L’Iran exécute un homme qui aurait foncé sur des policiers « en soutien au régime sioniste »

Shahram Sadeghi a été condamné à mort pour un accident qui a fait sept blessés lors des manifestations anti-régime de janvier qui ont tourné au drame

Des supporters brandissant une banderole sur laquelle on peut lire « Stop aux exécutions en Iran » avant le match du groupe G de la Coupe du monde de la FIFA 2026 opposant la Belgique à l'Iran au Los Angeles Stadium, à Inglewood, en Californie, le 21 juin 2026. (Crédit : Stu Forster/Getty Images/AFP)

Un homme a été exécuté dimanche en Iran, condamné pour avoir renversé plusieurs policiers avec sa voiture lors des vastes manifestations anti-régime de janvier, a annoncé le site d’information officiel du pouvoir judiciaire iranien, Mizan Online.

Les exécutions se sont multipliées en Iran depuis le début de la guerre, déclenchée le 28 février par une offensive américano-israélienne contre le pays, et une grande partie des personnes exécutées a été condamnée pour leur participation aux manifestations anti-régime.

Fin décembre, un mouvement de contestation initialement déclenché contre la vie chère s’était rapidement mué en vastes manifestations anti-régime qui ont culminé les 8 et 9 janvier.

Des ONG basées à l’étranger ont parlé d’une répression sanglante ayant fait des dizaines de milliers de morts. Le pouvoir iranien a lui recensé plus de 3 000 morts, imputant les violences à des « actes terroristes » orchestrés par les États-Unis et Israël.

« Shahram Sadeghi, condamné à mort pour avoir mené une action opérationnelle en faveur du régime sioniste et des États-Unis, a été exécuté ce matin », a indiqué l’agence Mizan.

L’Iran accuse régulièrement des personnes d’espionnage au profit d’Israël et des États-Unis, sans jamais fournir de preuves.


Selon Mizan, il avait renversé à Karaj, à l’ouest de Téhéran, plusieurs policiers avec sa voiture le 8 janvier, blessant sept d’entre eux.

Les autorités ont exécuté au moins 1 639 personnes en 2025, ce qui constitue un record depuis 1989, selon les ONG Iran Human Rights, basée en Norvège, et Ensemble contre la peine de mort (ECPM), dont le siège est à Paris.

Selon des ONG dont Amnesty International, l’Iran est le pays qui recourt le plus à la peine de mort après la Chine.

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