Israël en guerre - Jour 142

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Le Hamas relâche 10 otages israéliennes et 2 étrangers ce mardi soir

Ben Gvir appelle à une réponse militaire à une attaque contre les troupes dans le nord de Gaza * Le chef du Mossad au Qatar pour des négociations sur de nouvelles libérations * 3 soldats enlevés le 7 octobre déclarés morts

  • Les otages israéliennes libérées le 28 novembre 2023 : en haut, de gauche à droite : Ditza Heiman, Tamar Metzger, Noralin Babadila Agojo, Ada Sagi, Meirav Tal ; en bas : Rimon Kirsht, Ofelia Roitman, Gabriela Leimberg et sa fille Mia, Clara Marman. (Autorisation ; image combinée : Times of Israel)
    Les otages israéliennes libérées le 28 novembre 2023 : en haut, de gauche à droite : Ditza Heiman, Tamar Metzger, Noralin Babadila Agojo, Ada Sagi, Meirav Tal ; en bas : Rimon Kirsht, Ofelia Roitman, Gabriela Leimberg et sa fille Mia, Clara Marman. (Autorisation ; image combinée : Times of Israel)
  • Des terroristes du Hamas accompagnent des otages israéliennes nouvellement libérées avant qu'elles soient remises à la Croix-Rouge, à Rafah, dans le sud de la bande de Gaza, le 28 novembre 2023. (Crédit : SAID KHATIB / AFP)
    Des terroristes du Hamas accompagnent des otages israéliennes nouvellement libérées avant qu'elles soient remises à la Croix-Rouge, à Rafah, dans le sud de la bande de Gaza, le 28 novembre 2023. (Crédit : SAID KHATIB / AFP)
  • Des membres du Hamas et du Jihad islamique accompagnent une otage nouvellement libérée avant de la remettre à la Croix-Rouge à Rafah, dans le sud de la bande de Gaza, le 28 novembre 2023. (Crédit : SAID KHATIB / AFP)
    Des membres du Hamas et du Jihad islamique accompagnent une otage nouvellement libérée avant de la remettre à la Croix-Rouge à Rafah, dans le sud de la bande de Gaza, le 28 novembre 2023. (Crédit : SAID KHATIB / AFP)
  • Mia Leimberg, 17 ans, alors qu'elle est transférée à la Croix-Rouge dans le cadre d'un accord d'échange d'otages entre Israël et le Hamas, à Gaza, le 28 novembre 2023. (Crédit : Capture d'écran)
    Mia Leimberg, 17 ans, alors qu'elle est transférée à la Croix-Rouge dans le cadre d'un accord d'échange d'otages entre Israël et le Hamas, à Gaza, le 28 novembre 2023. (Crédit : Capture d'écran)
  • De gauche à droite : le sergent d'état-major Tomer Yaakov Ahimas, le sergent Kiril Brodski et le sergent Shaked Dahan, déclarés morts. (Autorisation)
    De gauche à droite : le sergent d'état-major Tomer Yaakov Ahimas, le sergent Kiril Brodski et le sergent Shaked Dahan, déclarés morts. (Autorisation)
  • Le Premier ministre Benjamin Netanyahu s'entretient au téléphone avec le chef du Mossad, David Barnea, à Doha, au Qatar, le 28 novembre 2023. Le chef d'état-major Tzachi Braverman, à l'extrême gauche, le chef du Conseil de sécurité nationale Tzachi Hanegbi, au centre, et le secrétaire militaire, le général de division Avi Gil, participent également à l'appel. (Crédit : Haim Zach/GPO)
    Le Premier ministre Benjamin Netanyahu s'entretient au téléphone avec le chef du Mossad, David Barnea, à Doha, au Qatar, le 28 novembre 2023. Le chef d'état-major Tzachi Braverman, à l'extrême gauche, le chef du Conseil de sécurité nationale Tzachi Hanegbi, au centre, et le secrétaire militaire, le général de division Avi Gil, participent également à l'appel. (Crédit : Haim Zach/GPO)
  • Le chef d'état-major de Tsahal Herzi Halevi (au centre) rencontre les chefs des municipalités du nord, le 28 novembre 2023 (Crédit : Armée israélienne)
    Le chef d'état-major de Tsahal Herzi Halevi (au centre) rencontre les chefs des municipalités du nord, le 28 novembre 2023 (Crédit : Armée israélienne)
  • Yaffa Adar salue et remercie le personnel médical du centre médical Wolfson alors qu'elle quitte l'hôpital, le 28 novembre 2023. Adar, grand-mère de 85 ans, a été enlevée par le Hamas le 7 octobre et été libérée le 24 novembre. (Crédit : Centre médical Wolfson)
    Yaffa Adar salue et remercie le personnel médical du centre médical Wolfson alors qu'elle quitte l'hôpital, le 28 novembre 2023. Adar, grand-mère de 85 ans, a été enlevée par le Hamas le 7 octobre et été libérée le 24 novembre. (Crédit : Centre médical Wolfson)
  • Fresque murale dans le quartier de Florentine, dans le sud de Tel-Aviv, demandant la libération des otages israéliens du Hamas à Gaza, le 28 novembre 2023. (Crédit : Miriam Alster/FLASH90)
    Fresque murale dans le quartier de Florentine, dans le sud de Tel-Aviv, demandant la libération des otages israéliens du Hamas à Gaza, le 28 novembre 2023. (Crédit : Miriam Alster/FLASH90)
  • Des Palestiniens parmi des décombres de bâtiments détruits à Gaza City, le 28 novembre 2023. (Crédit : AP/Adel Hana)
    Des Palestiniens parmi des décombres de bâtiments détruits à Gaza City, le 28 novembre 2023. (Crédit : AP/Adel Hana)
  • Des soldats israéliens passent devant des bâtiments détruits, le long de la route Salaheddine qui relie le nord de la bande de Gaza au sud dans le quartier de Zeitoun, à la périphérie de la ville de Gaza, le 28 novembre 2023. (Crédit : Mahmoud Hams/ AFP)
    Des soldats israéliens passent devant des bâtiments détruits, le long de la route Salaheddine qui relie le nord de la bande de Gaza au sud dans le quartier de Zeitoun, à la périphérie de la ville de Gaza, le 28 novembre 2023. (Crédit : Mahmoud Hams/ AFP)

Ex-otages : Chaque jour, « l’enfer » pour les otages âgés sans leur traitement

Un rassemblement en faveur de la libération de tous les otages de Gaza, sur la Place des Otages à Tel Aviv, le 9 décembre 2023. Sur la banderole, on peut lire : « Pas de victoire tant que le dernier otage ne sera pas libéré. » (Crédit : Aviv Atlas )
Un rassemblement en faveur de la libération de tous les otages de Gaza, sur la Place des Otages à Tel Aviv, le 9 décembre 2023. Sur la banderole, on peut lire : « Pas de victoire tant que le dernier otage ne sera pas libéré. » (Crédit : Aviv Atlas )

L’ex-otage Adina Moshe, 72 ans, a dit dans une vidéo produite par l’organisation Bring Them Home Now qu’elle avait laissé à Gaza ses bons amis du kibboutz Nir Oz, tous âgés, malades et sans leur traitement.

« Quand j’étais là-bas, la situation alimentaire s’est détériorée. Nous avons fini par ne manger que du riz », a-t-elle expliqué, implorant Israël de tout faire pour obtenir la libération des otages restants. Tant qu’il n’en sera pas ainsi, « je ne pourrai pas m’en remettre. »

Dans une autre vidéo, Maya Regev (21 ans) et son frère Itay (18 ans) ont dit que chaque jour en captivité « est comme un jour en enfer – la peur omniprésente, le manque de sommeil, le manque d’information, c’est tout simplement effrayant ».

Ils ont ajouté que chaque jour avait duré « une éternité », que leur famille leur avait manqué, qu’ils avaient eu faim et que les conditions de vie avaient été difficiles.

L’orpheline et ex-otage du Hamas Avigail Idan, 4 ans, est sortie de l’hôpital

Les premières heures d'Avigail Idan en compagnie de sa famille : sa tante Liron, son oncle Zuli, ses grands-parents Shlomit et Eitan, à l'hôpital pour enfants Schneider le 27 novembre 2023. (Crédit : Hôpital Schneider)
Les premières heures d'Avigail Idan en compagnie de sa famille : sa tante Liron, son oncle Zuli, ses grands-parents Shlomit et Eitan, à l'hôpital pour enfants Schneider le 27 novembre 2023. (Crédit : Hôpital Schneider)

Avigail Idan, 4 ans, une citoyenne américano-israélienne kidnappée au kibboutz Kfar Aza le 7 octobre, est sortie de l’hôpital deux jours après son retour en Israël.

Ses parents ont été assassinés par les terroristes du Hamas lors de l’attaque du mois dernier. Elle a ensuite été enlevée alors qu’elle se cachait avec quatre voisins, qui ont également été libérés.

Idan, détenue par le Hamas pendant 52 jours, restera avec la famille de sa tante.

Les ex-otages arrivent à l’hôpital où ils vont être soignés et retrouver leurs proches

Un hélicoptère israélien transportant des otages récemment libérés, détenus depuis les attaques du Hamas le 7 octobre, atterrissant devant l'hôpital Sheba de Ramat Gan, au nord de Tel Aviv, le 28 novembre 2023. (Crédit : Jack Guez/AFP)
Un hélicoptère israélien transportant des otages récemment libérés, détenus depuis les attaques du Hamas le 7 octobre, atterrissant devant l'hôpital Sheba de Ramat Gan, au nord de Tel Aviv, le 28 novembre 2023. (Crédit : Jack Guez/AFP)

Les 10 otages israéliens libérés de Gaza après 53 jours de captivité sont arrivés à l’hôpital Sheba et à l’hôpital Ichilov de Tel Aviv pour y être soignés.

Huit Israéliennes – parmi lesquelles six personnes âgées en plus d’une mère et sa fille âgée de 17 ans – ont été libérées ce soir, sans oublier deux ressortissants thaïlandais, dans le cadre d’un autre accord.

L’adolescente et sept de ces femmes se trouvent désormais au centre hospitalier Sheba et deux autres femmes, à l’hôpital Ichilov de Tel Aviv, où elles ont toutes retrouvé leurs proches.

Les deux ressortissants thaïlandais ont été pris en charge à l’hôpital Assaf Harofeh (également connu sous le nom d’hôpital Shamir).

