L’historien et résistant juif Marc Bloch entrera au Panthéon le 23 et non le 16 juin
Auteur de L'Étrange Défaite, écrit en 1940 et publié après-guerre, il a été arrêté à Lyon le 8 mars 1944, emprisonné et torturé à la prison de Montluc, puis fusillé le 16 juin avec 29 de ses camarades
L’historien et résistant juif Marc Bloch sera panthéonisé le 23 juin, 82 ans après son exécution par la Gestapo en 1944, a annoncé dimanche à l’AFP l’entourage d’Emmanuel Macron.
En novembre 2024, lors d’un discours à Strasbourg à l’occasion des 80 ans de la libération de la capitale alsacienne, le chef de l’État avait annoncé sa panthéonisation « pour son œuvre, son enseignement et son courage ».
Le président avait loué sa « lucidité cinglante qui nous frappe aujourd’hui encore », son « audace des mots et des idées qui se doubla du courage physique » et sa « volonté française jusqu’à son dernier souffle, jusqu’à l’assassinat par la Gestapo ».
Issu d’une famille juive alsacienne, Marc Bloch a été professeur d’histoire du Moyen Âge à l’université de Strasbourg de 1919 à 1936. Il a renouvelé en profondeur le champ de la recherche historique en l’étendant à la sociologie, à la géographie, à la psychologie et à l’économie.
Capitaine et croix de guerre pendant la Première Guerre mondiale, il avait été de nouveau mobilisé en 1939 et s’était engagé dans la Résistance au tournant des années 1942-1943.
Auteur de L’Étrange Défaite, écrit en 1940 et publié après-guerre, il a été arrêté à Lyon le 8 mars 1944, emprisonné et torturé à la prison de Montluc, puis fusillé le 16 juin avec 29 de ses camarades.
La date du 16 juin avait initialement été pressentie pour son entrée au Panthéon, mais la cérémonie a dû être décalée de quelques jours en raison du G7 qui se tiendra à Évian-les-Bains (Haute-Savoie) du 15 au 17 juin.
Dans une lettre consultée par l’AFP et adressée au président de la République, sa famille a demandé que « l’extrême droite, dans toutes ses formes, soit exclue de toute participation à la cérémonie ».