New-York: Des politiciens interpellés durant une manifestation anti-Netanyahu dénoncent leur arrestation
Ces responsables politiques sont poursuivis pour trouble à l'ordre public et ils devront comparaître devant le tribunal , ils risquent une amende
Les responsables politiques qui ont été interpellés par les forces de l’ordre dans la journée de vendredi pour avoir manifesté contre Israël devant le siège des Nations Unies ont reçu des citations à comparaître pour trouble à l’ordre public avant d’être remis en liberté, a indiqué la police de New York (NYPD).
Cette manifestation organisée par l’association anti-sioniste Jewish Voice for Peace s’est déroulée peu avant l’intervention du Premier ministre Benjamin Netanyahu devant l’Assemblée générale des Nations unies.
Selon la police de New York, des agents ont été dépêchés sur les lieux de ce rassemblement non déclaré. Ils ont constaté que des manifestants bloquaient la circulation.
Les agents ont demandé à plusieurs reprises aux personnes présentes de se disperser et leur ont précisé qu’elles pouvaient partir – mais qu’elles seraient arrêtées si elles continuaient à bloquer le carrefour.
La police de New York a fait état de 103 personnes placées en garde à vue. Jewish Voice for Peace a quant à elle avancé hier le chiffre de 104 arrestations.
Les personnes interpellées ont reçu des citations à comparaître pour trouble à l’ordre public.
Ce délit relève d’une infraction mineure et non d’un crime. Les manifestants ont donc été immédiatement relâchés. Ils devront cependant se présenter devant le tribunal, où ils risquent des sanctions légères, notamment une amende peu élevée, ou le classement sans suite de leur affaire.
Neuf personnalités politiques de gauche de la ville de New York figuraient parmi les personnes interpellées, notamment Darializa Avila Chevalier, vainqueure des primaires à la Chambre des représentants, Aber Kawas, candidate au Sénat de l’État, Alexa Avilés et Chi Ossé, conseillers municipaux, ainsi qu’Emily Gallagher, membre de l’Assemblée de l’État.
Ces neuf personnalités politiques ont toutes publié des photos ou des vidéos de leur interpellation sur les réseaux sociaux.
« Je refuse de laisser un criminel de guerre se promener dans les rues de notre ville en toute impunité », a affirmé Chevalier.
Plusieurs politiciens venus de l’extérieur de la ville ont bien participé à la manifestation, mais ils n’ont pas été arrêtés. ils n’auront donc pas besoin de revenir pour être jugés.