Nick Fuentes : « Mon problème avec Trump, c’est qu’il n’est pas Hitler »

Pour cet antisémite déclaré, qui gagne en popularité à droite et a été salué par certains progressistes, il y a 'une sacrée différence' entre ses opinions et celles de la gauche

Nick Fuentes, le streamer et antisémite déclaré qui a déjà déclaré qu'Hitler était « vraiment cool », gagne en popularité en tant que porte-parole de la droite. (Crédit : Capture d'écran/JTA)

JTA — À l’automne, une vidéo de Nick Fuentes critiquant Donald Trump s’est attiré les éloges de Jamaal Bowman, ancien membre progressiste du Congrès américain.

« Tu as fini par comprendre, Nick », a ainsi commenté Bowman, qui se positionne à gauche, semblant identifier un terrain d’entente entre lui-même et Nick Fuentes, homme d’extrême droite qui, dans sa vidéo, déclarait que Trump était « meilleur que les démocrates pour Israël, pour l’industrie pétrolière et gazière, pour la Silicon Valley et pour Wall Street », mais qu’il n’était pas « le meilleur pour nous ».

Mais aujourd’hui, Fuentes a affirmé qu’il n’y avait en réalité aucun terrain d’entente possible entre lui et la gauche de l’échiquier politique.

« Mon problème avec Trump, ce n’est pas qu’il soit Hitler. Mon problème avec Trump, c’est qu’il n’est pas Hitler », a affirmé Fuentes lors de son émission diffusée en streaming mardi, émission qui était principalement consacrée à la question de la possibilité d’une attaque américaine contre l’Iran.

Et de poursuivre : « Tous ces gens de gauche se demandent : ‘Pourquoi est-ce que je suis d’accord avec Nick Fuentes ?’ Je critique Trump parce qu’il n’y a pas assez d’expulsions, pas assez de brutalité de la part de l’ICE, pas assez de Garde nationale. C’est une sacrée différence ! »

Fuentes, streamer et antisémite déclaré qui a déjà affirmé qu’Hitler était « vraiment très cool », gagne en influence en tant que porte-parole de la droite. En octobre, son interview avec Tucker Carlson a plongé les républicains dans un débat – toujours en cours – sur l’antisémitisme au sein de leurs rangs, attisant la division entre l’aile pro-Israël du parti et l’aile isolationniste émergente « America First » (l’Amérique d’abord) qui est opposée à l’aide militaire américaine à Israël.

Fuentes, autrefois républicain pro-Trump et partisan du mouvement MAGA, est désormais à la tête du mouvement « groyper », qui prône des positions encore plus à droite. Sur le plateau de l’émission de Fuentes, on peut voir un chapeau et une tasse portant l’inscription « America First » sur son bureau.

Nick Fuentes, militant d’extrême-droite, tenant un rassemblement au Capitole, à Lansing, dans le Michigan, le 11 novembre 2020. (Crédit : Nicole Hester/Ann Arbor News via AP/Dossier)

Trump, dans une interview accordée au New York Times, s’est récemment exprimé sur les tensions croissantes au sein du Parti républicain, soulignant que les dirigeants républicains devaient « absolument » condamner tous ceux qui encouragent l’antisémitisme, et que lui-même n’approuvait pas la présence d’antisémites au sein du parti.

« Non, je ne les approuve pas. Nous n’avons pas besoin d’eux. Nous ne les aimons pas », a déclaré Trump lorsqu’un journaliste lui a demandé si les personnalités antisémites avaient une place au sein de la coalition républicaine.

À la question de savoir s’il condamnerait Fuentes, Trump a d’abord répondu qu’il ne connaissait pas ce streamer antisémite, avant de reconnaître qu’il avait dîné avec lui en 2022, en compagnie de Kanye West.

« J’ai dîné avec lui une fois. Il avait été invité par Kanye West. J’ignorais qui il [West] amenait », a ajouté Trump. « Il m’a dit : ‘Ça te dérange si j’amène un ami ?’ J’ai répondu : ‘Comme tu voudras.' » Et c’était Nick Fuentes ? Je ne connais pas Nick Fuentes. »

Au cours de l’interview, Trump a affiché son soutien inconditionnel à Israël, mentionnant la récente annonce de sa nomination pour la plus haute distinction civile israélienne, et se décrivant lui-même comme le « meilleur président des États-Unis de l’histoire du pays envers Israël ».

Fuentes, quant à lui, a passé mardi la plus grande partie de son émission à spéculer sur le fait que Trump ordonnerait aux États-Unis d’attaquer l’Iran, concluant que « Israël nous tient la main, et nous guide vers une guerre inévitable ».

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