« Notre unité fait notre force. Seul l’amour nous permettra de l’emporter », dit Avinatan Or

L'ancien otage est sorti de l'hôpital lundi et il a été accueilli par des sympathisants tout au long du trajet qui le ramenait au sein de l'implantation de Shiloh d'où il est originaire

Avinatan Or, récemment libéré après avoir été retenu en otage par le Hamas à Gaza, à son retour de l'hôpital dans sa maison de l'implantation de Shiloh, en Cisjordanie, le 21 octobre 2025. (Crédit : AP/Ohad Zwigenberg)

De retour chez lui après deux années passées dans les geôles du Hamas à Gaza, Avinatan Or a demandé mardi à une foule enthousiaste de rester fidèle à l’unité dont elle a su faire preuve dans la lutte en faveur de sa libération et de celle des autres otages.

« Après une très longue période passée dans les tunnels de Gaza, dans l’obscurité, je suis enfin ici, entouré de tout le peuple d’Israël, entouré d’amour », a dit Or à ses très nombreux soutiens.

« Nous sommes rentrés il y a huit jours, les autres otages et moi. Depuis ce moment, nous avons été submergés d’amour de toutes parts, l’amour apporté par la nation israélienne, par toutes les sources possibles et imaginables, qu’il s’agisse des soldats, des médecins, de la police israélienne ou des citoyens, des particuliers qui sont venus, qui nous ont soutenus et qui nous ont offert leur amour ».

Or, qui avait été pris en otage lors du festival de musique électronique Nova pendant le pogrom commis par le groupe terroriste du Hamas, le 7 octobre 2023, est resté seul pendant ses deux années de captivité, souvent dans des conditions extrêmement difficiles.

Il est sorti de l’hôpital lundi et il a été accueilli par des sympathisants tout au long du trajet qui le ramenait au sein de l’implantation de Shiloh.

« J’ai été coupé du monde pendant deux ans », a-t-il continué. « Je commence lentement à entendre le récit de tout ce qui s’est passé, et de toute l’unité et l’amour qui ont régné ici, dans le pays. Cela me rend vraiment heureux. Je tiens à remercier l’armée israélienne, les soldats étant les véritables héros de cette histoire. Grâce à eux, nous sommes rentrés chez nous. Grâce à eux, je suis ici aujourd’hui et je peux vous remercier, vous voir et recevoir tout votre amour ».

« Je souhaite que nous trouvions tous le moyen de nous saisir de cet amour et de cette unité et de les transmettre pour les années à venir, sans avoir besoin de guerres pour le faire. Notre unité, c’est notre force. Ce n’est qu’avec l’amour que nous l’emporterons », a-t-il conclu.

Ingénieur travaillant pour la société de high-tech Nvidia et second d’une fratrie de sept enfants, Or vivait à Tel-Aviv au moment de son enlèvement. Il est le compagnon de l’ex-otage Noa Argamani. Ils ont été enlevés ensemble.

Or a été libéré la semaine dernière avec 19 autres otages vivants, dans le cadre de l’accord de cessez-le-feu à Gaza entré en vigueur le 10 octobre, sous la pression des Etats-Unis.

Les images de son enlèvement avec sa compagne Noa au festival Nova, près de la frontière avec Gaza, diffusées en direct le 7 octobre 2023 sont devenues iconiques. Tandis que Noa Argamani est emmenée de force sur une moto, criant et les mains tendues vers lui, on le voit debout les mains attachées dans le dos entouré de plusieurs hommes.

L’ex-otage Avinatan Or retrouve sa petite amie et elle-même ex-otage, Noa Argamani, peu de temps après sa libération le 13 octobre 2025. (Tsahal)

Si Noa Argamani a été libérée après 248 jours dans une opération militaire à Nusseirat, dans le centre de la bande de Gaza, Avinatan Or n’est revenu de captivité qu’à la faveur du dernier cessez-le-feu le 13 octobre.

Pour Yehoudit Nitzan, une habitante de l’implantation, cette journée à un goût particulier car son fils Gilad Nehemya, qui connaissait Avinatan depuis son enfance est tombé au combat au début de la guerre à Gaza.

« Gilad est parti à la guerre le 7-Octobre pour notamment ramener Avinatan à la maison (…), deux ans après, Avinatan revient, je boucle la boucle », dit-elle à l’AFP, visiblement émue.

Gilad Nehemya Nitzan avait 21 ans. Il servait dans l’unité de reconnaissance au sein de la brigade Givati.

Pour Shani Strenger, une des responsables de l’implantation, cette journée est « merveilleuse ».

« Ça fait deux ans qu’on attend tous ce moment, c’est merveilleux, c’est un sentiment magnifique », dit-elle, sur fond de musique folklorique assourdissante.

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