Parcs d’attractions près de Paris: les élus locaux saluent une « opportunité historique » pour le territoire

Ce projet devrait entraîner '6 milliards d’euros d’investissements saoudiens' et '22 000 emplois' directs, a annoncé Emmanuel Macron sur le réseau social X

Le président français Emmanuel Macron (à droite) et le prince héritier d'Arabie saoudite Mohammed ben Salmane assistant à une cérémonie de signature d'un accord commercial à l'issue de leur rencontre, à l'Élysée, à Paris, le 24 août 2026. (Crédit : Lou Benoist/Pool Photo via AP)

Après l’officialisation d’un projet de parcs d’attractions dans le Val-d’Oise (région parisienne), signé lundi entre l’Elysée et l’Arabie saoudite, les élus locaux saluent une « opportunité historique » pour le territoire.

« C’est une belle manière de terminer l’aménagement de cette ville nouvelle qui a plus de 50 ans », s’est ainsi félicité auprès de l’AFP Jean-Paul Jeandon, président de la Communauté d’agglomération de Cergy-Pontoise, choisie pour accueillir les futurs chantiers.

Le site, emblématique, avait déjà vu naître il y a 35 ans l’un des premiers parcs d’attractions de France sur le thème des contes et légendes français: Mirapolis.

« C’est un projet d’envergure », ajoute M. Jeandon, soulignant qu’il « nécessiterait, bien évidemment, une concertation avec les élus, avec les habitants. »

A l’échelle du département, l’un des plus jeunes de France comptant « 16 000 jeunes qui entrent sur le marché du travail chaque année », rappelle-t-il, « c’est une énorme opportunité pour eux de pouvoir trouver des emplois qui leur correspondent. »

Car il devrait rapporter « 6 milliards d’euros d’investissements saoudiens » et « 22 000 emplois » directs, a annoncé Emmanuel Macron sur X.

Dans un communiqué, le groupe de La Gauche d’Île-de-France s’est aussi dit favorable au projet, pour le dynamisme de la région.

« Si nous avons des réserves sur la manière présidentielle d’aménager le territoire francilien, ce projet pourrait générer des milliers d’emplois en Ile-de-France et tout particulièrement dans le Val d’Oise », est-il indiqué.

Sur ce point, l’accent est mis sur une requête: la mise en place, avec le porteur du projet, de « clauses sociales permettant la formation et l’embauche de jeunes franciliens. »

« Le choix de ce site constitue une opportunité historique pour améliorer la branche Cergy du RER A qui souffre d’une fréquence réduite, dénoncée depuis des années par les élus locaux », pointe également le communiqué.

« Si on peut bénéficier d’une amélioration de l’offre de transport, notamment sur le RER A ou sur la circulation des bus, ce sera positif », abonde auprès de l’AFP Maryeme Bouslam, conseillère municipale d’opposition à Courdimanche, commune où les différents parcs devraient voir le jour.

Cependant, confie-t-elle, « je veux absolument que les élus, même de l’opposition, soient intégrés en phase de concertation et d’élaboration du projet. »

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