L’UE défend l’avis de la CIJ sur « l’occupation » israélienne

L'avis rendu par la Cour internationale de justice n'est pas contraignant mais pourrait accroître encore la pression internationale sur Israël face à la guerre dans la bande de Gaza

Le chef de la politique étrangère de l'Union européenne, Josep Borrell, s'exprimant lors d'un débat sur l'attaque de l'Iran contre Israël, à Strasbourg, dans l'est de la France, le 24 avril 2024. (Crédit : Jean-Francois Badias/AP)

L’avis rendu par la Cour internationale de justice (CIJ) jugeant illégale « l’occupation » par Israël de territoires palestiniens depuis 1967 est « largement cohérent » avec les positions de l’UE, estime samedi le chef de la diplomatie européenne Josep Borrell.

« Dans un monde de violations constantes et croissantes du droit international, il est de notre devoir moral de réaffirmer notre engagement indéfectible envers toutes les décisions de la CIJ de manière cohérente, quel que soit le sujet en question », ajoute le Haut Représentant de l’UE pour les Affaires étrangères, dans un communiqué.

L’Union européenne « prend bonne note » de cet avis consultatif rendu vendredi par la plus haute juridiction de l’ONU, explique-t-il.

La CIJ conclut que « la présence continue de l’État d’Israël dans le territoire palestinien occupé est illégale et doit être terminée le plus rapidement possible », rappelle Josep Borrell.

« L’État d’Israël a l’obligation de cesser immédiatement toutes les nouvelles activités de colonisation et d’évacuer tous les colons du territoire palestinien occupé », résume-t-il. Et « tous les États ont l’obligation de ne pas reconnaître cette situation comme légale et de ne pas fournir d’aide ou d’assistance au maintien de la situation créée par cette présence illégale ».

Ces conclusions de la CIJ « sont largement cohérentes avec les positions de l’UE qui sont elles-mêmes entièrement alignées sur les résolutions de l’ONU concernant le statut du territoire palestinien occupé », déclare le Haut Représentant.

Vue de l’implantation de Neve Daniel en Cisjordanie, au Gush Etzion, le 29 juin 2020. (Crédit : Gershon Elinson/Flash90)

L’avis rendu par la Cour internationale de justice, qui siège à La Haye, n’est pas contraignant mais pourrait accroître encore la pression internationale sur Israël face à la guerre dans la bande de Gaza.

La présidence de l’Autorité palestinienne avait salué vendredi un avis « historique » et « une victoire », demandant à Israël de « mettre fin à l’occupation » et aux « colonies ».

Le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu avait cependant dénoncé une « décision mensongère ». « Les Juifs ne sont pas des occupants sur leur propre terre », a-t-il martelé.

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