Netanyahu à l’opposition : calmez-vous, je ne vais nulle part

Lapid dit au Premier ministre qu’il ne peut pas noyer l’affaire des sous-marins ; l’Union sioniste promet une enquête de la Knesset

Le Premier ministre Benjamin Netanyahu préside la réunion hebdomadaire du cabinet, dans ses bureaux, à Jérusalem, le 20 novembre 2016. (Crédit : Emil Salman/Pool)

Le Premier ministre Benjamin Netanyahu a rejeté les accusations formulées contre lui lors d’une réunion du Likud, déclarant à ses députés, à la presse et au public que l’opposition devrait arrêter d’essayer de torpiller son mandat à travers des accusations de conflit d’intérêts concernant un accord d’achat de sous-marins à une entreprises allemande, pour une valeur de plusieurs milliards de shekels.

« Vous pouvez vous calmer, je vais rester ici encore longtemps », a-t-il déclaré, s’adressant apparemment aux membres de l’opposition à la Knesset.

Il a ensuite semblé les mettre au défi du duel démocratique.

« Présentez vos propositions au public, nous présenterons nos positions et réussites et le public tranchera. C’est comme cela que la démocratie fonctionne », a-t-il déclaré.

De nouvelles élections ne sont pas prévues avant trois ans.

Yaïr Lapid, le 27 juillet 2015 (Crédit : Yonatan Sindel/Flash90)

Pour sa part, Yair Lapid, le chef du parti Yesh Atid, a à nouveau appelé à une « investigation minutieuse » sur les accusations de conflit d’intérêt à l’encontre de Netanyahu et son avocat personnel David Shimron.

« J’ai vu, depuis trois jours déjà, des efforts pour […] étouffer l’affaire des sous-marins, a-t-il déclaré au début de la rencontre hebdomadaire du parti. Cela ne fonctionnera pas. »

Lapid a déclaré que les achats des sous-marins ont été effectués aux dépens d’autres équipements militaires, comme des véhicules blindés renforcés, affirmant qu’il « s’agit du même budget ».

Les achats militaires doivent être « les plus clairs » et « les plus transparents », a-t-il déclaré.

« On ne peut pas nous dire que ‘ça va, le Premier ministre ne savait rien’. Si le Premier ministre ne savait rien, c’est loin d’être acceptable », a-t-il ajouté.

« Il doit y avoir une enquête sur ce sujet. Pourquoi Shimron n’a-t-il rien dit au Premier ministre ? Pourquoi cela a été caché au cabinet et à la commission des Affaires étrangères et de la Défense ? Quelle somme a-t-il perçue ? »

Isaac Herzog, dirigeant du Parti travailliste, pendant une conférence du parti à Tel Aviv, le 31 juillet 2016. (Crédit : Tomer Neuberg/Flash90)

L’Union Sioniste a elle déclaré vouloir demander une enquête parlementaire spéciale dans cette affaire.

Le chef de l’opposition, Isaac Herzog, a déclaré que le procureur général, le contrôleur de l’état et la Knesset devaient tous mener une enquête sur l’affaire.

« Il n’y a pas d’autre alternative que d’exposer toute l’affaire au grand jour », a déclaré Herzog, qui a ensuite ajouté que « la personne qui a peur de la lumière du jour, c’est Bibi Netanyahu. »

L’affaire « soulève de sérieuses questions », a déclaré Herzog.

« Il est temps de faire face au public et de prendre ses responsabilités », a-t-il déclaré au Premier ministre.

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