Très unie, la communauté israélo-argentine est « soulagée » du retour des otages

Dans le sens des aiguilles d'une montre : Clara Marman, Gabriela Leimberg et Mia Leimberg, kidnappées par le Hamas au kibboutz Nir Yitzhak le 7 octobre 2023, et libérées le 28 novembre 2023. (Autorisation)
Dans le sens des aiguilles d'une montre : Clara Marman, Gabriela Leimberg et Mia Leimberg, kidnappées par le Hamas au kibboutz Nir Yitzhak le 7 octobre 2023, et libérées le 28 novembre 2023. (Autorisation)

La libération, mardi, de 10 otages israéliens séquestrés à Gaza a apporté un soulagement tout particulier à la communauté très unie des Juifs argentins en Israël, a déclaré leur représentant, rappelant que quatre ex-otages sont originaires de ce pays d’Amérique latine.

« Comme tout le reste d’Israël, nous poussons un timide soupir de soulagement suite à cette libération, mais demeurons inquiets pour les otages qui restent et le risque terroriste posé par les 30 prisonniers qu’Israël a libérés en échange des otages », a expliqué Mario Lev, président de l’association OLEI des immigrants hispanophones en Israël.

Les quatre Argentins libérés mardi, tous enlevés par des terroristes du Hamas à Nir Oz, le 7 octobre dernier, sont Ofelia Roitman, Clara Marman, Gabriela Leimberg et sa fille Mia, âgée de 17 ans.

Lundi, cinq ressortissants argentins au moins figuraient parmi les 11 Israéliens libérés.

Parmi les otages encore à Gaza, une trentaine sont originaires d’Amérique latine, a précisé Mario Lev au Times of Israël.

« Ce n’est pas une coïncidence : de nombreux kibboutzim du nord du Neguev ont été créés par des immigrants d’Argentine et d’Amérique latine ou représentent une part importante de la communauté ».

Pour les Argentins du baby-boom, « la communauté est incroyablement soudée parce que nous sommes tous allés en même temps dans les mouvements de jeunesse sionistes », explique Lev, 77 ans. « Nous nous connaissons tous très bien. C’est pourquoi la question des otages a particulièrement blessé notre communauté, et c’est pourquoi c’est un tel soulagement aujourd’hui. »

Les ex-otages en route vers l’hôpital pour y retrouver leurs proches

Mia Leimberg, 17 ans, alors qu'elle est transférée à la Croix-Rouge dans le cadre d'un accord d'échange d'otages entre Israël et le Hamas, à Gaza, le 28 novembre 2023. (Crédit : Capture d'écran)
Mia Leimberg, 17 ans, alors qu'elle est transférée à la Croix-Rouge dans le cadre d'un accord d'échange d'otages entre Israël et le Hamas, à Gaza, le 28 novembre 2023. (Crédit : Capture d'écran)

L’armée a déclaré par voie de communiqué que les 12 otages libérés avaient été vus par des médecins, à un point de rendez-vous dans le sud d’Israël, et se trouvaient maintenant à bord d’hélicoptères, en route vers des hôpitaux où ils vont retrouver leurs proches.

Les ministères de la Santé et des Affaires étrangères ont déclaré dans des communiqués distincts que deux ressortissants thaïlandais libérés étaient pris en charge à l’hôpital Shamir-Assaf Harofeh, dans le centre d’Israël.

Le ministère de la Santé a fait savoir que les hôpitaux Ichilov et Sheba accueillaient également des otages libérés mardi.

Une photo publiée par le gouvernement montre les ex-otages Mia et Gabriela Lemberg, avec leur chienne Buffy, au téléphone avec leurs proches dans les locaux du point de rendez-vous de l’armée où les ex-otages ont été examinés.

Netanyahu réunit son cabinet de sécurité, Gallant se tourne vers la reconstruction du Sud

Le ministre de la Défense Yoav Gallant s'adressant aux troupes, dans le sud d'Israël, le 27 novembre 2023. (Crédit : Ariel Hermoni/Ministère de la Défense)
Le ministre de la Défense Yoav Gallant s'adressant aux troupes, dans le sud d'Israël, le 27 novembre 2023. (Crédit : Ariel Hermoni/Ministère de la Défense)

Au moment-même où son chef de l’espionnage tenait des réunions de haut niveau, au Qatar, dans l’espoir de proroger la trêve avec le groupe terroriste du Hamas au-delà de la date butoir de jeudi matin, le Premier ministre Benjamin Netanyahu réunissait son cabinet de sécurité à Tel-Aviv, officiellement pour évoquer les négociations diplomatiques ou la reprise des combats.

Le service du Premier ministre a confirmé la réunion dans un communiqué des plus laconiques.

Peu de temps avant, le ministre de la Défense, Yoav Gallant, avait fait savoir à la haute hiérarchie militaire que les soldats resteraient à Gaza aussi longtemps que nécessaire pour rétablir la sécurité des Israéliens du sud d’Israël, avec des plans pour un possible retour des communautés limitrophes de Gaza.

Lors de la réunion, Gallant a déclaré que les premières communautés réhabilitées seraient celles situées en regard du nord de la bande de Gaza, à au moins 4 kilomètres.

« Une fois que l’armée israélienne sera intervenue dans le nord de Gaza, cela changera tout et rendra tout ceci possible », a-t-il déclaré, selon un compte rendu de son cabinet. « Rapidement, nous travaillerons sur d’autres communautés, pour en faire de meilleurs endroits et permettre aux habitants de rentrer. Tout cela sous l’entière protection de Tsahal et du gouvernement israélien. »

« Nous sommes bien déterminés à rester à Gaza et faire tout ce qu’il faut pour permettre le retour de ces communautés. La mission ne sera pas terminée tant que nous n’aurons pas réglé le problème appelé Hamas. »

Deux Palestiniens tués par l’armée israélienne en Cisjordanie

Deux adolescents palestiniens ont été tués lors de heurts avec l’armée israélienne mardi en Cisjordanie, rapporte le ministère de la Santé de l’Autorité palestinienne.

Amir Wahdan, âgé de 14 ans, a été tué à Toubas, dans le nord de la Cisjordanie et Malik Deghreh, âgé de 17 ans, près de Ramallah, où siège l’Autorité palestinienne.

Des témoins ont raconté à l’AFP que des heurts avaient éclaté à Toubas : des jeunes jetaient des pierres sur des véhicules de l’armée israélienne et des soldats ont répondu en ouvrant le feu.

L’armée israélienne a expliqué être venue « arrêter deux suspects recherchés ». « Des hommes armés ont tiré sur les forces de sécurité qui ont répliqué à balles réelles », a-t-elle ajouté.

Près de Ramallah, l’armée israélienne a pénétré dans un village pour mener des perquisitions, ce qui a, là aussi, provoqué des heurts, ont rapporté des témoins, assurant que l’adolescent tué avait été touché par quatre balles.

Dans la nuit de lundi à mardi déjà, un jeune Palestinien avait été tué par des balles israéliennes à Beitunia, village situé entre la prison israélienne d’Ofer et Ramallah.

Depuis vendredi, tous les soirs, des dizaines de jeunes se massent à Beitunia pour accueillir les prisonniers palestiniens, incarcérés pour atteinte à la sécurité nationale, libérés chaque jour dans le cadre de l’accord permettant la libération d’otages israéliens innocents enlevés par le Hamas à Gaza.

L’armée israélienne, elle, affirme être « entrée à Beitunia pour empêcher toute émeute ». Alors que ses soldats approchaient, « des assaillants ont lancé des bombes artisanales et des cocktails Molotov en mettant le feu à des ordures sur la route », ajoute-t-elle. « Les forces ont répliqué en ouvrant le feu ».

Ben Gvir menace de démanteler le gouvernement si la guerre ne reprend pas

Le ministre de la Sécurité nationale, Itamar Ben Gvir, menace de faire tomber le gouvernement si Israël ne relance pas sa guerre avec le Hamas, actuellement en pause négociée.

« Arrêter la guerre = faire éclater le gouvernement », menace-t-il dans une déclaration.

Le parti Otzma Yehudit de Ben Gvir détient six sièges dans la coalition et compte trois ministres au cabinet.

En supposant le maintien du soutien du parti HaMahane HaMalahti de Benny Gantz, le gouvernement du Premier ministre Benjamin Netanyahu survivrait à une défection de Ben Gvir.

Le service pénitentiaire annonce la libération de 30 détenus palestiniens

Le service pénitentiaire israélien confirme avoir facilité la libération de 30 détenus palestiniens, dans le cadre de l’accord visant à libérer des civils israéliens innocents retenus en otage à Gaza.

Selon le Qatar, la liste comprend 15 femmes et 15 mineurs.

Le Jihad islamique apparaît comme complice de Hamas lors de la libération des otages

Des membres armés du groupe terroriste Jihad islamique accompagnaient les otages jusqu'à un point de rencontre avec la Croix-Rouge, aux côtés des terroristes du Hamas, à Rafah, dans le sud de la bande de Gaza, le 28 novembre 2023. (Crédit : AFP)
Des membres armés du groupe terroriste Jihad islamique accompagnaient les otages jusqu'à un point de rencontre avec la Croix-Rouge, aux côtés des terroristes du Hamas, à Rafah, dans le sud de la bande de Gaza, le 28 novembre 2023. (Crédit : AFP)

Aux côtés des terroristes du Hamas accompagnant les otages jusqu’à un point de rencontre avec la Croix-Rouge se trouvent des membres armés du groupe terroriste du Jihad islamique.

Bien que plus petit que le Hamas, le groupe terroriste du Jihad islamique, qui exerce une influence considérable dans la bande de Gaza, est soupçonné d’avoir retenu en otage plusieurs Israéliens enlevés le 7 octobre.

Cependant, il n’a pas été présent visiblement lors des précédentes remises d’otages à la Croix-Rouge en vue de leur transfert vers Israël.

 

Les otages libérés sont arrivés en Israël et suivent une évaluation médicale

L’armée israélienne a indiqué que les 12 otages – 10 Israéliens et 2 ressortissants thaïlandais – libérés de la captivité du Hamas dans la bande de Gaza se trouvaient désormais en territoire israélien, escortés par des forces spéciales et des membres de l’agence de sécurité Shin Bet.

« Après qu’ils auront subi une première évaluation médicale de leur état de santé, nos forces les accompagneront jusqu’à ce qu’ils retrouvent leur famille », a indiqué l’armée israélienne.

L’armée israélienne demande au public de « faire preuve de patience et de sensibilité pendant cette période par respect pour les otages libérés et leurs familles ».

La Croix-Rouge rapporte que les otages ont été transférés avec succès

Des membres du Hamas et du Jihad islamique accompagnent une otage nouvellement libérée avant de la remettre à la Croix-Rouge à Rafah, dans le sud de la bande de Gaza, le 28 novembre 2023. (Crédit : SAID KHATIB / AFP)
Des membres du Hamas et du Jihad islamique accompagnent une otage nouvellement libérée avant de la remettre à la Croix-Rouge à Rafah, dans le sud de la bande de Gaza, le 28 novembre 2023. (Crédit : SAID KHATIB / AFP)

La Croix-Rouge a annoncé que son personnel avait bien récupéré 12 otages libérés par le Hamas à Gaza.

