Lyon/Semaine contre le racisme : Des étudiants réclament l’exclusion de la LICRA
D’après les auteurs du texte, il existerait 'de nombreuses ambiguïtés' de la part de la LICRA, 'notamment vis-à-vis de son rapport à l'islamophobie, ainsi qu'à la laïcité'
Le syndicat Solidaires étudiant-e-s a réclamé lundi sur Facebook l’exclusion de la Ligue internationale contre le racisme et l’antisémitisme (LICRA) de la semaine contre le racisme et l’antisémitisme organisée du 21 au 28 mars à Sciences Po Lyon.
Du mardi au vendredi, soit à quatre reprises durant la semaine, le programme prévoit une vidéo-rencontre entre les étudiants et un bénévole de la LICRA.
Le communiqué du syndicat Solidaires a été publié en commun avec le Collectif Pamplemousse, « collectif féministe intersectionnel basé à Sciences Po Lyon ».
Ces deux mouvements disent s’interroger sur « la présence de la LICRA au sein de cette programmation, et plus globalement de son partenariat avec Sciences Po Lyon ». D’après les auteurs du texte, il existerait « de nombreuses ambiguïtés » de la part de la LICRA, « notamment vis-à-vis de son rapport à l’islamophobie, ainsi qu’à la laïcité ».
« Les institutions comme Sciences Po Lyon doivent s’entourer de collectifs et associations dont le travail se montre à la hauteur de la lutte. La LICRA n’en fait pas partie », concluent les associations.
La LICRA a contre-attaqué sur Twitter.
« La fraction étudiante de #Solidaires veut nous ‘canceller’ pour cause de défense de l’universalisme. Nous n’avons aucune leçon de maintien à recevoir de la part d’un syndicat qui organise des formations en non-mixité ‘raciale’. Mais alors, vraiment aucune », a notamment écrit la LICRA.
La LICRA n’a pas été déprogrammée de cette semaine contre le racisme, et la direction de l’IEP n’a pas réagi à la demande du syndicat.
Il y a quelques semaines, deux enseignants de l’IEP de Grenoble ont été accusés par des collages publics d’islamophobie, déclenchant une vaste polémique.