Marjorie Taylor Greene accuse Trump de privilégier les intérêts israéliens

La membre du parti républicain estime que le président ne défend plus la politique 'America First'

Marjorie Taylor Greene dans une interview accordée à l'émission « 60 Minutes » de CBS, le 8 décembre 2025. (Crédit : Capture d'écran/YouTube ; utilisée conformément à la clause 27a de la loi sur le droit d'auteur)

Dans une interview accordée à l’émission « 60 Minutes », la députée républicaine Marjorie Taylor Greene a présenté lundi sa rupture avec le président américain Donald Trump comme un désaccord sur la signification de ce que « l’Amérique d’abord » veut dire, accusant le président de privilégier les intérêts de l’establishment et les enjeux internationaux, notamment en faisant passer les besoins nationaux des États-Unis après ceux d’Israël.

« Pour un président America First, la priorité numéro un aurait dû être la politique intérieure, et ce n’était pas le cas », a déclaré Greene à la journaliste de CBS Lesley Stahl.

« Une fois que nous aurons réglé tous les problèmes ici, alors, très bien, nous parlerons au reste du monde. »

Elle affirme que Trump « a servi les intérêts d’Israël, allant même jusqu’à attaquer l’Iran », ajoutant à cela ce qu’elle appelle son service aux « grandes entreprises pharmaceutiques » et aux « donateurs cryptés ».

Sa critique de l’alignement de Trump sur les groupes pro-Israël est également sans détour.

Interrogée sur les raisons pour lesquelles elle s’opposait à la loi sur la sensibilisation à l’antisémitisme, qui oblige le département de l’Éducation à utiliser la définition de l’antisémitisme de l’International Holocaust Remembrance Alliance (IHRA) lors des enquêtes sur les cas de discrimination dans les universités, Greene a répondu qu’elle avait déjà condamné l’antisémitisme par le passé.

« Depuis que je suis membre du Congrès, nous avons adopté plusieurs résolutions qui dénoncent constamment l’antisémitisme. J’ai déjà voté à plusieurs reprises pour dénoncer l’antisémitisme », a-t-elle expliqué.

« Cela devient un exercice qu’ils imposent au Congrès, et j’en ai tout simplement eu assez », une remarque qui semble faire allusion aux lobbyistes pro-Israël.

« La plupart des membres du Congrès acceptent les dons de l’AIPAC, mais pas moi », a-t-elle ajouté, faisant référence à l’important groupe de pression américain pro-Israël.

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