Liban: mort d’un responsable de parti opposé au Hezbollah, tué par un gang syrien – armée

Nasrallah a nié l'implication de son parti dans l'enlèvement et le meurtre lors d'un discours prononcé lundi, reprochant à ceux qui l'accusent d'attiser les conflits interreligieux

Des partisans du parti chrétien des Forces libanaises bloquent l'autoroute principale Byblos-Beyrouth pour protester contre l'assassinat d'un homme politique local dans la région de Jbeil (Byblos), le 8 avril 2024. (Crédit : JOSEPH EID / AFP)

Un responsable d’un parti libanais d’opposition au puissant groupe terroriste chiite du Hezbollah a été enlevé dimanche puis tué par un gang syrien, a annoncé lundi l’armée libanaise.

Pascal Sleiman était le coordinateur local de Jbeil (Byblos), au nord de Beyrouth, pour le parti chrétien des Forces libanaises qui s’oppose à Damas et à son allié, le Hezbollah.

« La direction des renseignements de l’armée a pu arrêter la plupart des membres du gang syrien impliqués dans l’enlèvement de Pascal Sleiman », a annoncé l’armée libanaise dans un communiqué publié sur X.

Selon les premiers éléments de l’enquête, il « a été tué par des membres de ce gang ».

L’armée précise que le corps du responsable a été « emmené en Syrie » et que l’armée libanaise est en lien avec les autorités syriennes pour le récupérer.

« Nous considérons qu’il s’agit d’un assassinat politique jusqu’à preuve du contraire », a indiqué lundi soir dans un communiqué le parti de M. Sleiman.


Son enlèvement a suscité l’indignation à Jbeil, où des centaines de sympathisants ont bloqué les routes, a constaté un photographe de l’AFP.

Le chef du Hezbollah, Hassan Nasrallah, a nié l’implication de son parti dans l’enlèvement lors d’un discours prononcé lundi, reprochant à ceux qui l’accusent d’attiser les conflits interreligieux.

Le Premier ministre intérimaire du Liban, Najib Mikati, a condamné ce meurtre dans une déclaration publiée par son bureau.

« Dans ces circonstances difficiles, nous appelons chacun à faire preuve de maîtrise de soi, de sagesse et à ne pas se laisser entraîner par les rumeurs et les émotions », a ajouté M. Mikati.

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