Liban : Le chargé d’affaires iranien convoqué après une opération « conjointe » avec le Hezbollah

Youssef Ragi a réitéré le rejet par le Liban de toute 'violation manifeste de notre souveraineté et des décisions de notre gouvernement'

Le ministre libanais des Affaires étrangères, Youssef Raggi, s'exprimant lors d'une conférence de presse conjointe avec son homologue égyptien au siège du ministère des Affaires étrangères, au Caire, le 22 avril 2025. (Crédit : Khaled Desouki/AFP)

Jeudi, le chef de la diplomatie libanaise, Youssef Ragi, a déclaré avoir convoqué le chargé d’affaires iranien, après que l’Iran a affirmé avoir mené une opération « conjointe » avec son allié, le groupe terroriste chiite libanais du Hezbollah, contre Israël.

« J’ai convoqué le chargé d’affaires iranien au ministère pour demain [vendredi] », a déclaré le ministre libanais des Affaires étrangères sur le réseau social X, réitérant le rejet par le Liban de toute « violation manifeste de notre souveraineté et des décisions de notre gouvernement ».

Cette convocation a été décidée lors du conseil des ministres, après que le Corps des Gardiens de la Révolution islamique (CGRI), le bras armé du régime iranien, a affirmé, mercredi, avoir mené une attaque de missiles et de drones « conjointe » avec le Hezbollah contre Israël.

Le Hezbollah a entraîné le Liban dans la guerre régionale le 2 mars, en attaquant Israël.

Le gouvernement libanais a annoncé la semaine dernière l’interdiction des activités militaires du Hezbollah, ainsi que de toute activité éventuelle du CGRI, sur son territoire. Il a également décidé d’imposer des visas aux Iraniens souhaitant entrer dans le pays.

Dimanche à l’aube, une centaine d’Iraniens, dont des diplomates, ont été évacués de Beyrouth à bord d’un avion russe, a révélé à l’AFP un responsable libanais sous couvert d’anonymat.

Des chambres d’hôtel endommagées par une frappe israélienne visant des responsables de la Force Al-Qods, l’unité d’élite à l’étranger du Corps des Gardiens de la Révolution islamique (CGRI), le bras armé du régime iranien, à Beyrouth, au Liban, le 8 mars 2026. (Crédit : Hussein Malla/AP Photo)

Par ailleurs, la mission iranienne à l’ONU a accusé mardi Israël d’avoir « assassiné » quatre de ses diplomates en poste au Liban lors d’une frappe dimanche contre un hôtel à Beyrouth.

L’armée israélienne a affirmé avoir éliminé cinq membres du CGRI lors de cette frappe contre un hôtel à Beyrouth, dont trois « importants commandants » de la Force Al-Qods, l’unité d’élite à l’étranger du CGRI.

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