Liri Albag détenue une heure à l’aéroport de JFK à cause d’une erreur informatique

L’ex-otage était encore enregistrée comme captive dans les bases de données de l’aéroport JFK, suscitant l’inquiétude à l’idée qu’il puisse s’agir d’un imposteur

L'ancienne otage Liri Albag interviewée sur la chaîne N12, le 5 mars 2025. (Crédit : Capture d'écran/La chaîne N12)

L’ex-otage Liri Albag, après avoir atterri dimanche à l’aéroport international Kennedy de New York où elle se rendait pour passer des vacances en famille, a été retenue pour subir un interrogatoire. En effet, les bases de données de l’aéroport étaient obsolètes et la signalaient comme toujours en captivité.

« Le système informatique de l’aéroport indiquait qu’elle se trouvait toujours en captivité. La mise à jour n’avait pas été effectuée », a expliqué son père Eli Albag aux médias hébréophones. « Les autorités ont craint qu’un imposteur n’entre sur le territoire américain en usurpant son identité. »

« Liri n’est pas stressée », a ajouté le père. « Ça n’a pas été une partie de plaisir, mais c’est terminé maintenant. »

Selon Ynet, plusieurs officiels israéliens ont rapidement réagi en coulisses afin de résoudre ce problème, inquiets d’un possible traumatisme psychologique causé à l’ex-otage.

Selon ces informations, c’est uniquement à l’issue de l’intervention de ces responsables qu’au bout d’environ une heure, Albag et sa famille ont été libérés et autorisés à entrer sur le territoire américain.

« Nous sommes arrivés à notre hôtel et tout va bien. Ces événements sont derrière nous », a rapporté le père de Liri à la 12e chaîne.

Les comptoirs El-Al au terminal 4 de l’aéroport JFK, le 9 octobre 2023. (Crédit : Julia Gergely/ JTA)

Soldate de surveillance, Albag était en poste à la frontière avec Gaza le 7 octobre 2023 quand les terroristes du Hamas ont pris d’assaut la base militaire de Nahal Oz. C’est dans cette base où elle était stationnée qu’elle avait été enlevée.

Elle avait été libérée en février par les terroristes du Hamas dans le cadre des échanges d’otages pendant le cessez-le-feu, aux côtés de Karina Ariev, Daniella Gilboa, Naama Levy et Agam Berger. Toutes avaient été kidnappées au même moment.

Les otages israéliennes Liri Albag, Karina Ariev, Daniella Gilboa, Naama Levy saluant sur une scène avant que des terroristes du Hamas ne les remettent à une équipe de la Croix-Rouge, dans la ville de Gaza, le 25 janvier 2025. (Crédit : AFP)

Berger avait été relâchée 5 jours après ses camarades. Elle avait passé 477 jours en captivité dans les geôles des terroristes du Hamas.

Les 5 jeunes femmes faisaient partie des 7 soldates de l’unité de surveillance enlevées lors du massacre. Des milliers de terroristes avaient traversé la frontière, tuant plus de 1 200 personnes et capturant 251 otages, pour la plupart des civils, et commettant de nombreux actes de brutalité et d’agressions sexuelles.

Ori Megidish, une autre soldate de surveillance enlevée, avait pu être secourue vivante. Le corps de Noa Marciano avait été rapatrié après l’assassinat de la soldate en captivité.

À l’instar de nombreux ex-otages, Albag avait décrit les conditions terribles de sa détention.

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