L’Iran exécute un homme accusé d’avoir perpétré des attentats en soutien à Israël et Pahlavi
Selon Mizan Online, Ali-Sina Mostafavi aurait agi en faveur du prince héritier en exil
La justice iranienne a annoncé mercredi l’exécution d’un homme par pendaison, présenté comme le responsable d’attentats durant la guerre contre Israël et les États-Unis, au moment où les exécutions liées au conflit se multiplient en Iran.
« Ali-Sina Mostafavi, terroriste armé et agent de l’ennemi américano-sioniste durant la guerre, a été pendu », a indiqué le pouvoir judiciaire.
Le communiqué ne précise ni la date de son arrestation ni celle de son procès.
L’accusé avait perpétré « plusieurs attentats terroristes armés » à Kerman (sud-est), faisant des blessés parmi la population, a affirmé la justice iranienne.
Le pouvoir judiciaire a également accusé Ali-Sina Mostafavi de « moharebeh » (« guerre contre Dieu » en persan), l’une des infractions les plus graves et passible de la peine de mort, et de « communication avec des médias hostiles affiliés au régime sioniste », en référence à Israël, ennemi juré du pouvoir iranien.
La justice reproche également à Ali-Sina Mostafavi d’avoir été en contact avec « le mouvement monarchiste », dont Reza Pahlavi est la figure.
He climbed the Himalayas. Now the Islamic Republic wants hang him in Iran for protesting.
Ali-Sina Mostafavi, an Iranian mountaineer, has been moved to solitary confinement. His family was called for a final goodbye.
World media, athletes: BREAK THE SILENCE. Save his life. pic.twitter.com/xsIQh2ShRD
— Masih Alinejad (@AlinejadMasih) October 14, 2026
Le fils du chah destitué en 1979 lors de la Révolution islamique, qui vit en exil aux États-Unis, appelle régulièrement à renverser le pouvoir à Téhéran.
Le 28 février, les États-Unis et Israël ont lancé une attaque conjointe contre la République islamique, déclenchant la guerre au Moyen-Orient, qui a fait des milliers de morts.
Depuis, les arrestations et les exécutions se sont multipliées en Iran, en lien à la fois avec le conflit et les manifestations antigouvernementales survenues en début d’année, marquées par des dégradations d’une ampleur inédite et de nombreux morts.
Selon des ONG, dont Amnesty International, l’Iran est le deuxième pays au monde qui exécute le plus de personnes, après la Chine.