« Nous avons pu mener à bien cette opération grâce à notre rôle d’intermédiaire neutre », a tweeté la Croix-Rouge.

Des images montrent certains des otages être transférés à la Croix-Rouge alors que la foule siffle.

Deux Thaïlandais libérés aux côtés de 10 Israéliennes

Un communiqué du bureau du Premier ministre Benjamin Netanyahu a indiqué que les deux non-Israéliens libérés par le Hamas ce mardi soir étaient des ressortissants thaïlandais.

Leurs noms n’ont pas été donnés. Le Premier ministre thaïlandais a déclaré plus tôt cette semaine qu’il pensait que 15 citoyens thaïlandais étaient toujours retenus en otage à Gaza.

Le bureau de Netanyahu a également confirmé la liste des captifs israéliens libérés, neuf femmes âgées et une adolescente, et a réitéré son engagement à ce que tous les otages soient libérés.

Les otages libérés se dirigent vers Israël via l’Egypte

L’armée israélienne a affirmé que les 12 otages – 10 Israéliennes et deux étrangers – avaient été transférés par la Croix-Rouge en Égypte via le terminal de Rafah.

Ils seront amenés à un point de rendez-vous où les forces israéliennes vérifieront leur identité, avant de les faire rentrer en Israël via le passage de Kerem Shalom, a indiqué l’armée israélienne.

« Les familles des otages ont été informées par les représentants de Tsahal des dernières informations disponibles », a indiqué Tsahal.

La liste des 10 otages israéliennes libérées ce mardi soir

Les otages israéliennes libérées le 28 novembre 2023 : en haut, de gauche à droite : Ditza Heiman, Tamar Metzger, Noralin Babadila Agojo, Ada Sagi, Meirav Tal ; en bas : Rimon Kirsht, Ofelia Roitman, Gabriela Leimberg et sa fille Mia, Clara Marman. (Autorisation ; image combinée : Times of Israel)
Les otages israéliennes libérées le 28 novembre 2023 : en haut, de gauche à droite : Ditza Heiman, Tamar Metzger, Noralin Babadila Agojo, Ada Sagi, Meirav Tal ; en bas : Rimon Kirsht, Ofelia Roitman, Gabriela Leimberg et sa fille Mia, Clara Marman. (Autorisation ; image combinée : Times of Israel)

Les dix otages israéliennes libérées de Gaza dans la soirée du 28 novembre 2023 sont :

Ditza Heiman, 84 ans, du kibboutz Nir Oz, mère de quatre enfants, belle-mère de trois enfants, grand-mère de 20 enfants et arrière-grand-mère de cinq enfants.

Tamar (Tami) Metzger, 78 ans, du kibboutz Nir Oz. Son mari, Yoram Metzger, 80 ans, est toujours otage à Gaza.

Ada Sagi, 75 ans, du kibboutz Nir Oz. Mère de trois enfants, elle a appris l’arabe pour se lier d’amitié avec ses voisins et a ensuite enseigné cette langue à d’autres afin d’améliorer la communication avec les Palestiniens qui vivent à la frontière sud-est de la bande de Gaza.

Noralin Babadila Agojo, née aux Philippines, également connue sous le nom de Nora ou Natalie, 60 ans. Elle a été emmenée du kibboutz Nirim le 7 octobre et son mari, né en Israël, Gideon Babani, a été tué. Le couple vivait dans la ville centrale de Yehud et rendait visite à des amis au kibboutz.

Rimon Kirsht Buchshtav, 36 ans, également du kibboutz Nirim. Son mari, Yagev Buchshtav, 34 ans, est toujours otage à Gaza.

Mia Leimberg, 17 ans, sa mère, Gabriela Leimberg, 59 ans, et Clara Marman, 62 ans, membre de la famille. Elles ont été emmenées depuis le kibboutz Nir Yitzhak le 7 octobre.

Ofelia Roitman, 77 ans, née en Argentine, du kibboutz Nir Oz.

Meirav Tal, 54 ans, du kibboutz Nir Oz. Elle a été prise en otage avec son partenaire Yair Yaakov, 59 ans, père des frères Or Yaakov, 16 ans, et Yagil Yaakov, 13 ans, qui ont été libérés lundi.

Israël et le Qatar confirment la libération de 10 Israéliens et de 2 étrangers

L’armée israélienne a confirmé que le Hamas avait remis 12 otages à la Croix-Rouge pour qu’ils soient transférés en Israël.

« D’après les informations reçues de la Croix-Rouge, 12 otages – dont 10 Israéliens et 2 ressortissants étrangers – sont en route vers le territoire israélien », a indiqué l’armée israélienne dans un bref communiqué.

Le porte-parole du ministère qatari des Affaires étrangères a lui aussi confirmé que 10 otages israéliens avaient été transférés par le Hamas à la Croix-Rouge.

Parmi les otages israéliens libérés figurent neuf femmes et un enfant.

L’un des otages israéliens libérés a la double nationalité autrichienne et deux autres ont la double nationalité argentine. L’un serait originaire des Philippines.

En échange des otages, 30 prisonniers palestiniens doivent être libérés par Israël plus tard dans la soirée.

Un premier avion d’aide américaine à Gaza arrive en Egypte

Le premier des trois vols de secours militaires américains prévus transportant de la nourriture, des fournitures médicales et des équipements d’hiver a atterri en Égypte, alors que Washington intensifie son aide humanitaire à la bande de Gaza.

L’avion C-17 de l’Air Force a atterri en Égypte avec 24,5 tonnes de fournitures médicales et de nourriture, a indiqué l’Agence américaine pour le développement international.

« Avec 1,7 million de personnes déplacées à l’intérieur du pays et 2,2 millions ayant besoin d’une aide humanitaire, une augmentation des fournitures humanitaires est essentielle pour sauver des vies et soulager les souffrances des plus vulnérables », a déclaré l’USAID dans un communiqué.

Les Nations unies achemineront l’aide de la région égyptienne du Nord-Sinaï, qui borde la bande de Gaza dirigée par le Hamas, vers le territoire palestinien, ont indiqué des responsables américains.

Deux autres avions arriveront dans les prochains jours, ont-ils indiqué.

« Les mouvements d’aide au cours des quatre ou cinq derniers jours ont été si importants en termes de volume qu’un remplacement… est maintenant nécessaire et ces avions font partie de ce remplacement », a déclaré lundi un haut responsable américain aux journalistes lors d’un appel sous embargo.

Netanyahu et Gantz font des déclarations sur les otages restants

Alors que le Qatar a fait état de négociations sur un nouvel élargissement des accords de libération d’otages, le Premier ministre Benjamin Netanyahu et le ministre du cabinet de guerre Benny Gantz ont publié des déclarations insistant sur le fait que tous les otages devaient et seront restitués, sans entrer dans les détails.

« Jusqu’à présent, nous avons libéré 74 otages, dont 50 enfants et femmes dans le cadre initial de l’accord », a déclaré Netanyahu dans un clip vidéo tourné plus tôt dans la journée. « Nous sommes déterminés à aller au bout – à libérer tous nos otages, femmes et enfants. Et après, tous, sans exception. »

Le ministre du cabinet de guerre, Benny Gantz, a également déclaré dans une vidéo : « Nous sommes au milieu de jours au cours desquels nous agissons pour rendre tous les otages, femmes et hommes, qu’il est possible de libérer de captivité. Et nous continuerons à utiliser tous les moyens possibles pour que tous puissent rentrer chez eux. Après le cessez-le-feu, les tirs reprendront. L’ensemble du cabinet de guerre est unanime sur cette position. Il n’y a pas d’autre option. »

Une photo montre l’adolescente Mia Lemberg être libérée par le Hamas

Une photo montre Mia Lemberg, une jeune fille de 17 ans de Jérusalem, être libérée de sa captivité par le Hamas.

On peut voir Lemberg sur la photo tenant un chien, entourée d’hommes armés masqués et d’une grande foule de spectateurs.

Des rumeurs sur des efforts visant à prolonger la trêve

Une source diplomatique de haut rang a déclaré au site d’information Ynet que les négociations sur la prolongation de la trêve temporaire à Gaza n’avaient pas inclus l’examen de propositions visant à prolonger la pause au-delà de 10 jours, mais indique qu’Israël pourrait être ouvert à cette idée.

« S’il y a une proposition concrète, le cabinet l’examinera, mais rien de tel n’a encore été fait. Si nous constatons qu’il s’agit d’une proposition sérieuse, nous l’examinerons », a-t-elle dit.

La trêve en est actuellement à son cinquième jour et devrait être prolongée d’un sixième.

La source a également indiqué que l’objectif principal d’Israël, à savoir renverser le pouvoir du Hamas, n’avait pas changé.

La Douzième chaîne a rapporté qu’Israël devrait se voir présenter une proposition visant à libérer tous les otages en échange de tous les prisonniers palestiniens et de la fin de la guerre, une offre que Jérusalem rejetterait.

La Treizième chaîne a rapporté qu’Israël pourrait souhaiter prolonger l’accord de trêve actuel pour faire sortir au moins 30 otages supplémentaires.

Une vidéo montre une camionnette censée retenir des otages traversant Gaza

Une vidéo provenant du sud de Gaza montre un défilé de trois camionnettes et fourgons blancs traversant les rues sous les yeux des passants.

Les véhicules, dont certains comptent plusieurs hommes armés accrochés sur les côtés, devraient contenir certains des otages qui devraient être libérés par le Hamas dans les prochaines heures, selon les médias.

La véracité des images ne peut pas être vérifiée dans l’immédiat.

Les images ne permettent pas de savoir si les véhicules se rendent à un point de rendez-vous de la Croix-Rouge ou à un autre endroit.

Un navire-hôpital français accoste au large du Sinaï avec 40 lits

Le président français Emmanuel Macron, à gauche, au garde-à-vous sur le pont du porte-hélicoptères amphibie Dixmude amarré à la base navale française de Toulon, dans le sud de la France, le 9 novembre 2022. (Crédit : Eric Gaillard, Pool via AP)
Le président français Emmanuel Macron, à gauche, au garde-à-vous sur le pont du porte-hélicoptères amphibie Dixmude amarré à la base navale française de Toulon, dans le sud de la France, le 9 novembre 2022. (Crédit : Eric Gaillard, Pool via AP)

Un navire envoyé par la France a accosté au large d’El Arish, dans le nord du Sinaï égyptien, et servira d’hôpital flottant pour les civils palestiniens blessés lors de la guerre entre Israël et le Hamas dans la bande de Gaza adjacente, a annoncé le président français Emmanuel Macron.

