Liberman défend sa position sur le service militaire des Haredim et nie avoir torpillé Eisenkot

Le chef d'Yisrael Beytenu affirme que sa volonté de compromis sur la conscription des ultra-orthodoxes ne signifie pas qu'il renonce à ses principes et rejette toute responsabilité dans l'échec du chef de Yashar

Avigdor Liberman, chef du parti Yisrael Beytenu, lors du Festival de la démocratie, au centre commercial BIG de Glilot, avant les élections législatives, le 13 octobre 2026. (Crédit : Avshalom Sassoni/Flash90)

Après avoir essuyé des critiques depuis vendredi pour avoir fait volte-face sur l’une des questions centrales qu’il a défendues ces sept dernières années, le chef du parti Yisrael Beytenu, Avigdor Liberman, a déclaré dimanche que sa volonté de faire des compromis sur l’enrôlement des ultra-orthodoxes dans l’armée israélienne « ne signifiait pas renoncer à ses valeurs et à ses principes ».

Dans un communiqué, Liberman a dénoncé ce qu’il qualifie de « série d’analystes, de porte-parole, de bots et de personnes intolérantes, parfois avec une connotation raciste notable », qui « attribuent toujours des motivations malveillantes et inventent des complots ».

Réitérant son refus d’un gouvernement s’appuyant sur les partis dirigés par des Arabes, Liberman a déclaré que « pour éviter de nouvelles élections et mettre fin à l’ère Netanyahu, il n’y a pas d’autre choix que de prendre des décisions difficiles sur des sujets où l’on peut faire preuve de souplesse pour parvenir à des accords ».

« Les accords ne signifient pas renoncer à ses principes, et les discussions ne signifient pas que les lignes rouges sont effacées », a-t-il affirmé.

« Je continue de croire que le bon modèle est celui du service militaire obligatoire pour tous. Dans le même temps, à la lumière des résultats électoraux, nous devons examiner la possibilité de parvenir à des compromis, y compris sur la base de grandes lignes élaborées par le passé. »

Il a évoqué une loi sur le service militaire qu’il avait proposée en 2018, affirmant qu’elle restait un point de départ raisonnable, même si elle devait être adaptée à la réalité post 7-Octobre.

« Je n’ai pas renoncé au principe du service [pour tous], ni à mon engagement à étendre les avantages et à améliorer le statut des réservistes et des militaires de carrière », a-t-il déclaré.

Il a rejeté les accusations selon lesquelles il serait obsédé par l’idée de devenir Premier ministre et saboterait les efforts de Gadi Eisenkot pour former un gouvernement : « Je ne me livre pas à des manœuvres politiques et je n’essaie de nuire à personne. »

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