Mladenov : Gaza face à une reprise de la guerre ou à une impasse permanente
Ce message intervient alors que le plan de Trump marque le pas, en grande partie du fait de désaccords entre le Conseil, le Hamas et Israël quant au désarmement du groupe terroriste et au retrait de Tsahal
À l’occasion du troisième anniversaire du pogrom du 7-Octobre perpétré par le Hamas, Nickolay Mladenov, envoyé spécial du Conseil de paix soutenu par les États-Unis, a exhorté les Israéliens, les Palestiniens et la communauté internationale à soutenir le plan du président américain Donald Trump pour la bande de Gaza, mettant en garde contre le fait que l’absence de mise en œuvre de ce plan pourrait conduire soit à une reprise de la guerre, soit à un contrôle militaire sans fin, plutôt qu’à une solution durable.
Dans un article publié dans le quotidien émirati The National, Mladenov a affirmé que Gaza est désormais confrontée à trois scénarios possibles : soit un retour à une guerre récurrente entre Israël et le Hamas ; soit des mesures humanitaires et une gouvernance limitées et sans durée déterminée ; soit, conformément au plan, une transition fondée sur le désarmement du Hamas, la déradicalisation, une gouvernance civile palestinienne et la reconstruction.
Ce message intervient alors que le plan de Trump marque le pas, en grande partie en raison de désaccords entre le Conseil de paix, le Hamas et Israël concernant les conditions et le calendrier du désarmement du groupe terroriste et des retraits de Tsahal. Les dirigeants israéliens ont souligné à plusieurs reprises qu’aucune reconstruction de Gaza ne pouvait être envisagée tant que le groupe terroriste ne se serait pas désarmé.
Le premier scénario, a écrit Mladenov, verrait le Hamas reconstituer ses capacités militaires et Israël se préparer à une nouvelle vague de guerre. Le second laisserait Gaza « en suspens, dans un état d’incertitude permanente », avec une reconstruction qui ne progresserait guère.
« Le désespoir est une base fragile pour la paix et un excellent outil de recrutement pour l’extrémisme », a-t-il mis en garde, affirmant que la seule alternative viable repose sur « un désarmement vérifié, la déradicalisation, une gouvernance civile palestinienne responsable, un retrait israélien progressif et la reconstruction ».
« Aucun observateur sérieux ne devrait s’attendre à ce que les Israéliens envisagent l’avenir comme si [le 7-Octobre] n’avait jamais eu lieu », a ajouté Mladenov. Abordant les préoccupations israéliennes concernant le retrait, notamment après le désengagement de 2005 de la bande de Gaza, il a souligné que « les dispositions en matière de sécurité doivent être vérifiées et appliquées », ajoutant toutefois que « les murs, les zones tampons et les opérations militaires récurrentes ne peuvent garantir une sécurité durable si Gaza reste en proie à une instabilité permanente et sous le contrôle de factions armées ».
Il a également fait valoir que Gaza ne pourra se construire un meilleur avenir « sans s’attaquer aux idéologies et aux discours qui ont banalisé la violence et l’extrémisme ».