Londres autorise les US à utiliser des bases GB pour frapper des sites iraniens visant le détroit d’Ormuz

Les US pourront ainsi mener des opérations visant à 'réduire' la capacité de l'Iran à frapper des navires, après que Trump a reproché à Starmer de ne pas en faire assez pour aider

Des munitions JDAM (Joint Direct Attack Munitions) sont déchargées d'un bombardier B-1 Lancer de l'armée de l'air américaine à la base RAF Fairford, dans le sud-ouest de l'Angleterre, le 15 mars 2026. (Crédit : Henry Nicholls/AFP)

Le Royaume-Uni a autorisé les Etats-Unis à utiliser des bases britanniques pour frapper des sites iraniens visant le détroit d’Ormuz, dans le cadre de ses « opérations défensives » contre l’Iran, a indiqué Downing Street vendredi.

Selon un porte-parole, plusieurs ministres se sont réunis vendredi et ont « confirmé que l’accord autorisant les États-Unis à utiliser des bases britanniques dans le cadre de la légitime défense collective de la région inclut des opérations défensives américaines visant à neutraliser les sites et les capacités de missiles utilisés pour attaquer des navires dans le détroit d’Ormuz ».

Depuis le début de la guerre le 28 février, Londres a autorisé les Etats-Unis à utiliser deux bases britanniques pour mener des « opérations défensives » contre l’Iran, et a envoyé des moyens aériens pour soutenir ses alliés dans la région face aux attaques de drones iraniens.

Cette semaine, le Premier ministre britannique Keir Starmer a fait savoir que le Royaume-Uni ne se laisserait pas entraîner dans une guerre contre l’Iran. Il a d’abord rejeté la demande américaine d’utiliser des bases britanniques pour mener des frappes contre l’Iran, arguant qu’il devait préalablement s’assurer de la légalité de toute action militaire.

Starmer a toutefois reconsidéré sa position après que l’Iran s’en est pris à des alliés britanniques à travers le Moyen-Orient. Il a alors autorisé les États-Unis à utiliser la base de la RAF à Fairford ainsi que Diego Garcia, une base conjointe américano-britannique située dans l’océan Indien.

Depuis le début du conflit, le président américain Donald Trump n’a pour sa part pas cessé d’attaquer Starmer, estimant que ce dernier n’en faisait pas assez pour l’aider.

Cette image non datée publiée par la marine américaine montre une vue aérienne de Diego Garcia. (Crédit : US Navy/AP)

« Certains pays m’ont profondément déçu », a lancé Trump lundi, avant de pointer du doigt la Grande-Bretagne, une nation qu’il considérait autrefois comme « la Rolls-Royce des alliés », a-t-il ajouté.

Par ailleurs, vendredi, Downing Street a publié un communiqué appelant à « une désescalade urgente et à une résolution rapide du conflit ».

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