Netanyahu aurait bloqué un projet de loi revenant sur les Accords d’Oslo

Ce projet de loi, proposé par une députée du parti Otzma Yehudit, a vocation à autoriser la création d’implantations dans toute la Cisjordanie

Bill Clinton regarde Yitzhak Rabin et Yasser Arafat se serrer la main lors de la signature historique des accords d'Oslo, le 13 septembre 1993. (Crédit : courtoisie GPO)

Dimanche, la Commission des lois s’est, sur ordre du Premier ministre Benjamin Netanyahu, opposée au projet de loi visant à abroger les accords d’Oslo, a déclaré un responsable israélien au Times of Israel, ajoutant que le secrétaire du gouvernement, Yossi Fuchs, avait dit aux ministres que « ce projet de loi nécessite une coordination et une coopération avec les Américains ».

« Le gouvernement israélien a décidé dimanche de ne pas aller de l’avant avec le projet de loi proposé par la députée de la Knesset Limor Son Har-Melech, visant à annuler les accords d’Oslo afin de permettre l’établissement d’implantations dans les zones A et B en Judée et Samarie », a précisé la source, ajoutant que cela avait été « fait sur ordre du Premier ministre ».

Négociés par les États-Unis et signés dans les années 1990 par Israël et l’Organisation de libération de la Palestine (OLP), les Accords d’Oslo ont été à l’origine de l’Autorité palestinienne, à laquelle ils ont donné le contrôle de certaines parties de la Cisjordanie.

Ni Har-Melech ni le porte-parole de son parti d’extrême droite Otzma Yehudit n’ont donné suite aux demandes de commentaires.

Selon le résumé officiel des votes de la commission de ce dimanche qui a été communiqué aux journalistes, les délibérations des ministres sur la question ont été « reportées jusqu’à ce que le Premier ministre approuve la mise en discussion de la proposition ».

Les ministres ont en revanche apporté leur soutien à deux projets de loi de la coalition autorisant « une planification relativement rapide » de futures implantations et permettant au gouvernement de contourner l’obligation de permis « en cas de besoin stratégique national ».

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