Ohana autorisera un débat sur le choix d’un nouveau président de la Knesset si la demande émane de la majorité
Yisrael Beytenu et HaDemocratim réclament un vote pour élire un nouveau président de la Knesset dès la séance inaugurale de la 26e législature
Le président de la Knesset, Amir Ohana, a fait savoir jeudi qu’il organiserait un débat anticipé sur l’élection de son successeur si une majorité de députés en faisait officiellement la demande, répondant ainsi aux appels lancés par Yisrael Beytenu et HaDemocratim en faveur d’un vote dès la séance d’ouverture de la nouvelle Knesset, la semaine prochaine.
« Traditionnellement, l’élection du président de la Knesset a lieu lors de la formation du gouvernement », a écrit Ohana, député du Likud, dans un communiqué adressé aux dirigeants du bloc d’opposition quadripartite dirigé par des Juifs ainsi qu’aux partis arabes. Il a toutefois précisé qu’une exception pourrait être faite si une lettre signée par au moins 61 députés demandait l’élection anticipée d’un président.
« Nous respecterons la volonté des députés de la Knesset. Si une majorité d’entre eux demande un tel débat, je le programmerais à une date antérieure, au plus tard dans une semaine », a-t-il ajouté.
Ohana a également déclaré qu’il ne s’opposerait pas à quitter son poste de président de la Knesset, ajoutant : « Les médias peuvent donc cesser de relayer des théories du complot. »
Ce communiqué fait suite à des lettres distinctes envoyées à Amir Ohana par Yisrael Beytenu et HaDemocratim, dans lesquelles ces partis exigeaient que l’élection d’un nouveau président soit inscrite à l’ordre du jour de la séance inaugurale de la 26e Knesset, prévue mardi.
Suite à ce communiqué d’Ohana, la Liste arabe unie, chapeautée par des Arabes, a expliqué qu’elle aussi demanderait officiellement qu’il convoque « une séance urgente et immédiate » pour élire un nouveau président.
Le parti Yashar de Gadi Eisenkot s’est joint à cette demande, en adressant sa propre lettre à Ohana. Le parti a également annoncé avoir commencé à recueillir les signatures des nouveaux députés en faveur d’un vote visant à remplacer le président de la Knesset ; il prévoit de déposer cette demande officielle avant même la réunion du nouveau parlement.
Les partis opposés au bloc du Premier ministre Benjamin Netanyahu disposent du nombre de sièges nécessaire pour remplacer Ohana, puisqu’ils détiennent 67 sièges. Ils ne se sont toutefois pas encore accordés sur un successeur.
Le parti Beyahad de Naftali Bennett a proposé Yair Lapid, numéro deux du parti et chef sortant de l’opposition, dont la candidature est également soutenue par le dirigeant d’Yisrael Beytenu, Avigdor Liberman. Le parti Yashar de Gadi Eisenkot souhaiterait cependant que le poste revienne à l’un de ses propres députés – une demande que les autres partis ont rejetée.
Les six partis qui s’opposent à Netanyahu sont donc en mesure d’élire un nouveau président à la Knesset dès la séance inaugurale de la chambre, avant même la formation d’un nouveau gouvernement – une opération qui pourrait prendre des semaines, voire des mois.
Le président exerce une influence considérable sur les travaux parlementaires et, avec ses adjoints, sur l’ordre du jour législatif. Ohana ne peut pas bloquer un vote visant à élire son successeur, qui ne nécessite qu’une majorité simple – sous réserve que les partis d’opposition s’accordent sur un candidat.
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