Mélenchon crée la polémique en reliant cette fois la Marseillaise à Gaza

En meeting à Creil le 12 février, le chef de LFI a raconté une anecdote sur son rapport à l'hymne national français

Jean-Luc Mélenchon (au centre), leader du parti de gauche La France Insoumise (LFI), membre de la coalition de gauche Nouveau Front populaire (NFP), entouré de l'avocate franco-palestinienne et députée européenne Rima Hassan (centre-droite) et du député LFI Manuel Bompard (centre-gauche) prononçant un discours après l'annonce des résultats du premier tour des élections législatives, à La Faïencerie, à Paris, le 30 juin 2024. (Crédit : Dimitar Dilkoff/AFP)

La scène se déroule mercredi 12 février, lors d’un meeting organisé à Creil, dans l’Oise et a été largement reprise sur les réseaux sociaux. Officiellement venu soutenir trois candidats aux municipales dans l’agglomération creilloise, le fondateur de La France insoumise (LFI), Jean-Luc Mélenchon, a finalement marqué les esprits par une séquence consacrée à l’hymne national.

« Je vais vous en dire une qui va faire horreur et provoquer des histoires, mais ça fait bien réfléchir. »

« Moi j’ai toujours chanté la Marseillaise », assure-t-il, tout en reconnaissant que « des fois, les paroles paraissent quand même un peu dures. »

Devant une salle attentive, Jean-Luc Mélenchon replace le chant dans son contexte historique. « Évidemment, c’est un chant de guerre. Tous les autres s’étaient ligués contre nous, les Français, et puis nous voilà partis à la bataille », rappelle-t-il, soulignant la dimension martiale du chant de guerre écrit en pleine période révolutionnaire par Rouget de Lisle et dans le sillage de la déclaration de guerre contre l’Autriche.

Il poursuit : « Depuis quelque temps, les massacres de guerre me mettaient mal à l’aise. Pas avec l’hymne national, je ne l’ai jamais été », tient-il à préciser, distinguant son attachement au symbole de son malaise face aux images contemporaines des conflits.

C’est alors qu’il relate une conversation récente. « L’autre soir, c’est une copine qui m’a dit : ‘Si tu veux que ça passe mieux, t’as qu’à penser que t’es en train de chanter ça à Gaza’. » La suggestion déclenche des applaudissements dans la salle. Le leader insoumis acquiesce : « C’est elle qui a raison ».

Reprenant un extrait bien connu, il conclut : « Ceux qui viennent jusque dans nos bras, etc. Alors ça m’a mis à l’aise. »


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