Le navire Dixmude contient 40 lits d’hôpitaux, ajoutant 10 % à la capacité des services hospitaliers installés dans le nord du désert du Sinaï, à la frontière de Gaza, a déclaré un diplomate français au Times of Israel.

Le navire est équipé d’une aire d’atterrissage pour hélicoptères afin de permettre le transfert rapide des patients du terminal égyptien de Rafah vers le navire. Les dégâts causés par les combats à Gaza ont rendu impossible l’amarrage de grands navires au large de la bande.

Le Dixmude devrait être opérationnel dans les heures ou les jours à venir, a précisé le diplomate français, ajoutant que Paris coordonnait les efforts avec les responsables égyptiens et les agences humanitaires sur le terrain.

L’équipe médicale sera composée de médecins du ministère français de la Défense ainsi que de sa réserve sanitaire civile, déployée pour la première fois à l’étranger, a précisé le diplomate.

Israël fait pression pour la création d’hôpitaux de campagne et d’autres alternatives aux centres médicaux existants à Gaza, affirmant que le Hamas exploitait des centres de commandement sous ces centres.

L’Organisation mondiale de la santé a affirmé qu’il y avait actuellement 30 000 Palestiniens blessés à Gaza, sur la base des chiffres fournis par les autorités sanitaires contrôlées par le Hamas.

Paris se prépare également à rapatrier en France une cinquantaine de Gazaouis blessés afin qu’ils y soient soignés, a indiqué le diplomate.

La France a hésité à appeler à un cessez-le-feu complet, soutenant le droit d’Israël à se défendre contre le Hamas. Toutefois, un cessez-le-feu reste l’objectif ultime, a affirmé le diplomate français.

La mère d’un soldat déclaré mort : « Ils ne m’ont même pas rendu ta dépouille »

Des soldats israéliens placent des drapeaux israéliens sur les tombes de soldats morts au combat au cimetière militaire du Mont Herzl à Jérusalem, le 11 avril 2021. (Crédit : Yonatan Sindel/Flash90)
Des soldats israéliens placent des drapeaux israéliens sur les tombes de soldats morts au combat au cimetière militaire du Mont Herzl à Jérusalem, le 11 avril 2021. (Crédit : Yonatan Sindel/Flash90)

La mère du sergent Shaked Dahan, porté disparu depuis le 7 octobre et que l’armée a déclaré mort mardi avec deux autres personnes, a écrit sur Facebook qu’elle n’observerait pas la traditionnelle période de deuil juif de sept jours tant que le corps de son fils ne lui serait pas rendu.

« J’ai fait pour toi ce que j’avais à faire en tant que mère. J’ai réussi à te garder en sécurité et à te protéger », a écrit Sigalit Gal. « Mais tu m’as été enlevé pour toujours. Ils t’ont emmené et n’ont pas pris la peine de te rendre, pas même ton corps. »

« Ils ne respectent rien, ils ne respectent pas la famille et certainement pas l’État », a-t-elle ajouté. « J’ai décidé que je ne ferai pas shiva tant que ta dépouille ne me serait pas rendue. »

Ce mardi, l’armée a annoncé que le sergent-major Tomer Yaakov Ahimas, 20 ans, le sergent Kiril Brodski, 19 ans, et Dahan, 19 ans, un temps considérés otages, étaient « morts au combat et leur dépouille, séquestrée par un groupe terroriste ».

Le grand rabbin de l’armée a déclaré le décès au vu de plusieurs éléments recueillis par l’armée israélienne.

Des médias indiquent que des otages ont été remis au CICR

Le Hamas aurait remis un cinquième groupe d’otages au Comité international de la Croix-Rouge dans le cadre du processus de libération, a rapporté le Wall Street Journal, citant des responsables égyptiens anonymes.

Il n’y a encore eu aucune déclaration officielle sur un transfert en cours.

Yaffa Adar, 85 ans, otage emblématique libérée, sort de l’hôpital sous les applaudissements

Yaffa Adar salue et remercie le personnel médical du centre médical Wolfson alors qu'elle quitte l'hôpital, le 28 novembre 2023. Adar, grand-mère de 85 ans, a été enlevée par le Hamas le 7 octobre et été libérée le 24 novembre. (Crédit : Centre médical Wolfson)
Yaffa Adar salue et remercie le personnel médical du centre médical Wolfson alors qu'elle quitte l'hôpital, le 28 novembre 2023. Adar, grand-mère de 85 ans, a été enlevée par le Hamas le 7 octobre et été libérée le 24 novembre. (Crédit : Centre médical Wolfson)

Le centre médical Wolfson à Holon a publié des photos et une vidéo de Yaffa Adar, 85 ans, sortant de l’hôpital plus tôt cet après-midi.

On la voit marcher, l’air heureuse et remarquablement forte, une main posée sur un déambulateur, lui permettant une aide mineure.

Adar salue la foule, envoie des baisers et embrasse le personnel médical, dans des scènes de célébration alors qu’elle quitte l’hôpital.

Adar, dont les trois enfants lui ont donné huit petits-enfants et sept arrière-petits-enfants, avait été enlevée par le Hamas le 7 octobre et libérée le 24 novembre.

Elle est devenue une icône de dignité et de force après que des images ont été diffusées la montrant sereine alors que des terroristes extatiques, qui venaient de perpétrer un massacre dans son kibboutz de Nir Oz le 7 octobre, l’emmenaient en captivité sur une voiturette électrique, et plus tard dans une voiture à l’intérieur de Gaza.

Des terroristes palestiniens enlevant une civile israélienne, au centre, identifiée plus tard comme étant Yaffa Adar, âgée de 85 ans, du kibboutz Nir Oz pour la conduire dans la bande de Gaza, le 7 octobre 2023. (Crédit : Hatem Ali/AP Photo)

Tamir Adar, l’un de ses petits-enfants, serait retenu en otage à Gaza. L’homme de 38 ans aurait été fait prisonnier alors qu’il défendait Nir Oz.

Yaffa Adar retrouve sa famille après avoir été libérée de Gaza, le 24 novembre 2023. (Autorisation)

La Turquie annonce vouloir installer des hôpitaux militaires à Gaza

Le ministre turc de la Santé, Fahrettin Koca, a déclaré sur X que son pays espérait bientôt mettre en place des hôpitaux de campagne et commencer à fournir des services de santé à Gaza.

Début du processus de libération d’un cinquième groupe d’otages — 13e chaine

Le processus de transfert des 10 otages qui doivent être libérés mardi aurait commencé à Gaza, a rapporté la Treizième chaîne. Les otages libérés pourraient ainsi être remis à Israël d’ici une heure.

Greta Thunberg critiquée pour avoir scandé « Ecrasons le sionisme »

La militante écologiste Greta Thunberg, à gauche, est avec l'Afghane Sahar Shirzad, lors d'un rassemblement à Amsterdam, le 12 novembre 2023. (Crédit : AP Photo/Peter Dejong)
La militante écologiste Greta Thunberg, à gauche, est avec l'Afghane Sahar Shirzad, lors d'un rassemblement à Amsterdam, le 12 novembre 2023. (Crédit : AP Photo/Peter Dejong)

Des images montrant la militante pour le climat Greta Thunberg scandant « Écrasons le sionisme » lors d’un récent rassemblement pro-palestinien en Suède suscitent des critiques sévères à son encontre de la part d’éminents écologistes juifs.

Les actions de Thunberg, que beaucoup considèrent comme un symbole du mouvement écologiste, reflètent la façon dont « de grandes parties de la ‘gauche’ ou des ‘progressistes’ ont été intellectuellement manipulées par un antisionisme naïf, déformé et franchement sectaire », a déclaré mardi Nigel Savage, un militant écologiste né au Royaume-Uni et fondateur de l’organisation environnementale juive à but non lucratif Hazon, au Times of Israël.

Savage, dont le groupe basé à Jérusalem a été créé en 2000 et organise des balades à vélo axées sur l’environnement à New York, ajoute : « C’est le microcosme d’un problème bien plus important et bien plus grand. C’est triste et inquiétant. »

Thunberg n’a pas immédiatement répondu à des tentatives visant à obtenir une réaction.

Alon Tal, ancien législateur israélien et éminent scientifique en études environnementales, affirme que Thunberg a joué « un rôle historique dans la sensibilisation mondiale au changement climatique », mais qu’elle a « abusé de sa stature pour promouvoir des positions racistes et violentes ».

Suédoise de 20 ans qui a abandonné l’école en 2018 pour poursuivre sa carrière d’activiste à plein temps contre ce qu’elle prévient être une crise imminente liée au climat, Thunberg est une fervente partisane des Palestiniens et a publié des photos d’elle avec des pancartes en soutien de Gaza, sur lesquelles on pouvait lire : « Stop à l’Holocauste » et « Juifs pour la libération de la Palestine ».

Le Programme alimentaire mondial de l’ONU affirme que l’aide apportée à Gaza en 6 jours ne sera pas suffisante

Des Palestiniens parmi des décombres de bâtiments détruits à Gaza City, le 28 novembre 2023. (Crédit : AP/Adel Hana)
Des Palestiniens parmi des décombres de bâtiments détruits à Gaza City, le 28 novembre 2023. (Crédit : AP/Adel Hana)

La population de Gaza risque la famine si l’approvisionnement alimentaire humanitaire ne se poursuit pas, a prévenu le Programme alimentaire mondial de l’ONU.

Six jours « ne suffisent pas pour avoir un impact significatif », a dit l’agence, appelant à un « approvisionnement ininterrompu et régulier » de nourriture à Gaza.

L’agence affirme avoir livré de la nourriture à 121 161 personnes à Gaza depuis vendredi, date du début de la trêve de quatre jours entre Israël et le Hamas. La trêve a été prolongée de deux jours mardi.

« Grâce à la pause, nos équipes ont été en action sur le terrain, pénétrant dans des zones que nous n’avions pas atteintes depuis longtemps. Ce que nous voyons est catastrophique », a déclaré Corinne Fleischer, directrice du Programme alimentaire mondial pour le Moyen-Orient.

Le Programme alimentaire mondial estime qu’il est « très probable que la population de Gaza, en particulier les femmes et les enfants, soit exposée à un risque élevé de famine si le Programme n’est pas en mesure de garantir un accès continu à la nourriture ».

Le prochain groupe d’otages « attendu ce soir », dit le bureau de Netanyahu, alors que le chef du Mossad est au Qatar

Le Premier ministre Benjamin Netanyahu et ses adjoints s'entretiennent avec le chef du Mossad David Barnea, qui se trouve au Qatar, le 28 novembre 2023. (Crédit : Haim Zach / GPO)
Le Premier ministre Benjamin Netanyahu et ses adjoints s'entretiennent avec le chef du Mossad David Barnea, qui se trouve au Qatar, le 28 novembre 2023. (Crédit : Haim Zach / GPO)

Le bureau du Premier ministre a publié une photo montrant le Premier ministre Benjamin Netanyahu et ses adjoints en conversation téléphonique avec le chef du Mossad David Barnea « qui se trouve actuellement au Qatar » – confirmant formellement où se trouvait actuellement Barnea.

