Macron à Netanyahu : tout « transfert forcé de population » constituerait un « crime de guerre »

Lors d'un entretien téléphonique avec Benjamin Netanyahu, le dirigeant français a aussi condamné 'fermement les récentes annonces israéliennes en matière de colonisation'

Le Premier ministre Benjamin Netanyahu 'à droite) saluant le président français Emmanuel Macron avant une réunion à Jérusalem, le 24 octobre 2023. (Crédit : Ena/POOL/AFP)

Le président français Emmanuel Macron a haussé le ton dimanche envers le Premier ministre israélien, Benjamin Netanyahu, marquant à nouveau « sa ferme opposition » à une offensive israélienne sur Rafah et avertissant que « le transfert forcé de population constituait un crime de guerre ».

Lors d’un entretien téléphonique avec Benjamin Netanyahu, le dirigeant français a aussi condamné « fermement les récentes annonces israéliennes en matière de colonisation », a indiqué l’Elysée dans un communiqué. Israël a annoncé vendredi la saisie de 800 hectares de terres en Cisjordanie.

Il a également fait part de son intention de porter au Conseil de sécurité de l’ONU un projet de résolution pour appeler à « un cessez-le-feu immédiat et durable » à Gaza. Moscou et Pékin se sont opposés vendredi à une proposition de résolution similaire de Washington, dénonçant notamment un texte « hypocrite ».

Cinq mois et demi d’une guerre dévastatrice ont plongé la bande de Gaza dans une situation humanitaire catastrophique.

Le président français a insisté pour qu’Israël ouvre « sans délai et sans conditions tous les points de passage terrestres existant vers la bande de Gaza ».

Emmanuel Macron a également échangé au téléphone dimanche avec le roi Abdallah II de Jordanie.

Les deux dirigeants « ont évoqué le bilan et la situation humanitaire injustifiables à Gaza », selon l’Elysée.

Ils ont plaidé de concert pour un cessez-le-feu « immédiat et durable » et « insisté sur le fait que soumettre des civils à un risque de famine était injustifiable ».

Ils ont plébiscité une solution à deux États, « seule à même de répondre aux aspirations légitimes des Israéliens et des Palestiniens à la paix et la sécurité » et qui « implique la création d’un État palestinien incluant Gaza ».

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