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Des milliers de personnes marchent à Paris et Londres contre Israël et pour un cessez-le-feu à Gaza

La France et le Royaume-Uni ont connu une forte hausse des actes antisémites depuis le début du conflit à Gaza

La manifestation contre Israël et pour un cessez-le-feu à Gaza, place de la République à Paris, le 9 mars 2024. (Crédit : Emmanuel Dunand / AFP)
La manifestation contre Israël et pour un cessez-le-feu à Gaza, place de la République à Paris, le 9 mars 2024. (Crédit : Emmanuel Dunand / AFP)

Des milliers de personnes ont marché samedi à Paris et à Londres contre Israël et la guerre à Gaza, et pour réclamer un cessez-le-feu dans l’enclave palestinienne, dénonçant les morts causés par les frappes israéliennes, sans faire mention des otages israéliens et de la large attaque terroriste du 7 octobre.

La France et le Royaume-Uni ont connu une forte hausse des actes antisémites depuis le début du conflit à Gaza, déclenché en représailles à l’attaque meurtrière du Hamas dans le sud d’Israël le 7 octobre qui a entraîné la mort d’au moins 1 160 personnes, la plupart des civils, selon un décompte de l’AFP établi à partir de sources officielles.

À Paris, le cortège a rassemblé 11 500 manifestants selon la préfecture de police. Une organisatrice a au micro annoncé « 60 000 personnes ». Répondant à un appel du collectif « Urgence Palestine », soutenu par la France insoumise (LFI), les manifestants, qui brandissaient des affiches clamant « SOS Gaza » et des drapeaux palestiniens, sont partis de la place de la République et ont achevé leur marche vers 17h sur la place de la Bourse. Ils scandaient « Stop génocide », « Israël, apartheid, boycott » ou encore « Free Palestine ».

Le chef de file de LFI Jean-Luc Mélenchon, la tête de liste du parti aux élections européennes Manon Aubry et l’activiste anti-Israël Rima Hassan, qui figure aussi sur cette liste, étaient présents dans le cortège.

Jean-Luc Mélenchon (au centre), leader de La France Insoumise (LFI), Rima Hassan (à droite), fondatrice franco-palestinienne de l’Observatoire des camps de réfugiés (OCR) et tête de liste de LFI pour les élections européennes, et Manon Aubry (à gauche) brandissent une banderole lors d’une manifestation appelant à un cessez-le-feu à Gaza, place de la République à Paris, le 9 mars 2024. (Crédit : EMMANUEL DUNAND / AFP)

À Lyon, environ 750 personnes, selon la préfecture du Rhône, ont manifesté dans le centre-ville derrière une grande banderole « Levée du siège criminel de Gaza ».

Une « marche pour la paix » de 36 kilomètres, la distance entre la ville de Gaza et Rafah, a aussi été organisée au départ de Strasbourg.

La manifestation contre Israël et pour un cessez-le-feu à Gaza, à Londres, le 9 mars 2024. (Crédit : Henry Nicholls/AFP)

Dans le centre de la capitale britannique, partis de Hyde Park Corner, les manifestants ayant répondu à l’appel du groupe « Palestine Solidarity Campaign », prévoyaient, sous très haute présence policière, d’achever leur marche devant l’ambassade américaine, où une tribune a été installée pour des discours.

Dans le cortège et sous une marée de drapeaux palestiniens, certains ont scandé le slogan « Free, free Palestine » et réclamé un cessez-le-feu « maintenant ». Certains ont brandi des pancartes sur lesquelles on pouvait lire « Stop à la guerre à Gaza », ou « Stop au génocide », mais aussi « Du fleuve (Jourdain) jusqu’à la mer (Méditerranée) », slogan controversé qui appelle à la destruction d’Israël.

La police britannique, accusée par certains responsables politiques de l’aile droite du parti conservateur au pouvoir de se montrer conciliante avec les manifestants, avait prévenu qu’elle ferait son travail « sans peur ou parti pris » et resterait « indépendante, impartiale » tout en défendant « le droit démocratique » à manifester.

« Nous opérons clairement dans un contexte où nous comprenons que nos communautés juives et musulmanes continuent d’être très préoccupées par les crimes haineux antisémites et antimusulmans et par leur propre sentiment de sécurité à Londres », avait affirmé la commandante Karen Findlay, dans un communiqué.

La manifestation contre Israël et pour un cessez-le-feu à Gaza, à Londres, le 9 mars 2024. (Crédit : Henry Nicholls/AFP)

La semaine dernière, le Premier ministre Rishi Sunak avait appelé la police à se montrer ferme contre les « intimidations, menaces et actes planifiés de violence » et l’avait assurée du « soutien » du gouvernement.

Des dizaines de personnes ont été arrêtées pour des chants et banderoles antisémites ou pour avoir invité à soutenir une organisation terroriste, lors des précédentes manifestations organisées depuis le début du conflit.

« Ces manifestations sont devenues des marches de haine anti-Israël et nous pensons que cela suffit », a dénoncé Itai Galmudy, organisateur d’une contre-manifestation samedi à Londres, cité par l’agence PA.

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