Le cabinet du Premier ministre a affirmé que la conversation téléphonique avait eu lieu « avant le retour attendu des otages ce soir » – une référence à la libération anticipée d’un cinquième groupe d’otages israéliens, en plus des 50 libérés par le Hamas depuis vendredi en échange de la trêve et de la libération de 150 prisonniers de sécurité palestiniens.

La référence implique que la trêve initiale de quatre jours a effectivement été prolongée, et semblerait indiquer que la prolongation reste en vigueur même si les troupes israéliennes ont été ciblées dans le nord de Gaza aujourd’hui, dans une apparente violation de la trêve.

Trois soldats enlevés par le Hamas déclarés morts par l’armée

De gauche à droite : le sergent d'état-major Tomer Yaakov Ahimas, le sergent Kiril Brodski et le sergent Shaked Dahan, déclarés morts. (Autorisation)
De gauche à droite : le sergent d'état-major Tomer Yaakov Ahimas, le sergent Kiril Brodski et le sergent Shaked Dahan, déclarés morts. (Autorisation)

L’armée israélienne a annoncé la mort de trois soldats enlevés par le Hamas le 7 octobre.

Il s’agit du sergent d’état-major Tomer Yaakov Ahimas, 20 ans, de Lehavim ; du sergent Kiril Brodski, 19 ans, de Ramat Gan, et du sergent Shaked Dahan, 19 ans, d’Afula.

Les trois ont été tués le 7 octobre. Le grand rabbin de l’armée a déclaré leur décès sur la base de diverses conclusions obtenues par Tsahal.

Leurs morts portent à 395 le nombre de soldats de Tsahal tombés au combat depuis le 7 octobre.

Elma Avraham, otage âgée libérée, est hors de danger – hôpital

Elma Avraham a été enlevée à son domicile du kibboutz Nahal Oz par des terroristes du Hamas le 7 octobre et libérée le 26 novembre 2023. (Autorisation)
Elma Avraham a été enlevée à son domicile du kibboutz Nahal Oz par des terroristes du Hamas le 7 octobre et libérée le 26 novembre 2023. (Autorisation)

Elma Avraham, une femme de 84 ans amenée en Israël dans un état critique après avoir été libérée dimanche de sa captivité à Gaza, est en voie de guérison et n’est plus sous respirateur, a déclaré le chef de l’unité de traumatologie de l’hôpital de Soroka.

« Je suis heureux d’annoncer que son état s’est amélioré ces dernières heures », a déclaré le professeur Moti Klein. « Elle est réveillée, respire seule et n’a plus besoin du même niveau de soins qu’à son arrivée ici. »

Klein a dit qu’Avraham était arrivée à Ichilov dimanche soir avec tous ses signes vitaux « extrêmement faibles ».

La résidente de Nahal Oz prenait plusieurs médicaments pour traiter des maladies chroniques, certains d’entre eux étant décrits par les médecins comme essentiels, mais elle n’a pas eu accès à ces médicaments pendant sa captivité à Gaza.

« C’est pourquoi elle a été répertoriée dans un état critique », a expliqué Klein. « Ces signes et tests en laboratoire ont renforcé la compréhension que son état était apparemment dû au fait qu’elle n’ait pas pu prendre les médicaments nécessaires. »

Il dit qu’Avraham restait en soins intensifs pour la poursuite du traitement.

Ben Gvir dit à Netanyahu de riposter en force suite à une attaque contre les soldats à Gaza

Le ministre de la Sécurité nationale, Itamar Ben Gvir, semble faire pression pour qu’Israël rompe l’accord de trêve en cours avec le Hamas, après un communiqué de Tsahal qui affirmait que le groupe terroriste basé à Gaza avait violé l’accord en ciblant les forces de Tsahal dans la bande de Gaza avec des explosifs.

Dans un communiqué, Ben Gvir a exhorté Netanyahu à ne pas « contenir » l’incident, mais à riposter fermement et à « ordonner à Tsahal de reprendre ses opérations pour écraser le Hamas ».

« Nous ne pouvons pas attendre qu’ils tuent tous nos combattants », a écrit Ben Gvir, membre du cabinet de sécurité.

Selon Tsahal, le Hamas a visé des soldats stationnés dans le nord de la bande de Gaza avec trois engins explosifs, première violation majeure apparente d’un accord de cessez-le-feu qui en est à son cinquième jour.

Selon les analystes des médias télévisés, Jérusalem semblerait peu encline à rompre l’accord pour cette raison.

Les Affaires étrangères thaïlandaises rencontrent les otages libérés en Israël

Les ministres des Affaires étrangères israélien et thaïlandais, Eli Cohen et Parnpree Bahiddha-Nukara, rendant visite aux travailleurs thaïlandais libérés, à l'hôpital Shamir, en Israël. (Crédit : Gideon Sharon/Ministère des Affaires étrangères)
Les ministres des Affaires étrangères israélien et thaïlandais, Eli Cohen et Parnpree Bahiddha-Nukara, rendant visite aux travailleurs thaïlandais libérés, à l'hôpital Shamir, en Israël. (Crédit : Gideon Sharon/Ministère des Affaires étrangères)

Les ministres des Affaires étrangères Eli Cohen et Parnpree Bahiddha-Nukara ont rendu visite aux 17 travailleurs thaïlandais qui ont été libérés de leur captivité à Gaza après avoir été pris en otage par le Hamas lors de son assaut brutal du 7 octobre contre Israël.

Cohen a précisé que les travailleurs avaient reçu « les meilleurs soins » et qu’ils auraient droit aux mêmes prestations sociales que tous les autres otages israéliens.

« Israël s’est engagé à ramener tous les otages, qu’ils soient israéliens ou étrangers », a affirmé Cohen lors de sa visite à l’hôpital Shamir, dans le centre d’Israël. Il a qualifié les relations entre Israël et la Thaïlande de « véritable amitié ».

« J’ai promis à mon ami, le ministre des Affaires étrangères thaïlandais, que nous aiderions à réhabiliter tous ceux qui ont souffert de blessures physiques ou psychiques. Il est de notre devoir d’aider les travailleurs thaïlandais étrangers, que certains agriculteurs considèrent comme des membres de leur famille. Il ne s’agit pas d’un geste de notre part », a-t-il ajouté.

Bahiddha-Nukara est arrivé en Israël aujourd’hui pour ce qui, selon le ministère des Affaires étrangères israélien, est une visite de solidarité.

Cohen a présenté ses condoléances pour les 39 citoyens thaïlandais assassinés lors des attaques du 7 octobre et a exprimé l’espoir que les ressortissants thaïlandais encore retenus en otage par le Hamas, qui sont au nombre de 15, soient bientôt libérés.

La Thaïlande aurait négocié la libération de ces otages via l’Iran. Ce que le pays aurait pu fournir et offrir en contrepartie reste inconnu.

L’armée se dit prête à reprendre les combats aujourd’hui

Le chef d’état-major de Tsahal, le lieutenant-général Herzi Halevi, a déclaré que l’armée était prête à reprendre les combats dans la bande de Gaza « aujourd’hui », et a adressé des critiques sur les défaillances du renseignement qui semblent avoir conduit à l’assaut du 7 octobre.

« Aujourd’hui, Tsahal est prête à reprendre le combat. Nous profitons de cette trêve, selon les termes de l’accord, pour tirer des leçons, renforcer notre préparation et approuver des plans opérationnels à long terme », a déclaré Halevi lors d’un point presse dans le nord d’Israël.

« Nous nous préparons à poursuivre les combats pour éliminer le Hamas. Cela prendra du temps, ce sont des objectifs complexes, mais ils sont plus que justifiés », a ajouté Halevi. La trêve, qui devait initialement durer quatre jours, a été prolongée un cinquième jour afin de faciliter la libération d’otages supplémentaires.

Selon Halevi, chaque otage libéré est un « énorme soulagement », mais Tsahal ne s’arrêtera pas tant qu’ils n’auront pas tous été libérés.

« Le retour des otages est une lueur d’espoir pour nous tous. C’est aussi le résultat d’une pression militaire importante et de manœuvres terrestres de grande qualité. Nous avons créé les conditions nécessaires au retour de nos concitoyens dans leur pays. Nous continuerons à le faire », a affirmé Halevi.

À propos des dernières informations diffusées selon lesquelles l’armée disposait de renseignements sur les intentions du Hamas pour l’attaque du 7 octobre, qui n’ont pas été prises en compte par les hauts gradés, Halevi a déclaré qu’à la fin de la guerre, tous ces éléments feraient l’objet d’une enquête.

« Depuis quelques jours, on parle de la conduite de Tsahal et de la Direction du renseignement militaire dans la période qui a précédé les événements du 7 octobre. Au vu des résultats désastreux, l’intérêt pour cette question est compréhensible », a-t-il déclaré. « Nous y répondrons. Nous écouterons attentivement chacun de nos subordonnés et nous recueillerons ce qu’ils pensent et ce qu’ils ont dit. »

« Tsahal, y compris la Direction du renseignement militaire, a échoué le 7 octobre », a souligné Halevy. « Il y aura des enquêtes approfondies et méticuleuses, mais aujourd’hui, les combats doivent rester notre priorité. »

Dans les tunnels de Gaza, un enfant otage a trouvé du réconfort auprès de son ancienne nounou

Eitan Yahalomi, un garçon de 12 ans de Nir Oz qui a été séparé de sa famille le 7 octobre et enlevé seul à Gaza, a pu trouver du réconfort une fois réuni avec un visage familier lors de sa captivité aux mains du Hamas : celui apporté par son ancien enseignante, à la garderie.

Esther Yahalomi, la grand-mère de l’adolescent récemment libéré, affirme que ses 16 premiers jours en tant qu’otage ont été les plus difficiles car il s’est retrouvé complètement seul.

Eitan Yahalomi, 12 ans, avec sa mère à l’hôpital Ichilov, le 27 novembre 2023, après avoir été libéré par le Hamas dans le cadre d’un accord de trêve. (Crédit : Armée israélienne)

« Il y a un mois, ils l’ont transféré avec un groupe de personnes de Nir Oz, et c’était beaucoup plus facile pour lui là-bas. Sa nounou de l’école maternelle était là et il a pu voir des visages familiers », a-t-elle déclaré aux médias devant l’hôpital de Tel Aviv où il est en convalescence.

