ONU : la Costaricaine Rebeca Grynspan conforte son avance dans la course à la succession de Guterres

L’ancienne vice-présidente a obtenu 12 voix sur 15 lors d’un scrutin informel au Conseil de sécurité ; les préférences des cinq membres permanents restent inconnues

La Costaricaine Rebeca Grynspan participe à une réunion avec d’autres candidats d’Amérique latine et des Caraïbes au poste de secrétaire général de l’ONU, à Montevideo, en Uruguay, le 3 août 2026. (Crédit : Matilde Campodonico/AP)

Un scrutin informel organisé jeudi par le Conseil de sécurité des Nations unies montre que l’ancienne vice-présidente costaricaine Rebeca Grynspan a creusé son avance dans la course au poste de secrétaire général de l’ONU, selon des sources proches du processus de sélection.

Grynspan a recueilli 12 voix favorables et trois défavorables au sein du Conseil, composé de 15 membres, soit son meilleur résultat lors des huit scrutins à huis clos organisés ces derniers mois pour désigner le successeur d’Antonio Guterres, qui achève cette année son deuxième mandat de cinq ans.

La personne qui lui succédera devra faire face à de multiples crises, notamment plusieurs guerres, la réduction des contributions américaines à l’ONU et la perte d’influence politique de l’organisation, qui compte 193 États membres, alors que Washington s’est retiré de dizaines de ses agences.

Pour obtenir la recommandation du Conseil, un vote officiel sera nécessaire. Celui-ci devrait avoir lieu lorsqu’un candidat semblera avoir de fortes chances de l’emporter. Il lui faudra recueillir au moins neuf voix favorables et aucune voix défavorable des cinq membres permanents, à savoir, la France, le Royaume-Uni, les États-Unis, la Russie et la Chine. Le scrutin de jeudi n’a pas permis de connaître les préférences de ces cinq pays.

Six des sept scrutins organisés ces derniers mois ont placé Grynspan, qui est juive et entretient des liens familiaux et personnels avec Israël, légèrement en tête. Seul un scrutin, en août, avait donné l’avantage à l’ambassadrice du Guyana auprès de l’ONU, Carolyn Rodrigues-Birkett.

Lors du dernier scrutin, Rodrigues-Birkett est arrivée troisième avec huit voix favorables, derrière l’Argentin Rafael Grossi, directeur général de l’Agence internationale de l’énergie atomique (AIEA), qui en a recueilli neuf.

Les résultats sont très proches de ceux du scrutin de la semaine précédente, à l’exception d’une voix supplémentaire obtenue par Grynspan.

La diplomate des Émirats arabes unis Lana Nusseibeh, entrée tardivement dans la course, a également obtenu un résultat identique à celui de la semaine précédente. Elle s’est de nouveau classée quatrième, avec sept voix favorables, six défavorables et deux abstentions exprimées sous la forme « sans opinion ».

Vous avez apprécié cette lecture ? Rejoignez notre communauté et contribuez à faire vivre une information indépendante et de qualité. Merci de votre soutien !

read more: