Mort de Khamenei : Mélenchon dénonce une « négation de tout droit international »
Olivier Faure, estime lui aussi 'urgent que le processus de transition soit placé sous l'égide des Nations unies, afin d'éviter que le chaos ne succède à la tyrannie'
Le leader du parti d’extrême-gauche la France insoumise (LFI), Jean-Luc Mélenchon, a « dénoncé la négation de tout droit international » dimanche après la mort du guide suprême iranien, Ali Khamenei, dans des bombardements américains et israéliens en Iran.
« La mort d’Ali Khamenei, bourreau du peuple iranien, ne justifie pas les moyens qui l’ont provoquée. Enlever ou assassiner les dirigeants dont on combat la politique, c’est nier tout droit international », a écrit Mélenchon sur le réseau social X, estimant que la guerre menée par Israël et les États-Unis relève de la « volonté suprémaciste de Trump et Netanyahu ».
« Face au danger qui monte, plus que jamais, le droit et les Nations unies sont les seuls moyens de la France », ajoute le leader insoumis.
Le premier secrétaire du Parti socialiste, Olivier Faure, estime lui aussi « urgent que le processus de transition soit placé sous l’égide des Nations unies, afin d’éviter que le chaos ne succède à la tyrannie ».
« Le bourreau Khamenei est mort. Nous ne pleurerons pas celui qui, sans trembler, a fait tirer sur la courageuse jeunesse iranienne pour conserver son pouvoir », a-t-il également affirmé sur X, estimant que son « bilan [était] écrit avec le sang de ses innombrables victimes ».
« La question est désormais simple et vertigineuse : qui va le remplacer ? Que feront les sanguinaires Gardiens de la révolution ? Résisteront-ils au prix d’une guerre civile à ce peuple qui crie ‘femme, vie, liberté’ ? », s’interroge-t-il.
Toujours à gauche, les Écologistes ont dénoncé l’offensive américano-israélienne, « une escalade impérialiste » qui « mène au chaos », dans un communiqué publié avant l’annonce de la mort de Khamenei.
Annoncée samedi par le président américain Donald Trump, la mort du guide suprême, à la tête de la République islamique depuis 36 ans, a été confirmée tôt dimanche matin par la télévision d’État iranienne. Le Corps des Gardiens de la Révolution islamique (CGRI), le bras armé du régime iranien, a promis « un châtiment sévère » aux responsables.
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