Lors d’une réunion avec des chefs d’États arabes et musulmans, Trump assure qu’il « mettra fin à la guerre à Gaza »

Le président américain Donald Trump s'est réuni avec des chefs d'États des mondes arabe et musulman pour évoquer la fin de la guerre entre Israël et le Hamas à Gaza, qu'il a qualifiée à plusieurs reprises de 'réunion la plus importante'

Le président américain Donald Trump, aux côtés du président turc Recep Tayyip Erdogan, prend la parole lors d'une réunion multilatérale sur la situation à Gaza, en marge de l'Assemblée générale des Nations unies à New York, le 23 septembre 2025. (Crédit : Brendan SMIALOWSKI / AFP)

Mardi, en marge de l’Assemblée générale de l’ONU à New York, le président américain Donald Trump s’est réuni avec des chefs d’États des mondes arabe et musulman pour évoquer la fin de la guerre entre Israël et le Hamas à Gaza, qu’il a qualifiée à plusieurs reprises de « réunion la plus importante ».

« Nous voulons mettre fin à la guerre à Gaza. Nous allons y mettre fin. Peut-être pourrons-nous y mettre fin tout de suite », a déclaré Trump à la presse en début de réunion.

« C’est ma réunion la plus importante », a-t-il poursuivi. « C’est très important pour moi parce que nous allons mettre fin à quelque chose qui n’aurait jamais dû commencer. »

Les dirigeants d’Arabie saoudite, des Émirats arabes unis, du Qatar, de l’Égypte, de la Jordanie, de la Turquie, de l’Indonésie et du Pakistan étaient présents.

Trump a indiqué que cet entretien réunissait « tous les grands acteurs, à l’exception d’Israël, qui sera le prochain » – allusion à sa rencontre avec le Premier ministre Benjamin Netanyahu à la Maison Blanche, la semaine prochaine.

Trump a complimenté le président indonésien Prabowo Subianto pour son discours à l’Assemblée générale, lors duquel il a déclaré que la paix supposait de garantir la sécurité d’Israël.

Après la réunion, Trump a salué les journalistes sans plus de commentaires sur la réunion, à l’image de la Maison Blanche. L’envoyé spécial de Trump, Steve Witkoff, a quant-à lui levé le pouce lorsqu’on lui a demandé comment s’était passée la réunion.

On s’attendait à ce que Trump et Witkoff dévoilent les projets américains pour la gestion de Gaza dans l’après-guerre, élaborés ces derniers mois par l’ex-Premier ministre britannique, Tony Blair – projets qui ont été évoqués la semaine dernière dans le Times of Israel.

Le président turc Recep Tayyip Erdogan a qualifié la rencontre avec Trump de « très fructueuse ».

La Turquie, qui est membre de l’OTAN, a durement critiqué les attaques israéliennes à Gaza, contre le Hamas – Erdogan soutient fortement le groupe terroriste – et le pays affirmé qu’elles constituaient un génocide, ce que Jérusalem nie catégoriquement.

La Turquie a cessé toutes relations commerciales avec Israël, incité la communauté internationale à prendre des mesures à son encontre et exigé un cessez-le-feu immédiat à Gaza.

Erdogan a annoncé aux journalistes la prochaine publication d’une déclaration commune suite à cette réunion, se disant « satisfait » de ses résultats, sans plus de précisions.

Selon l’agence de presse officielle émiratie WAM, la réunion a surtout évoqué la fin de la guerre à Gaza et la conclusion d’un cessez-le-feu permanent, sans faire l’impasse sur la libération des otages et les mesures nécessaires pour faire face à l’aggravation de la crise humanitaire dans l’enclave en proie à la guerre.

Trump « du côté d’Israël »

Lors d’une rencontre à l’ONU, plus tôt dans la journée, avec le président français Emmanuel Macron, dont le pays a été l’un des nombreux à avoir reconnu, la veille, un État palestinien lors d’une conférence franco-saoudienne sur la solution à deux États, Trump a déclaré aux journalistes que les dirigeants des pays musulmans et lui-même allaient « voir pour faire quelque chose pour » mettre fin à la guerre à Gaza.

« Nous voulons arrêter tout cela. Nous voulons récupérer nos otages, leurs otages », a-t-il déclaré à propos des otages enlevés par les terroristes dirigés par le Hamas lors du pogrom du 7 octobre 2023 contre Israël, à l’origine de la guerre à Gaza.

Assis aux côtés de Macron, Trump a ajouté : « Je suis du côté d’Israël. J’ai vraiment toujours été du côté d’Israël, toute ma vie ; nous allons trouver une solution, et ce sera une solution bonne pour tout le monde. »

Interrogé sur la décision de Macron de reconnaître l’État palestinien, Trump a renvoyé à son discours à la tribune de l’Assemblée générale de l’ONU. « Je pense que c’est un honneur fait au Hamas et qu’on ne peut pas faire une chose pareille à cause du 7 octobre. On ne peut vraiment pas faire ça. »

« Personne n’a oublié le 7 octobre », a répondu Macron. « Mais après près de deux ans de guerre, quel est le résultat ? » a ajouté Macron en concluant : « Ce n’est pas la bonne façon de faire. »

Macron a par ailleurs déclaré que l’assassinat par Israël des dirigeants du Hamas était un « grand succès » mais qu’il y avait « autant d’hommes armés du Hamas que le premier jour. Il n’est pas possible de démanteler le Hamas. Ce n’est pas la bonne façon de faire. Nous avons besoin d’un processus à part entière. »

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