La grand-mère dit que le garçon semble être plus mince que la normale et qu’il ne sourit pas et ne parle pas. « Il est très, très discret. Je pense que ça va lui prendre du temps. Il faudra beaucoup de travail pour l’amener à parler. »

Les enfants libérés de Gaza sous surveillance étroite après malnutrition

Le professeur Ronit Lubetzky, chef du service de pédiatrie de l’hôpital pour enfants Dana-Dwek du centre médical Sourasky de Tel Aviv, a rapporté que les neuf enfants et les deux mères libérés de captivité du Hamas et arrivés hier soir se trouvaient dans un état de santé stable.

Les principaux problèmes physiques pour lesquels l’équipe de l’hôpital traite les enfants sont orthopédiques et nutritionnels. Sans le nommer directement, Lubetzky faisait référence au syndrome de réalimentation, par lequel une personne sous-alimentée peut tomber gravement malade si on lui donne trop de nourriture et de boisson trop rapidement pendant sa convalescence.

« Nous surveillons de très près ce qu’ils consomment. Je peux vous dire que lorsqu’une des filles est arrivée et que nous lui avons demandé comment elle se sentait, elle a dit qu’elle voulait manger une empanada. Elle a mangé une petite empanada au brunch aujourd’hui, et elle a dit que c’était plutôt bon », a dit Lubetzky.

« Avant l’arrivée d’Erez et Sahar Calderon, leur mère Hadas a déclaré qu’elle avait le sentiment que ses enfants demanderaient du yaourt avec du granola et des raisins. Effectivement, c’est ce qu’ils ont demandé à 5h du matin », a-t-elle ajouté.

En plus des tests physiologiques et du suivi continus, les enfants et les familles subissent des évaluations psychosociales. La coordination des soins continus aux anciens otages avec les professionnels de la santé de leur communauté a commencé, et ils sortiront de l’hôpital lorsqu’ils seront prêts.

En violation de la trêve, Tsahal est la cible de bombes dans le nord de Gaza

L’armée israélienne a rapporté que plusieurs soldats ont été légèrement blessés après avoir été attaqués par le Hamas dans le nord de la bande de Gaza, dans ce qui semble être la première violation sérieuse du cessez-le-feu. Le Hamas a accusé Tsahal d’avoir été le premier à violer le cessez-le-feu.

Tsahal a déclaré que trois engins explosifs avaient détoné à proximité des troupes dans deux endroits distincts du nord de la bande de Gaza, « en violation des accords de cessez-le-feu ».

L’armée a précisé que dans l’un des incidents, des tirs ont également été dirigés vers les troupes, qui ont riposté.

« Dans les deux cas, les troupes de Tsahal se trouvaient à l’intérieur des lignes de cessez-le-feu convenues », a ajouté l’armée.

Le porte-parole de la branche militaire du Hamas a déclaré que ses combattants avaient réagi à une « violation claire » du cessez-le-feu par Tsahal dans le nord de la bande de Gaza, ce qui a conduit à un affrontement. Aucun autre détail n’a été donné.

Le Hamas a déclaré qu’il était « déterminé à respecter le cessez-le-feu tant que l’ennemi le respecte, et nous appelons les médiateurs à faire pression sur les forces d’occupation pour qu’elles respectent tous les termes de la trêve sur le terrain et dans les airs ».

Emily Hand pensait être restée à Gaza un an ; elle ne parle plus qu’en chuchotant

Emily Hand, à droite, retrouve son père, Tom Hand, aux premières heures du 26 novembre 2023. (Crédit : Armée israélienne)
Emily Hand, à droite, retrouve son père, Tom Hand, aux premières heures du 26 novembre 2023. (Crédit : Armée israélienne)

Thomas Hand, le père d’Emily, 9 ans, qui a été libérée des griffes du Hamas, explique qu’Emily pensait avoir été retenue en otage pendant un an et qu’elle pleure maintenant jusqu’à ce qu’elle s’endorme.

S’adressant à CNN, Thomas Hand a expliqué que le rétablissement de sa fille sera lent.

« Elle s’en sort lentement, petit à petit », a déclaré Thomas Hand.

« Nous ne saurons pas ce qu’elle a vécu tant qu’elle ne s’ouvrira pas à nous », a-t-il expliqué à CNN. « J’ai tellement de questions, … mais nous devons leur donner du temps et les laisser s’ouvrir quand ils sont prêts. »

Il s’est dit choqué par la transformation qu’elle a subie en captivité.

« Ce n’est que quand elle a fait un pas en arrière que j’ai pu voir que son visage était creusé, comme le mien, alors qu’avant il était potelé, un visage de petite fille. »

« Le plus choquant, le plus troublant, c’est qu’elle chuchotait, on ne l’entendait pas. Je devais approcher mon oreille de ses lèvres », raconte-t-il. « Elle avait été conditionnée pour ne pas faire de bruit. »

Lorsqu’il lui a demandé depuis combien de temps elle pensait être otage, elle a répondu « un an ».

« Hormis les chuchotements, c’était un coup de poing dans le ventre. Un an ».

Il a aussi raconté qu’elle pleurait le soir jusqu’à ce qu’elle s’endorme.

« La nuit dernière, elle a pleuré jusqu’à ce que son visage soit rouge et tacheté, elle ne pouvait pas s’arrêter. Elle ne voulait pas être réconfortée, elle a probablement oublié qu’elle pouvait l’être », a ajouté Hand.  « Elle est allée sous les couvertures du lit, l’édredon, s’est couverte et a pleuré en silence. »

Au moment de l’attaque du Hamas, le 7 octobre, Emily était allée dormir chez l’une de ses amies. On a d’abord annoncé qu’elle avait été tuée, avant d’apprendre qu’elle faisait partie des personnes prises en otage dans la bande de Gaza.

La mère d’Emily est décédée d’un cancer il y a plusieurs années.

Eitan Yahalomi a été contraint de voir des vidéos d’atrocités du Hamas

Libéré par le Hamas, Eitan Yahalomi serre sa mère dans ses bras après avoir débarqué de l'hélicoptère, le 27 novembre 2023 (Crédit : Armée israélienne)
Libéré par le Hamas, Eitan Yahalomi serre sa mère dans ses bras après avoir débarqué de l'hélicoptère, le 27 novembre 2023 (Crédit : Armée israélienne)

La tante d’Eitan Yahalomi, 12 ans, qui a été libéré de sa captivité à Gaza hier soir, a raconté à la télévision française que les terroristes le forçaient à regarder des vidéos des atrocités qu’ils avaient commises le 7 octobre.

Elle affirme également qu’à chaque fois qu’un enfant captif pleurait, « ils le menaçaient avec des fusils pour le faire taire ».

Devora Cohen a déclaré à BFM que « les terroristes du Hamas l’ont forcé à regarder des films d’horreur, du genre de films que personne ne veut voir, ils l’ont forcé à les regarder ».

Elle décrit les terroristes du Hamas comme des « monstres ».

« Lorsqu’il est arrivé à Gaza, tous les habitants de la bande, tout le monde, l’ont roué de coups. C’est un enfant de 12 ans », dit-elle.

Yahalomi, qui possède la double nationalité israélienne et française, a été capturé avec sa mère et ses deux sœurs, mais elles ont réussi à s’échapper et à s’enfuir. Elles sont retournées en Israël, alors qu’Eitan a été transporté à Gaza sur une mobylette.

Le père d’Eitan, Ohad, qui a été blessé par balle lors d’une fusillade avec les terroristes du Hamas, aurait lui aussi été pris en otage et emmené à Gaza, où il se trouve toujours.

Les 16 otages thaïlandais libérés rentreront chez eux demain

Des ressortissants thaïlandais libérés de la captivité à Gaza s'embrassent dans un hôpital en Israël, selon une photo publiée par le gouvernement thaïlandais le 27 novembre 2023. (Autorisation)
Des ressortissants thaïlandais libérés de la captivité à Gaza s'embrassent dans un hôpital en Israël, selon une photo publiée par le gouvernement thaïlandais le 27 novembre 2023. (Autorisation)

Seize des otages thaïlandais qui ont été libérés sortiront de l’hôpital et rentreront en Thaïlande demain, selon la radio de l’armée.

La nouvelle fait suite à la visite du ministre des Affaires étrangères thaïlandais Parnpree Bahiddha-nukara en Israël aujourd’hui, au cours de laquelle il a rencontré les otages libérés.

Qatar: les discussions pour les soldats détenus à Gaza après la libération des civils

Le porte-parole du ministère des Affaires étrangères du Qatar, Majed al-Ansari, fournissant des détails sur un projet de libération d'otages, lors d'une conférence de presse, à Doha, le 23 novembre 2023. (Crédit : Capture d'écran CNN ; utilisée conformément à la clause 27a de la loi sur le droit d'auteur)
Le porte-parole du ministère des Affaires étrangères du Qatar, Majed al-Ansari, fournissant des détails sur un projet de libération d'otages, lors d'une conférence de presse, à Doha, le 23 novembre 2023. (Crédit : Capture d'écran CNN ; utilisée conformément à la clause 27a de la loi sur le droit d'auteur)

Le Qatar a fait savoir que les négociations pour la libération des soldats de l’armée israélienne retenus en otage par le Hamas ne commenceraient qu’après la libération de tous les otages civils.

Lors d’un point de presse, le porte-parole du ministère des Affaires étrangères du Qatar, Majed Al-Ansari, a déclaré : « La priorité aujourd’hui est la libération des otages civils, des femmes et des enfants, après viendra le tour des militaires ».

Soulignant le rôle du Qatar et de l’Égypte comme médiateurs pour la libération des otages, Al-Ansari a indiqué que l’État du Golfe ne pouvait actuellement confirmer la libération d’otages israéliens supplémentaires au-delà des 20 qui devraient être libérés en deux groupes de dix aujourd’hui et demain, selon les termes de la prolongation de 48 heures de la trêve convenue par les parties.

« Le Qatar soutient tous les efforts régionaux pour parvenir à un cessez-le-feu permanent à Gaza », a ajouté Al-Ansari, précisant que les pays arabes sont en train de se concerter pour envoyer un message commun à cet effet à la communauté internationale.

Mahmoud Abbas et Isaac Herzog à la COP28 vendredi

Le président israélien, Isaac Herzog, et celui de l’Autorité palestinienne, Mahmoud Abbas, doivent chacun s’exprimer à la tribune de la COP28 vendredi à Dubaï, parmi plus de 140 dirigeants mondiaux attendus sur place, selon l’ONU Climat mardi.

A deux jours de l’ouverture de la 28e conférence des Nations unies sur le changement climatique, accueillie par les Emirats arabes unis, l’ONU a publié la liste des dirigeants ayant souhaité prendre la parole devant la COP, pour des discours ne devant pas excéder trois minutes.

