L’implantation de Homesh repeuplée, plus de 20 ans après le désengagement unilatéral
Dix familles ont officiellement réintégré Homesh lors d'une cérémonie festive à laquelle ont assisté la ministre Orit Strouk, le député Yuli Edelstein et d'autres personnalités pro-implantations
Jeudi, dix familles se sont installées à Homesh, en Cisjordanie, marquant la dernière étape d’un long processus de légalisation et de repeuplement de l’implantation évacuée en 2005 dans le cadre du désengagement unilatéral de Gaza
Les nouveaux résidents ont officiellement réintégré Homesh lors d’une cérémonie festive à laquelle ont assisté la ministre des Implantations et des Missions nationales, Orit Strouk (HaTzionout HaDatit), le député Yuli Edelstein (Likud), le président du Conseil régional de Samarie, Yossi Dagan, le chef de l’organisation des implantations Amana, Zeev Hever, ainsi que d’autres personnalités pro-implantations.
Homesh avait été évacuée en même temps que trois autres implantations du nord de la Cisjordanie – Sa-Nur, Ganim et Kadim – en 2005, dans le cadre du plan du gouvernement d’Ariel Sharon visant à offrir une contiguïté territoriale aux Palestiniens dans la région.
Le mouvement pro-implantations s’est longtemps irrité du démantèlement et de l’évacuation de ces localités. En 2023, le gouvernement, sous l’impulsion d’Edelstein, a abrogé la loi qui avait permis leur évacuation.
En mai 2025, le cabinet a approuvé la légalisation de Homesh, qui a été reconstruite sur un site légèrement différent, ainsi que celle de Sa-Nur, même si cette dernière n’a pas encore été repeuplée.
« Nous avons choisi Homesh comme fer de lance pour mener à bien la rectification de tous les péchés du désengagement, les péchés d’Oslo et la trahison de la Terre d’Israël », a déclaré Strouk lors de la cérémonie.
Le gouvernement actuel a créé ou légalisé 69 nouvelles implantations, et quelque 120 avant-postes illégaux ont été construits sous sa surveillance.
Si la communauté internationale considère toutes les implantations comme illégales, Israël fait la différence entre celles construites et autorisées par le ministère de la Défense sur des terres appartenant à l’État, et les avant-postes illégaux construits sans les autorisations nécessaires, souvent sur des terres palestiniennes privées. Il arrive toutefois que des avant-postes soient érigés avec l’approbation tacite de l’État. En conséquence, tous les gouvernements successifs ont tenté de légaliser une partie de ces zones non reconnues.
L’Union européenne (UE) et d’autres pays ont vivement critiqué le renforcement du contrôle du gouvernement sur la Cisjordanie et l’expansion des implantations.
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