L’Israélien Omri Haviv remporte l’or en jiu-jitsu après la disqualification de son rival kazak
Aldiyar Serik refuse de serrer la main de l'Israélien après le combat ; Haviv se qualifie pour la finale du championnat du monde après que son adversaire koweïtien a refusé d'affronter un Israélien
Vendredi, à Bangkok, l’Israélien Omri Haviv a remporté la médaille d’or aux Championnats du monde de jiu-jitsu après que son rival kazakh a été disqualifié pour un coup de pied contraire au règlement, refusant ensuite de lui serrer la main.
Cet incident s’est produit un jour après que le Kazakhstan a confirmé qu’il rejoindrait l’accord de normalisation avec Israël, connu sous le nom d’accords d’Abraham.
Haviv, 23 ans, a remporté la première place dans la catégorie des hommes adultes de moins de 69 kg, concourant sans Gi, l’uniforme traditionnel du jiu-jitsu. C’est alors qu’il menait le match de finale qui l’opposait à son adversaire Aldiyar Serik, qui a perdu son sang-froid et lui a infligé un coup de pied.
En jiu-jitsu, les coups de pied et les coups sont contraires au règlement. L’objectif de cet art martial est de parvenir à immobiliser son adversaire pour le soumettre.
Le juge a donc immédiatement disqualifié Serik, qui est parti en trombe. Les images de la scène montrent Haviv se levant, serrant la main du juge, puis courant après Serik pour lui serrer la main à son tour. On voit alors Serik le repousser.
« Il était vraiment en colère, mais j’ai gardé mon calme, d’une part parce que je ne voulais pas compromettre mes chances de gagner, et d’autre parce que je ne suis pas ce genre de personne », a confié Haviv au média sportif israélien ONE après le match. « J’ai essayé de lui serrer la main, et de conclure toute cette histoire en montrant du respect. Il n’était pas du tout disposé à me serrer la main. Il ne s’est même pas retourné. Il ne voulait pas parler. »
Au début du tournoi, Haviv a raconté à ONE avoir battu ses rivaux mexicains et russes, et s’être qualifié pour la finale après que son adversaire koweïtien, qu’il devait affronter en demi-finale, a refusé de combattre un Israélien.
Amir Boaron, l’entraîneur de l’équipe israélienne, a expliqué au journal Israel Hayom que le comportement de Serik résultait d’un « moment de folie ».
« Omri est arrivé en finale, il a battu son adversaire, et ensuite le Kazakh a décidé de lui donner un coup de pied », a ajouté Boaron. « L’État du Kazakhstan vient tout juste de signer les accords d’Abraham – c’était hier -, et aujourd’hui, un Kazakh se comporte comme l’a fait Serik. C’est tout à fait antisportif. »
Jeudi, le Kazakhstan, pays d’Asie centrale à majorité musulmane est devenu le premier État à rejoindre les accords d’Abraham depuis le retour à la Maison Blanche, en janvier, du président américain Donald Trump.
Ces accords, négociés par Trump lors de son premier mandat en 2020, avaient déjà permis de normaliser les relations entre Israël, les Émirats arabes unis, Bahreïn, le Maroc et le Soudan.
L’adhésion du Kazakhstan aux accords de normalisation a toutefois une portée plus limitée, ce pays enclavé ayant déjà établi des relations diplomatiques avec Israël en 1992, peu après sa sortie de l’Union soviétique.