Seuls trois dirigeants séparent MM. Herzog et Abbas dans l’ordre indiqué par l’ONU Climat.

Le chef du Mossad à Doha pour des discussions, notamment avec le directeur de la CIA

Le chef du Mossad, David Barnea, prend la parole lors d'une conférence à l'Université Reichman le 10 septembre 2023. (Crédit : Avshalom Sassoni/ Flash90)
Le chef du Mossad, David Barnea, prend la parole lors d'une conférence à l'Université Reichman le 10 septembre 2023. (Crédit : Avshalom Sassoni/ Flash90)

Le chef du Mossad, David Barnea, est actuellement à Doha pour des pourparlers avec le directeur de la CIA, Bill Burns, et avec de hauts-responsables de l’émirat, selon des informations qui ont été transmises au Times of Israel.

C’est le troisième déplacement de Barnea au Qatar depuis le début de la guerre et il a aussi accueilli des officiels qataris de premier plan en Israël alors que Doha joue un rôle d’intermédiaire entre l’État juif et le Hamas.

Cette visite a lieu dans le sillage de la prolongation de deux jours de la trêve temporaire qui a été décidée par les deux parties et qui devrait permettre à vingt otages supplémentaires au moins de quitter les geôles de Gaza.

Les discussions se concentrent sur la nécessité de garantir que ces 20 captifs seront bien remis en liberté et elles porteront aussi sur une nouvelle prolongation possible de la trêve afin d’obtenir la libération de toutes les femmes et de tous les enfants conservés en captivité à Gaza.

Israël pense que 93 femmes et enfants se trouvent entre les mains des groupes terroristes de l’enclave côtière – cinq soldates ne figurent pas dans ce décompte – et le pays a la certitude que les prochaines quarante-huit heures seront déterminantes pour obtenir du Hamas la prolongation de l’accord qui permettrait à tous d’être libérés.

Israël a accepté de relâcher 30 prisonniers palestiniens incarcérés pour atteinte à la sécurité nationale et de prolonger la trêve de 24 heures pour chaque groupe de dix otages remis en liberté.

Jusqu’à présent, le Hamas a libéré 51 Israéliens et 19 ouvriers étrangers.

Une seconde raison a motivé le déplacement de Barnea : la nécessité de poser les bases de futurs accords qui comprendront la libération des otages qui ne répondent pas aux critères de remise en liberté tels qu’ils ont été définis dans l’accord actuel et qui inclurait ainsi les hommes – et potentiellement les soldats, hommes et femmes.

Une parente de la famille Bibas plaide en faveur de leur libération

Ofri Bibas Levy portant un tee-shirt à l'effigie de son frère, de sa belle-sœur et de leurs deux enfants de 4 ans et de 10 mois, tous retenus en otage à Gaza, à Tel Aviv, le 21 novembre 2023. (Crédit : Ariel Schalit/AP)
Ofri Bibas Levy portant un tee-shirt à l'effigie de son frère, de sa belle-sœur et de leurs deux enfants de 4 ans et de 10 mois, tous retenus en otage à Gaza, à Tel Aviv, le 21 novembre 2023. (Crédit : Ariel Schalit/AP)

Ofri a plaidé en faveur de la libération de son frère Yarden Bibas, de son épouse Shiri, 32 ans, et de leurs deux fils, Ariel, 4 ans et Kfir, dix mois.

« Nous nous exprimons devant vous aujourd’hui parce que le dernier jour de la trêve actuelle, ce sera demain », a-t-elle dit aux journalistes. Évoquant son neveu et sa nièce, elle a fait remarquer que « ce sont les plus jeunes otages qui restent actuellement entre les mains du Hamas ».

« Nous ne savons pas où ils sont détenus. De ce que nous savons, ils sont gardés dans des souterrains », a ajouté Ofri. « Nous sommes vraiment inquiets pour ce bébé de dix mois dont le principal régime est le lait maternisé ».

« Nous appelons le gouvernement israélien, le Qatar, l’Égypte, tous ceux qui sont impliqués dans ces négociations et dans cet accord, à faire tout ce qui sera en leur pouvoir pour que notre famille soit libérée dans le cadre de cet accord, pour qu’elle soit remise en liberté le plus rapidement possible », a continué Ofri.

La famille Bibas, le père Yarden, la mère Shiri, le petit Ariel, âgé de quatre ans et bébé Kfir faits prisonniers par des terroristes du Hamas le 7 octobre 2023 dans le kibboutz Nir Oz. (Autorisation)

L’armée a annoncé hier que la famille avait été transférée par le Hamas à une autre faction terroriste palestinienne de la bande de Gaza, amenuisant les espoirs d’une libération pendant la trêve actuelle.

Ofri Bibas a noté qu’elle n’avait aucune information sur le groupe terroriste qui détient actuellement sa famille et elle a estimé que cette incapacité à obtenir la remise en liberté de ses proches s’apparentait à un terrorisme psychologique.

« Et ça marche très bien parce que les quatre derniers jours ont été un cauchemar atroce », a-t-elle dit. « J’espère qu’ils ne les gardent pas comme trophée ».

Halevi rencontre les maires du nord du pays : Prêt à tout scénario dans le nord

Le chef d'état-major de Tsahal Herzi Halevi (au centre) rencontre les chefs des municipalités du nord, le 28 novembre 2023 (Crédit : Armée israélienne)
Le chef d'état-major de Tsahal Herzi Halevi (au centre) rencontre les chefs des municipalités du nord, le 28 novembre 2023 (Crédit : Armée israélienne)

Le chef d’état-major de Tsahal, Herzi Halevi, a rencontré les chefs des municipalités du nord d’Israël, et leur a dit que l’armée était prête à faire face à n’importe quel scénario le long de la frontière libanaise.

« Nous avons pris la décision difficile d’évacuer les habitants du nord, et je suis très impressionné par votre résilience et votre patience, qui nous ont permis de mener nos combats », a déclaré Herzi Halevi.

Halevi a précisé que le retour des habitants évacués sera coordonné avec les autorités locales, « en sachant que nous ne pourrons pas revenir à la situation qui existait ici avant la guerre « .

 » Depuis huit semaines, les combattants de Tsahal et leurs commandants se battent avec détermination pour défendre notre patrie. Nous continuerons à nous battre et nous sommes prêts à faire face à toute évolution dans les autres régions, y compris dans le nord », a-t-il ajouté.

Des affrontements répétés ont eu lieu le long de la frontière entre Israël, le Hezbollah et des groupes palestiniens dans la région, mais la frontière est relativement calme depuis qu’un cessez-le-feu temporaire entre Israël et le Hamas est entré en vigueur dans la bande de Gaza vendredi.

Ravid Katz, que l’on croyait otage, a été tué le 7 octobre

Ravid Katz, résident du kibboutz Nir Oz, tué par les terroristes du Hamas le 7 octobre 2023. (Autorisation)
Ravid Katz, résident du kibboutz Nir Oz, tué par les terroristes du Hamas le 7 octobre 2023. (Autorisation)

La famille de Ravid Katz, qui le croyait otage à Gaza, a été informée que son corps a été identifié et qu’il a été tué le 7 octobre.

Ravid est le frère de Doron Asher-Katz, qui a été libérée la semaine dernière avec ses filles Raz, 5 ans, et Aviv, 2 ans.

« Hier, nous avons appris la difficile nouvelle que Ravid Katz, le frère de mon épouse Doron, a été tué lors des évènements du 7 octobre », a déclaré son beau-frère Yoni Asher dans un communiqué.

« Ravid vivait au kibboutz Nir Oz, c’était un homme instruit, de la merveilleuse Terre d’Israël, un père fantastique pour Shahar, Shira et la petite Alma, qui a 6 mois, et un partenaire pour Revital. Nous nous souviendrons toujours de lui. »

Washington envoie en Egypte trois avions militaires chargés d’aide pour Gaza

Les Etats-Unis vont envoyer en Egypte trois avions militaires chargés d’aide humanitaire destinée à la bande de Gaza à partir de mardi, ont annoncé des responsables de la Maison Blanche.

Les appareils, dont le premier doit arriver mardi et les deux autres suivre « dans les prochains jours », seront chargés d’aide médicale et alimentaire ainsi que d’équipements pour l’hiver, qui seront distribués par les Nations-Unies, ont-ils précisé lors d’un entretien avec la presse lundi, dont le contenu était sous embargo.

La visite du président iranien Raïssi en Turquie annulée

La visite du président iranien Ebrahim Raïssi qui était prévue mardi en Turquie n’aura pas lieu, a affirmé à l’AFP la présidence turque, sans donner d’explication ni précisé si ce déplacement serait reporté.

Le président turc Recep Tayyip Erdogan avait annoncé la date de la visite de son homologue iranien mi-novembre, précisant que cette rencontre visait à aborder une position commune face à la guerre entre Israël et le Hamas.

« Le président Ebrahim Raïssi vient en Turquie le 28 novembre », avait affirmé le chef de l’Etat turc aux journalistes à bord de son vol de retour d’un sommet régional à Ryad le 11 novembre dernier.

La visite avait aussi été annoncée par l’agence étatique turque Anadolu et était encore mentionnée lundi par les médias turcs.

Le président turc s’est entretenu au téléphone avec son homologue iranien dimanche.

Tsahal frappes des cibles dans le sud du Liban – médias

Les forces israéliennes bombardent des cibles dans le sud du Liban, rapporte l’agence de presse Reuters, citant les médias d’État.

Les forces israéliennes n’ont pas fait de commentaire dans l’immédiat.

Des affrontements répétés ont eu lieu le long de la frontière entre Israël, le Hezbollah et des groupes palestiniens dans la région, mais la frontière est restée largement calme depuis qu’un cessez-le-feu temporaire entre Israël et le Hamas est entré en vigueur dans la bande de Gaza vendredi.

Le ministère de la Sécurité nationale bénéficie d’une augmentation de 1,8 M de shekels

Le chef de la police israélienne Kobi Shabtai (4e à droite) et le ministre de la Sécurité nationale Itamar Ben Gvir (3e à droite) lors de la cérémonie organisée par la police pour la Journée de l'Indépendance au siège de la police israélienne, à Jérusalem, le 20 avril 2023. (Crédit :Oren Ben Hakoon/Flash90)
Le chef de la police israélienne Kobi Shabtai (4e à droite) et le ministre de la Sécurité nationale Itamar Ben Gvir (3e à droite) lors de la cérémonie organisée par la police pour la Journée de l'Indépendance au siège de la police israélienne, à Jérusalem, le 20 avril 2023. (Crédit :Oren Ben Hakoon/Flash90)

Le ministère de la Sécurité nationale recevra 1,8 milliard de shekels supplémentaires pour l’achat d’équipements destinés à la police, aux équipes d’intervention civiles, à l’administration pénitentiaire et aux pompiers, selon un communiqué du bureau du ministre Itamar Ben Gvir.

