Nouvelles sanctions américaines visant à assécher le financement du Hezbollah

Les sanctions américaines entraînent le gel de l'ensemble des avoirs détenus aux Etats-Unis par les personnes et entités visées

Des personnes en deuil assistant à une cérémonie marquant le premier anniversaire de l’élimination par Israël du chef du groupe terroriste chiite libanais du Hezbollah, Hassan Nasrallah, dans la ville de Deir Qanoun al-Nahr, près de Tyr, dans le sud du Liban, le 27 septembre 2025. (Crédit : Mahmoud Zayyat/AFP)

Les Etats-Unis ont annoncé mardi de nouvelles sanctions visant à assécher les sources de financement du Hezbollah libanais, proche de l’Iran.

« Les Etats-Unis s’engagent à soutenir l’Etat libanais et le peuple libanais en dénonçant et en perturbant le financement clandestin du Hezbollah par le régime iranien », a indiqué le département d’Etat dans un communiqué.

« En finançant le Hezbollah, l’Iran sape la souveraineté du Liban et la capacité du gouvernement libanais à mettre le pays sur la voie de la stabilité », a-t-il ajouté.

Les sanctions visent des relais du mouvement « qui continuent d’exploiter le secteur financier informel du Liban afin de générer des revenus pour le Hezbollah », selon le département du Trésor américain.

Elles visent en particulier la société d’échange d’or Jood SARL, qui dépend de Al-Qard al-Hassan, une société de microcrédits liée au Hezbollah, ainsi qu’un agent de l’équipe financière du Hezbollah basé en Iran.

Cet organisme, affilié au Hezbollah et visé par des sanctions américaines, offre des services bancaires à des centaines de milliers d’usagers.

Les sanctions américaines entraînent le gel de l’ensemble des avoirs détenus aux Etats-Unis par les personnes et entités visées.

Elles interdisent aussi à toute entreprise ou citoyen américain de faire des affaires avec elles, au risque d’être à leur tour frappés par des sanctions.

Le Hezbollah libanais, qui sort affaibli d’une guerre avec Israël en 2024, est soumis à une intense pression pour se désarmer. Mais à l’instar de son allié palestinien du Hamas, il refuse de rendre les armes.

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