L’UE « sur le point de le point de finaliser l’étiquetage » des produits des implantations
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L’UE « sur le point de le point de finaliser l’étiquetage » des produits des implantations

"Nous devons faire en sorte de pouvoir distinguer les produits des territoires occupés par Israël," a déclaré le chef de la diplomatie luxembourgeoise

Le ministre luxembourgeois des Affaires étrangères Jean Asselborn (D) lors d'une conférence de presse  de la réunion du Conseil Affaires étrangères de l'UE à Luxembourg, le 5 septembre 2015. (John Thys / AFP)
Le ministre luxembourgeois des Affaires étrangères Jean Asselborn (D) lors d'une conférence de presse de la réunion du Conseil Affaires étrangères de l'UE à Luxembourg, le 5 septembre 2015. (John Thys / AFP)

La chef de la diplomatie européenne, Federica Mogherini, a déclaré samedi que l’UE doit prochainement finaliser sa décision sur la façon d’étiqueter les produits fabriqués dans les implantations juives situées au-delà de la Ligne verte, a rapporté Haaretz samedi.

Lors d’une réunion des ministres des Affaires étrangères européens dont le sujet dominant à l’ordre du jour était la récente crise des migrants en Europe, Mogherini a déclaré que le bloc de 28 nations avait encore du travail sur la question de l’étiquetage des produits des implantations de Cisjordanie.

En avril, 16 ministres des Affaires étrangères ont écrit une lettre conjointe à Mogherini, lui demandant de promouvoir le processus d’étiquetage de produits des « colonies ».

Parmi les signataires figuraient les ministres des Affaires étrangères d’Italie, de l’Autriche, de Belgique, de Grande-Bretagne, du Danemark, des Pays-Bas, de la Hongrie, du Luxembourg, de Malte, de Slovénie, d’Espagne, du Portugal, de la Finlande, de France et de la Suède.

La chef de la Politique étrangère de l'UE Federica Mogherini parle aux journalistes au siège de l'Union européenne à Bruxelles, en Belgique, le 20 juillet 2015. (AFP/John Thys)
La chef de la Politique étrangère de l’UE Federica Mogherini parle aux journalistes au siège de l’Union européenne à Bruxelles, en Belgique, le 20 juillet 2015. (AFP/John Thys)

Un étiquetage spécifique des produits d’exportation sur les denrées et les fleurs donnerait aux consommateurs le choix d’acheter le produit, soutiennent les partisans de l’étiquetage. Actuellement, tous ces produits portent le label « Made in Israel ».

« Nous devons faire en sorte que les consommateurs puissent distinguer les produits en provenance des territoires occupés par Israël, » dit Jean Asselborn, ministre des Affaires étrangères du Luxembourg. Le Luxembourg assure actuellement la présidence tournante de six mois de l’UE.

« Nous ne faisons qu’appliquer les règles internationales », dit-il, ajoutant qu’il attend une solution d’ici la fin 2015.

La question de l’étiquetage des produits des implantations est à l’ordre du jour depuis plusieurs années au sein de l’UE. Les opposants à la loi estiment que l’étiquetage ralentira la reprise des négociations de paix israélo-palestiniennes.

En Israël, les avis sont partagés quant à savoir si l’étiquetage des produits ralentira la croissance économique ou aura un effet négligeable.

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