L’opposition israélienne prépare les élections sans le parti arabe Raam

Les chefs de l'opposition sioniste négocient, mais sans le parti islamiste, dont les voix demeurent pourtant cruciales pour former une majorité

De gauche à droite : l'ancien Premier ministre Naftali Bennett s'exprime lors d'une conférence de presse à la Knesset à Jérusalem, le 20 mai 2026. (Yonatan Sindel/Flash90) ; le député Yair Lapid, chef de file de l'opposition et membre du parti Yesh Atid, préside une réunion de son groupe parlementaire à la Knesset le 25 mai 2026 (Yonatan Sindel/Flash90) ; Gadi Eisenkot, chef du parti Yashar, s'exprime lors d'une conférence à l'université de Tel Aviv, le 12 mai 2026. (Avshalom Sassoni/Flash90) ; Le chef du parti des Démocrates, Yair Golan, préside une réunion de son groupe parlementaire à la Knesset à Jérusalem, le 25 mai 2026. (Yonatan Sindel/Flash90) ; Le président d'Yisrael Beytenu, Avigdor Liberman, préside une réunion de groupe à la Knesset le 25 mai 2026. (Yonatan Sindel/Flash90)

Les chefs des principaux partis sionistes de l’opposition se réuniront samedi soir afin de coordonner leur action en vue des élections législatives du 27 octobre prochain, mais sans le chef du parti islamiste Raam, Mansour Abbas. Ce dernier pourrait pourtant s’avérer indispensable pour leur atteindre la majorité gouvernementale.

Le chef de l’opposition, Yair Lapid, recevra à son domicile de Tel Aviv Naftali Bennett, chef de leur liste commune Beyahad, mais aussi le chef du parti Yashar, Gadi Eisenkot, celui d’Yisrael Beytenu, Avigdor Liberman, ainsi que le celui de HaDemocratim, Yair Golan.

Les quatre principales formations sionistes d’opposition devancent légèrement le bloc de la coalition du Premier ministre Benjamin Netanyahu dans les derniers sondages (avec près de 55 sièges contre 51 pour le pouvoir sortant), mais sans l’appui de Raam ou d’un autre parti n’appartenant pas à leur alliance, elles ne réunissent pas les 61 sièges requis pour obtenir la majorité absolue à la Knesset.

La perspective d’un gouvernement d’opposition dépendant du soutien de Raam est devenue l’un des thèmes centraux de la campagne du pouvoir sortant.

Benjamin Netanyahu et ses alliés accusent Gadi Eisenkot et les autres figures de l’opposition de préparer un gouvernement de gauche tributaire des partis arabes. Le Likud cherche par ailleurs à évincer Raam du scrutin du mois prochain.

Or, en 2021, Benjamin Netanyahu avait lui-même sollicité Mansour Abbas pour tenter de former une coalition, avant que le dirigeant de Raam ne rejoigne le gouvernement d’alliance éphémère mené par Naftali Bennett et Yair Lapid.

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