Noa Tishby agressée lors d’un rassemblement pro-Palestiniens et anti-Israël à Paris
L’actrice et militante israélienne a publié une vidéo montrant plusieurs échanges tendus avec des manifestants dans la capitale, dénonçant insultes, menaces et « propagande incontrôlée »
L’actrice, productrice et militante israélienne Noa Tishby a publié lundi sur Instagram une vidéo affirmant avoir été agressée lors d’un rassemblement pro-Hamas organisé le 30 novembre à Paris. Les images, tournées par elle-même et par un accompagnateur, montrent une succession d’échanges tendus avec plusieurs manifestants et un climat de confrontation verbale parfois très violent.
Dès les premières secondes, la vidéo montre un individu arrachant le téléphone de la personne qui accompagne Tishby avant de le jeter au sol. L’activiste déclare alors qu’ils sont « en train d’être attaqués ».
Les minutes suivantes captent plusieurs altercations au cours desquelles certains participants crient des slogans accusant Israël d’être un « État d’apartheid » ou « génocidaire », tandis que d’autres affirment que Marwan Barghouti, figure du Fatah condamnée pour plusieurs meurtres de civils israéliens, aurait été injustement accusé et n’aurait « jamais commis d’actes violents ».
La séquence comporte également des insultes directes telles que « fuck les sionistes » et « fuck Israël », ainsi que des propos glorifiant le Hamas, présenté par une manifestante comme un mouvement « très populaire » qui « se bat pour la liberté ». Une autre participante accuse personnellement Noa Tishby d’avoir « du sang sur les mains ».
Selon la militante, la situation dégénère à un moment au point qu’elle se retrouve poursuivie par plusieurs protestataires.
En arrière-plan, on aperçoit de nombreux drapeaux palestiniens, ainsi que des drapeaux antifa et celui d’un mouvement indépendantiste de Nouvelle-Calédonie, territoire français du Pacifique. Dans le texte accompagnant sa vidéo, Tishby dénonce un rassemblement où, selon elle, « des militants crient des slogans sans connaître les faits les plus basiques », y voyant un symptôme de « propagande incontrôlée ».