L’Iran a exécuté deux hommes accusés d’espionnage pour le compte d’Israël

Les deux hommes ont été pendus, a fait savoir le média d'opposition Iran International

Illustration. Exécution par pendaison en Iran. (Crédit : Arash Khamooshi/ISNA/AFP)

L’Iran a exécuté deux hommes soupçonnés d’espionnage au profit d’Israël. L’un d’eux était notamment accusé d’avoir collecté des renseignements à proximité du site nucléaire de Natanz, dans la province centrale d’Ispahan, ont rapporté les médias iraniens.

D’après ces derniers, qui ont cité les propos tenus par des sources judiciaires, Yaghoub Karimpour et Nasser Bakarzadeh ont été pendus après avoir été déclarés coupables de collaboration avec Israël et son agence de renseignement, le Mossad.

Karimpour a, selon eux, transmis des informations sensibles à un agent du Mossad. Bakarzadeh est quant à lui accusé d’avoir rassemblé des informations sur des personnalités gouvernementales et religieuses ainsi que sur des sites stratégiques, notamment dans la région de Natanz.

Le média d’opposition Iran International a indiqué que les deux hommes avaient été pendus.

L’Iran procède souvent à l’exécution de personnes qu’il accuse d’espionnage, sans pour autant fournir de preuves.


Les autorités iraniennes ont exécuté au moins 1 639 personnes en 2025, soit le nombre le plus élevé depuis 1989, avaient indiqué deux ONG à la mi-avril.

Ces dernières avaient alors averti que le pays pourrait recourir encore plus largement à la peine de mort après les manifestations anti-régime de janvier et la guerre contre Israël et les États-Unis.

Ce chiffre représente une hausse de 68 % par rapport aux 975 personnes exécutées en 2024, et inclut également 48 femmes pendues, selon le rapport annuel conjoint de l’organisation Iran Human Rights (IHR), basée en Norvège, et de l’organisation Ensemble contre la peine de mort (ECPM), basée à Paris.

« Si la République islamique survit à la crise actuelle, il existe un risque sérieux que les exécutions soient utilisées de manière encore plus intensive comme outil d’oppression et de répression », indique le rapport.

L’IHR, qui exige deux sources pour confirmer une exécution, dont la majorité n’est pas rapportée par les médias officiels iraniens, affirme que ce chiffre représente un « minimum absolu » du nombre de pendaisons en 2025.

Ce chiffre correspond à une moyenne de plus de quatre exécutions par jour.

Ce nombre est de loin le plus élevé depuis que l’IHR a commencé à le recenser en 2008, et il s’agit du nombre le plus élevé signalé depuis 1989, au début de la Révolution islamique.

Les ONG ont également averti que « des centaines de manifestants détenus risquaient toujours la peine de mort et l’exécution » après avoir été inculpés de crimes passibles de la peine capitale pour les manifestations de janvier 2026 contre les autorités, réprimées par une vague de répression ayant, selon les groupes de défense des droits de l’Homme, fait des milliers de morts et entraîné l’arrestation de dizaines de milliers de personnes.

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