Netanyahu veut une zone tampon à la frontière syrienne (média)
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Netanyahu veut une zone tampon à la frontière syrienne (média)

Dans le but de tenir l’Iran et le Hezbollah à l’écart, le Premier ministre serait en train d’exercer une forte pression pour des zones sécuritaires

Le Premier ministre Benjamin Netanyahu pendant une patrouille de sécurité sur le plateau du Golan, près de la frontière d'Israël avec la Syrie, le 11 avril 2016. (Crédit : Kobi Gideon/GPO)
Le Premier ministre Benjamin Netanyahu pendant une patrouille de sécurité sur le plateau du Golan, près de la frontière d'Israël avec la Syrie, le 11 avril 2016. (Crédit : Kobi Gideon/GPO)

Le Premier ministre Benjamin Netanyahu aurait demandé la création de zones tampons le long de la frontière syrienne avec Israël et la Jordanie dans le cadre de toute future résolution négociée à l’échelle internationale pour mettre fin à la guerre civile qui dure depuis six ans.

Selon un article publié dans le quotidien Haaretz vendredi, Netanyahu a présenté sa demande aux autorités américaines et à d’autres puissances mondiales, dans le but de tenir à distance du territoire israélien les combattants iraniens et du Hezbollah.

Netanyahu veut que les zones tampons soient mises en place sur le côté syrien de la frontière et sécurisées par des forces autres que celles d’Israël, a précisé l’article.

Les responsables israéliens ont pendant longtemps accusé les Gardiens de la révolution islamique d’essayer d’ouvrir un front anti-israélien dans le Golan syrien, aux côtés des forces du Hezbollah et des druzes locaux opposés à Israël.

Netanyahu a cherché l’aide de la Russie pour tenter de déjouer les tentatives de l’Iran et du groupe terroriste du Hezbollah d’utiliser la Syrie comme base pour attaquer Israël.

Netanyahu a abordé cette question avec le président russe Vladimir Poutine – dont les forces sont alignées sur l’Iran pour soutenir le régime syrien de Bashar Assad – lors d’une réunion à Moscou le mois dernier.

Des combattants du groupe terroriste chiite libanais du Hezbollah pendant les funérailles d'un membre du groupe mort aux combats en Syrie, dans le sud du Liban, à Kfar Hatta, le 18 mars 2017. (Crédit : Mahmoud Zayyat/AFP)
Des combattants du groupe terroriste chiite libanais du Hezbollah pendant les funérailles d’un membre du groupe mort aux combats en Syrie, dans le sud du Liban, à Kfar Hatta, le 18 mars 2017. (Crédit : Mahmoud Zayyat/AFP)

« Le Premier ministre exprimera la forte opposition d’Israël à la présence des forces iraniennes, et celles de ses intermédiaires, sur notre frontière nord et dans la Méditerranée dans le cadre des discussions en vue d’un accord de toute sorte », a déclaré le bureau de Netanyahu avant la réunion.

Le mois dernier, Chagai Tzuriel, directeur général du ministère des Renseignements, a déclaré au Times of Israël qu’empêcher l’Iran et le Hezbollah de s’installer dans le Golan était au sommet de la liste des priorités de l’appareil sécuritaire israélien.

« Si l’Iran et le Hezbollah parviennent à se baser en Syrie, ce serait une source permanente d’instabilité dans toute la région », a expliqué Tzuriel, se référant spécifiquement à la menace d’une base navale iranienne sur la Méditerranée. « Cela entraînerait également une instabilité dans les zones avec des minorités sunnites en dehors du Moyen-Orient ».

Au cours de la dernière année, Israël a mené de nombreuses attaques aériennes sur le territoire syrien, dont la plupart auraient ciblé les convois d’armes du Hezbollah.

En avril 2016, Netanyahu a admis pour la première fois qu’Israël avait attaqué des dizaines de convois transportant des armes en Syrie destinées au groupe terroriste basé au Liban, qui a participé à la guerre de 2006 contre Israël et qui se bat maintenant aux côtés du régime de Damas.

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