Libération d’un ressortissant israélien emprisonné en Jordanie durant trois mois
Mahmoud Salameh a été libéré suite à des négociations entre les deux pays ; il aurait été interrogé par les autorités jordaniennes au sujet de la vente de terres à des Juifs
Un ressortissant israélien emprisonné en Jordanie pendant trois mois a finalement été libéré, a annoncé mercredi le cabinet du Premier ministre.
Le représentant des autorités israéliennes, Gal Hirsch, a accueilli Mahmoud Salameh à sa sortie de prison, obtenue grâce à des pourparlers entre autorités israéliennes et jordaniennes.
L’agence de sécurité du Shin Bet, le ministère des Affaires étrangères et la police israélienne ont tous pris part aux négociations avec leurs homologues jordaniens pour rendre possible la libération de Salameh, souligne le cabinet du Premier ministre.
Salameh réside à Jaljulia, une ville arabe du centre d’Israël, a expliqué son avocat, Yousef Shaaban, en confirmant la libération de son client dans un message sur Facebook, mercredi soir.
Les motifs pour lesquels Salameh avait été arrêté ne sont pas clairs. Dans sa déclaration, le cabinet du Premier ministre fait état de circonstances « en cours d’examen par les forces de l’ordre ».
Selon Ynet, la famille de Salameh vivait à la base en Cisjordanie. Lorsque les habitants ont découvert que son grand-père avait vendu des terres à des résidents d’implantations juifs dans les années 1980, le père de Salameh, Ahmad, a fui en Israël. Son grand-père a été tué en Cisjordanie et Ahmad a lui aussi été tué en 2018 en Israël pour cette raison, ajoute le média.
Arrivé en Jordanie il y a de cela trois mois avec un visa valide, Salameh avait été immédiatement arrêté et manifestement interrogé par les autorités au sujet de la vente de terres aux Juifs, poursuit Ynet.
Selon le cabinet du Premier ministre, Benjamin Netanyahu a remercié Hirsch et toutes les personnes grâce au travail desquelles Salameh a pu être libéré tout en soulignant l’importance de respecter les conseils aux voyageurs édictés par le Conseil de sécurité nationale.
Israël déconseille en effet les déplacements non essentiels en Jordanie, affectés d’un niveau de vigilance 4, lequel correspond à un niveau de risque élevé.