Liban: un Russe arrêté pour soupçons d’espionnage au profit d’Israël

L'ambassade de Russie au Liban a indiqué qu'elle tentait d'obtenir des éclaircissements sur les circonstances de l'arrestation et d'avoir 'un accès consulaire' au Russe arrêté

Des enfants passant à vélo devant une affiche du chef du Hezbollah, Hassan Nasrallah, dans le village frontalier libanais de Marwaheen, le 12 juillet 2023. (Crédit : Mohammed Zaatari/AP)

La justice militaire au Liban interroge un Russe arrêté pour soupçons d’espionnage au profit d’Israël, a indiqué lundi à l’AFP un responsable des services de sécurité libanais.

Le responsable a précisé que les autorités libanaises avaient arrêté cet homme il y a deux semaines, sur la base de renseignements transmis par le puissant Hezbollah pro-iranien, bête noire d’Israël.

Selon les informations du groupe chiite, ce Russe « a été recruté par les Israéliens qui lui avaient demandé de faire de la reconnaissance de permanences » du Hezbollah dans la banlieue sud de Beyrouth, qui abrite son quartier général, et dans le sud du Liban.

L’homme a été arrêté à l’aéroport international de Beyrouth alors qu’il tentait de quitter le Liban avec son épouse et leur enfant, selon la même source.

Après son arrestation, il a été déféré devant la justice militaire qui le soumet à un interrogatoire.

Vendredi, le directeur général par intérim des Forces de sécurité intérieure, le général Elias Baissari, avait annoncé « l’arrestation de deux personnes liées à l’ennemi israélien à l’aéroport de Beyrouth », sans préciser leur nationalité.

« Ce réseau était chargé de mener des opérations dans le pays », avait-il ajouté, sans plus de détails.

Dans un communiqué relayé par l’agence de presse russe Ria Novosti, l’ambassade de Russie au Liban a indiqué qu’elle tentait d’obtenir des éclaircissements sur les circonstances de l’arrestation et d’avoir « un accès consulaire » au Russe arrêté.

Le Liban et Israël, pays voisins, sont officiellement en état de guerre. Des dizaines de personnes ont été arrêtées par le passé pour « collaboration » avec l’Etat israélien.

En janvier 2022, 21 personnes avaient été arrêtées lors d’une opération sécuritaire visant à démanteler 17 réseaux d’espionnage pour le compte d’Israël.

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