Londres : enquête sur un incendie criminel survenu dans une ancienne synagogue

Keir Starmer, des représentants du monde des affaires, de la société civile, de la santé, de la culture, de l’enseignement supérieur et des forces de l’ordre avaient prévu une réunion avec des membres de la communauté juive

Les lieux d’un incendie criminel apparent visant une ancienne synagogue sur Nelson Street, à Londres, le 5 mai 2026. (Crédit : Shomrim)

Londres, Royaume-Uni — La police londonienne a annoncé mardi que la brigade antiterroriste enquêtait sur un nouvel incendie criminel qui a pris pour cible la communauté juive, après qu’un incendie s’est déclaré dans une ancienne synagogue.

Les pompiers ont été appelés, en tout début de matinée, dans un bâtiment situé dans l’est de Londres, a indiqué la police métropolitaine de la capitale dans un communiqué.

Seuls des dégâts mineurs ont été constatés au niveau des grilles du bâtiment, qui abritait autrefois la synagogue centrale de l’Est de Londres – un lieu de culte qui est plus précisément situé sur Nelson Street, dans le quartier de Tower Hamlets.

« Les premières analyses des images qui ont été tournées par les caméras de vidéosurveillance indiquent que l’incendie a été déclenché intentionnellement vers 5 heures 10 du matin, l’incident étant traité comme un incendie criminel », a noté le communiqué.

« Compte-tenu de la nature de l’incident et compte-tenu du fait que le bâtiment accueillait autrefois une synagogue, l’affaire fait l’objet d’une enquête menée par la brigade antiterroriste de Londres », a-t-il poursuivi.

De son côté, la commissaire principale Brittany Clarke, à la tête des services de police dans la région, a expliqué dans le communiqué que les agents « prenaient cet incident extrêmement au sérieux ».

« Le bâtiment visé n’est plus utilisé comme synagogue depuis plusieurs années, mais cela n’est guère réconfortant pour la communauté juive de Tower Hamlets, de Hackney et au-delà, à qui je pense en premier lieu ce matin », a-t-elle commenté, ajoutant que les habitants du quartier pouvaient s’attendre à une présence policière renforcée dans la zone pendant la durée de l’enquête.

Les lieux d’un incendie criminel apparent visant une ancienne synagogue sur Nelson Street, à Londres, le 5 mai 2026. (Crédit : Shomrim)

La commandante Helen Flanagan, cheffe de la police antiterroriste de Londres, qui supervise les investigations, a expliqué que les agents « examineront tout lien potentiel » avec un certain nombre d’autres incidents d’incendie criminel ou de tentative d’incendie criminel qui ont visé les Juifs de Londres dans le nord-ouest de la ville.

Selon le journal The Guardian, l’ancienne synagogue devait être mise aux enchères au début de l’année – et un groupe musulman s’était intéressé à sa transformation en mosquée et centre communautaire.

L’incident a été signalé alors que le Premier ministre Keir Starmer réunissait des personnalités publiques pour discuter d’une réponse à la « crise », a-t-il dit, qui a été entraînée par toute une série d’attaques antisémites.

Une vague d’incidents s’est produite – avec notamment des incendies criminels qui sont survenus dans la capitale et en particulier dans le quartier de Golders Green, au nord de Londres, qui abrite une importante communauté juive.

La semaine dernière, deux hommes juifs ont été poignardés et gravement blessés dans une rue principale du quartier, et au mois d’avril dernier, quatre ambulances appartenant à un service d’urgence bénévole juif avaient été incendiées, également à Golders Green.

« L’une des pistes de l’enquête consiste à déterminer si un État étranger est à l’origine de certains de ces incidents », a déclaré Starmer lors de la réunion.

« Notre message à l’Iran ou à tout autre pays qui chercherait à promouvoir la violence, la haine ou la division au sein de la société est que cela ne sera pas toléré », a-t-il ajouté.

Un groupe peu connu appelé Harakat Ashab al-Yamin al-Islamiya (HAYI) — qui signifie « Mouvement islamique du peuple de la main droite » et qui serait lié à l’Iran — a revendiqué la responsabilité d’attaques précédentes en Grande-Bretagne et dans d’autres pays européens.

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