Cette augmentation a été approuvée hier par le cabinet, dans le cadre d’une réorientation du budget de 30 milliards de shekels vers l’effort de guerre. Les changements doivent encore être approuvés par la Knesset pour être finalisés.

Parmi les équipements à acheter figurent des armes à feu, des gilets pare-balles, des casques, des véhicules pare-balles, des caméras de sécurité et des « systèmes technologiques » non spécifiés pour la police.

A VOIR : Le chien des Brodetz amené à l’hôpital pour réconforter les enfants libérés

Afin d’aider les trois enfants otages libérés à se réadapter, le chien de leur famille, Rodney, a été amené au centre hospitalier Schneider pour enfants où ils sont soignés après leur libération, selon l’hôpital.

Hagar Brodutch, 40 ans, fait partie des otages libérés dimanche avec ses trois enfants Ofri, 10 ans, Yuval, 9 ans et Oriya.

« La famille était consciente que rien ne la rendrait plus heureuse que de voir son chien bien-aimé, et elle l’a donc amené au service », indique l’hôpital.

L’hôpital diffuse un film des retrouvailles.

Les quatre personnes ont été enlevées par des terroristes à leur domicile de Kfar Aza, ainsi qu’Avigail Idan, qui se cachait avec elles. Avihai Brodetz, le mari et père, défendait le kibboutz pendant que sa famille se cachait dans leur chambre scellée. Lorsqu’il est revenu, blessé, il a constaté que sa famille avait disparu et il a cru qu’elle était morte, avant de découvrir plus tard qu’elle avait été enlevée.

Halevi aux soldates qui ont combattu à la frontière de Gaza : « Vous avez fait taire les sceptiques »

Le chef d’état-major de l’armée israélienne, Herzi Halevi, rencontre des équipages de chars du bataillon mixte Caracal qui a combattu à la frontière de Gaza lors de l’assaut du 7 octobre. Il leur dit que leurs actions ont fait taire tous ceux qui doutaient de la capacité des femmes à faire partie d’unités de combat.

« Comme vous le savez, il y a eu un débat en Israël ces dernières années sur la question de savoir si les femmes devaient faire partie des unités de combat. Je vous le dis : il faut parfois parler beaucoup pour expliquer quelque chose », a déclaré M. Halevi. « Mais je pense que dans ce cas, nous avons obtenu une réponse sans mots, une réponse d’action et de combat. »

Les soldates font partie d’une compagnie d’opérateurs de chars composée uniquement de femmes, qui est devenue permanente dans les forces israéliennes en 2022 après un programme pilote de deux ans. La compagnie, qui fait partie du bataillon d’infanterie légère Caracal, opère généralement le long de la frontière égyptienne – et non dans des guerres ou des combats derrière les lignes ennemies.

Le matin du 7 octobre, elles ont quitté leur base de Nitzana, à la frontière égyptienne, et se sont précipités vers la frontière de Gaza.

Elles ont eu le mérite de tuer des dizaines de terroristes du Hamas au cours d’une bataille de 17 heures et d’arrêter l’avancée des attaquants en Israël sur plusieurs sites.

Renana Gome publie une photo de ses retrouvailles avec ses deux fils libérés

Renana Gome publie une photo de ses retrouvailles émouvantes avec ses deux fils Or Yaakov, 16 ans, et Yagil Yaakov, 13 ans, qui faisaient partie des otages libérés la nuit dernière.

La photo, publiée sur Facebook avec la légende « Home », la montre en train de serrer ses deux fils dans ses bras.

La dernière fois que Gome a eu des nouvelles des garçons, ils parlaient à voix basse depuis une pièce sécurisée, alors qu’ils se cachaient des tireurs du Hamas, le 7 octobre. La dernière chose qu’elle a entendue, c’est son fils cadet, Yagil, qui lui a dit : « Ne m’emmenez pas, je suis trop jeune ».

Mme Gome a ensuite été appelée par les ravisseurs de ses fils, qui lui ont dit qu’ils avaient ses fils.

Yagil est apparu dans une vidéo de propagande mise en ligne le 9 novembre par le groupe terroriste palestinien du Jihad islamique.

Les 11 otages israéliens libérés lundi sont dans un état stable, selon Ichilov

Les 11 Israéliens libérés lundi de geôles du Hamas à Gaza sont dans un état stable et ont retrouvé leurs familles, ont déclaré le ministère de la Santé et l’hôpital Ichilov, où les otages avaient été héliportés un peu plus tôt.

« C’est une nuit excitante et complexe à la fois », a déclaré le Dr Ram Sagi, du ministère de la Santé, cité par les médias israéliens.

« L’hôpital Ichilov était prêt à accueillir les femmes et les enfants, qui rencontrent ici leur famille pour la première fois. Ils recevront une prise en charge médicale et psychologique si nécessaire ».

Ahed Tamimi figure sur la liste des 50 prisonniers susceptibles d’être libérés

L'activiste palestinienne Ahed Tamimi attend de rencontrer le président tunisien à Tunis, le 2 octobre 2018. (Crédit : FETHI BELAID / AFP)
L'activiste palestinienne Ahed Tamimi attend de rencontrer le président tunisien à Tunis, le 2 octobre 2018. (Crédit : FETHI BELAID / AFP)

Ahed Tamimi figure sur la liste approuvée précédemment de 50 prisonnières palestiniennes autorisées à bénéficier d’une libération anticipée potentielle dans le cadre d’un accord de trêve prolongée avec le Hamas.

Le ministère de la Justice a publié la liste des 50 noms supplémentaires lundi en fin de journée.

Tamimi a été arrêtée il y a tout juste trois semaines après avoir posté sur les réseaux sociaux que les Palestiniens allaient « massacrer » les résidents d’implantations et « boire leur sang ».

« Notre message aux troupeaux de colons est que nous vous attendons dans toutes les villes de Cisjordanie, de Hébron à Jénine », a écrit Tamimi. « Nous allons vous massacrer et vous direz que ce qu’Hitler vous a fait est une blague, nous allons boire votre sang et manger vos crânes. Venez, nous vous attendons ».

Tamimi est devenue une icône de la cause palestinienne après avoir été emprisonnée, alors qu’elle était adolescente, pour avoir giflé un soldat israélien. Elle a déclaré que les soldats avaient tiré une balle en caoutchouc dans la tête de son cousin une heure avant la rencontre filmée.

Tamimi, qui avait 16 ans à l’époque, a reconnu, dans le cadre d’un accord de plaidoyer, avoir agressé un soldat de Tsahal, incité à la violence et perturbé des soldats à deux autres occasions.

Elle a purgé une peine de huit mois dans une prison israélienne et, après sa libération, a entamé une tournée de la victoire, sillonnant l’Europe et le Moyen-Orient.

Depuis vendredi, le Hamas a libéré 50 otages israéliens, dont 11 plus tôt lundi, au quatrième jour de la trêve initiale de quatre jours conclue avec le groupe terroriste à la suite de l’attaque surprise du 7 octobre et de la campagne militaire israélienne qui s’en est suivie dans l’enclave palestinienne.

La trêve, qui devait expirer demain mardi, sera désormais prolongée de deux jours, comme l’ont confirmé le Qatar et les États-Unis, et devrait permettre la libération d’une dizaine d’otages israéliens supplémentaires par jour de trêve additionnel.

Dans le cadre de l’accord initial, Israël a accepté d’interrompre son opération militaire à Gaza pendant quatre jours et de libérer trois prisonniers de sécurité palestiniens pour chacun des 50 otages libérés de Gaza.

À la suite de négociations parallèles menées par le Qatar, le Hamas a également libéré 17 Thaïlandais, un Philippin et un ressortissant de la double nationalité russe et israélienne.

Le Premier ministre reçoit la liste des otages israéliens qui doivent être libérés mardi

Israël a reçu la liste des otages israéliens qui doivent être libérés mardi par le Hamas, a déclaré le bureau du Premier ministre, dans le cadre d’un accord de trêve prolongée conclu plus tôt lundi.

La liste des otages est en cours d’examen, indique le cabinet du Premier ministre, et « des notifications sont actuellement envoyés » aux familles des otages qui doivent être libérés après plus de 50 jours de captivité à Gaza.

L’annonce ne précise pas le nombre d’otages qui seront libérés demain. Depuis vendredi, 50 otages israéliens ont été libérés dans le cadre d’un accord initial prévoyant une accalmie de quatre jours des combats à Gaza et la libération de trois prisonniers palestiniens pour chaque otage israélien.

À la suite de négociations parallèles menées par le Qatar, le Hamas a également libéré 17 Thaïlandais, un Philippin et un ressortissant ayant la double nationalité russe et israélienne.

L’accord prévoyait également des mesures d’incitation pour de nouvelles libérations d’otages : 10 Israéliens enlevés par jour supplémentaire de répit à Gaza dans la campagne militaire israélienne dans l’enclave palestinienne.

Israël et le Hamas avaient auparavant convenu de prolonger la trêve temporaire de deux jours, ouvrant ainsi la voie à la libération d’une vingtaine d’autres personnes retenues en otage par le groupe terroriste palestinien.

Le gouvernement a approuvé une liste de 50 prisonnières palestiniennes susceptibles de bénéficier d’une libération anticipée dans le cadre de l’accord de trêve. Le bureau du Premier ministre a déclaré dans un bref communiqué que le gouvernement avait approuvé la liste « si d’autres otages israéliens étaient libérés ».

La nouvelle de cette prolongation renforce les espoirs des familles des quelque 175 Israéliens et étrangers encore détenus à Gaza, dont Kfir Bibas, qui avait 9 mois lorsqu’il a été capturé avec ses parents et son frère de 4 ans dans le kibboutz Nir Oz, le 7 octobre.

Ce jour-là, des milliers de terroristes dirigés par le Hamas ont afflué dans le sud d’Israël, où ils ont massacré quelque 1 200 personnes et en ont capturé 240.

11 otages civils israéliens retrouvent leur famille à l’hôpital de Tel Aviv

Les 11 otages civils israéliens libérés, neuf enfants et deux femmes, sont désormais pris en charge à l’hôpital Ichilov de Tel Aviv, où ils retrouvent leurs familles après 53 jours de détention par le Hamas à Gaza, annonce le ministère de la Santé.

Les otages seront évalués et recevront les soins médicaux et psychologiques nécessaires.

Dans le communiqué de presse, le ministère déclare : « Nous souhaitons vous rappeler qu’il s’agit de moments délicats pour les otages libérés et leurs familles et nous souhaitons préserver leur vie privée ».

Le ministère se félicite du retour des personnes enlevées et « souhaite le retour rapide de tous les autres otages ».

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