Municipales à Paris : Rima Hassan s’en prend cette fois à Ariel Weil
L’eurodéputée de La France insoumise a critiqué la présence d’Ariel Weil, maire de Paris Centre, sur la liste PS pour les municipales, l’accusant de défendre la politique israélienne
La campagne pour les élections municipales à Paris est secouée par une vive polémique entre l’eurodéputée de La France insoumise, Rima Hassan, et le maire de Paris Centre, Ariel Weil. Ce mardi 10 février, Rima Hassan a qualifié sur son compte X la liste du Parti socialiste menée par Emmanuel Grégoire de « liste qui promeut des discours génocidaires ».
L’eurodéputée dénonce notamment la présence d’Ariel Weil, petit-fils de deux rescapés de la Shoah. Selon elle, le maire de Paris Centre serait un « grand défenseur de l’idéologie coloniale sioniste » et l’un des « initiateurs du Cercle socialiste des ami·e·s d’Israël », un projet visant à créer un groupe pro-Israël au sein du Parti socialiste. Rima Hassan l’accuse également de soutenir « inconditionnellement » ce qu’elle qualifie de « régime d’apartheid, fasciste, colonial et génocidaire », appelant les électeurs de gauche à ne pas voter pour la liste PS.
Ces propos ont immédiatement suscité une réaction sur les réseaux sociaux, de nombreux internautes dénonçant des accusations antisémites.
Ariel Weil a répondu dans la foulée sur X, accusant Rima Hassan de vouloir « faire oublier » son soutien passé au régime syrien de Bachar el-Assad : « Quand on a protégé le régime sanguinaire syrien, le meilleur moyen de tenter de le faire oublier, c’est d’accuser les autres », a-t-il écrit, ajoutant : « Mais on n’oublie rien Rima Hassan ! Le parti du soutien aux dictateurs. »
Rima Hassan est déjà connue pour ses déclarations violentes sur l’État d’Israël. Elle avait été accusée d’apologie du terrorisme pour avoir défendu le Hamas, qualifiant son action de « légitime » et affirmait que le mouvement disposait d’un « droit à résister contre une occupation étrangère ». Elle avait également remis en question les chiffres de l’antisémitisme publiés par le Conseil représentatif des institutions juives de France (Crif).