est-elle différente de toutes les autres nuits ? »

Le 7 octobre, cent membres du kibboutz Beeri avaient été tués par les terroristes du Hamas et 30 personnes appartenant à la communauté avaient été prises en otage dans la bande. Onze d’entre elles sont encore entre les mains du groupe terroriste ; six ont été assassinées en captivité et 13 avaient été libérées au mois de novembre. Mille personnes vivaient au sein du kibboutz avant le 7 octobre. Les habitants survivants ont quitté la communauté depuis 200 jours, déplacées dans d’autres endroits du pays.

S’exprimant devant les caméras de la Douzième chaîne, Hand a raconté « se souvenir de tous ceux qui, à Beeri, ont été tués et de tous les otages qui ne sont pas encore revenus ».

Soulignant le mélange d’émotion qui l’animait, témoignant toutefois d’une aspiration enfantine à la normalité, la fillette a indiqué que malgré le chagrin, c’était « drôle » de pouvoir prendre part à un événement communautaire pour célébrer la fête.

Son père Thomas a noté que « nous avons perdu un grand nombre des nôtres » et il a fait remarquer que six mois après le 7 octobre, les résidents du kibboutz étaient encore en proie à l’incertitude non seulement concernant le sort réservé à leurs proches, mais aussi concernant l’avenir du kibboutz.

Le ministre de la Défense Yoav Gallant et le ministre du cabinet de guerre Gadi Eisenkot se sont rendus sur la place de Tel Aviv pour rendre hommage aux familles des otages détenus à Gaza et aux familles endeuillées.

Des photos et des vidéos publiées sur des sites d’information israéliens et les réseaux sociaux montrent d’autres otages libérés présents à l’événement, dont Ofir Engel, 18 ans, qui avait été pris en otage par des terroristes du Hamas alors qu’il rendait visite à sa petite amie au kibboutz Beeri le 7 octobre.

Netanyahu a rappelé les otages détenus par des groupes terroristes à Gaza depuis le 7 octobre dans un second message alors que Pessah allait commencer.

« Alors que nous nous réunissons autour de la table du seder pour commémorer et célébrer notre voyage de l’esclavage à la liberté, nos cœurs sont lourds du sort des 133 Israéliens qui restent en captivité dans les tunnels terroristes du Hamas », a-t-il écrit sur X, faisant écho à une précédente vidéo en amont de Pessah, mise en ligne la veille.

Le Premier ministre Benjamin Netanyahu s’exprimant dans un message vidéo adressé au peuple israélien, le 21 avril 2024. (Crédit : Roï Avraham/GPO)

Certaines familles d’otages et des centaines de leurs soutiens ont organisé un mouvement de protestation aux abords du domicile privé de Netanyahu à Césarée. Les manifestants, qui s’étaient regroupés pour un événement intitulé « le non-Seder », ont appelé le Premier ministre à conclure un accord sur les otages au plus vite.

« Il n’y a pas de liberté possible tant que les otages resteront encore entre les mains du Hamas. Netanyahu, qui a été dans l’incapacité de gérer de manière appropriée la guerre et le retour des captifs, ne peut pas continuer à tenir les rênes du pays », ont-ils fait savoir dans un communiqué.

« Comment est-il possible que la famille Netanyahu soit en train de faire la fête dans une villa luxueuse alors qu’il y a en ce moment même des Israéliens qui sont bloqués dans des tunnels, qu’il y a des Israéliens qui sont affamés, violés, frappés, assassinés ? », ont continué les manifestants.

Dans le contexte de la guerre en cours à Gaza, déclenchée par l’assaut barbare du groupe terroriste palestinien du Hamas sur le sud d’Israël le 7 octobre, il poursuit : « Ce soir, nous pensons à ceux qui ne peuvent pas rejoindre leur famille à la table du seder. Leur absence renforce notre détermination et nous rappelle l’urgence de notre mission. Nous ne nous reposerons pas tant que chacun n’aura pas été libéré. »

Il a ajouté que « le groupe terroriste génocidaire du Hamas » a rejeté les propositions d’accord de libération des otages et a promis « des efforts militaires et diplomatiques accrus pour obtenir la libération de nos otages ».

« La force d’Israël, tant défensive qu’offensive, a été récemment démontrée. Il y en a d’autres à venir. Nous vaincrons », a-t-il ajouté.

Des manifestants aux abords de la résidence du Premier ministre Benjamin Netanyahu à Césarée appellent à un accord sur la libération des otages, le 24 avril 2024. (Crédit : Barak Dor/Pro-Democracy Movement)

Il resterait 129 otages qui avaient été enlevés par les hommes du Hamas, le 7 octobre, dans la bande de Gaza – tous ne seraient plus en vie – après la remise en liberté de 105 civils au cours d’une trêve d’une semaine qui avait eu lieu à la fin du mois de novembre. Quatre captives avaient été relâchées auparavant. Trois otages, encore en vie, ont été secourus par les troupes et les dépouilles de douze captifs ont aussi été rapatriées, notamment celles de trois hommes qui avaient accidentellement été tués par les militaires après avoir échappé à la vigilance de leurs geôliers.

L’armée a confirmé la mort de 34 personnes encore détenues par le Hamas, citant de nouveaux renseignements et autres informations obtenues par les troupes sur le terrain, à Gaza. Des responsables israéliens et américains ont toutefois reconnu, en privé, que ce chiffre pourrait être beaucoup plus élevé.

Une personne est portée-disparue depuis le 7 octobre, et le sort qui lui a été réservé reste indéterminé.

Le Hamas détient également les corps sans vie de deux soldats tués au combat en 2014 dans la bande, Oron Shaul et Hadar Goldin. Il garde aussi en captivité deux civils, Avera Mengistu et Hisham al-Sayed, qui seraient encore en vie. Ils avaient été capturés après être entrés dans la bande de leur propre gré, en 2014 et en 2015 respectivement.

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