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Paris : Une rétrospective consacrée à l’artiste juif Mark Rothko

L’exposition à la Fondation Louis Vuitton rassemblera plus d'une centaine d'œuvres de cet artiste américain représentant de l'expressionnisme abstrait

À gauche : Mark Rothko, n°9/n°5/N°18, 1952. À droite : Mark Rothko, Autoportrait, 1936.
(Crédit : Kate Rothko Prizel & Christopher Rothko - Adagp, Paris, 1998)
À gauche : Mark Rothko, n°9/n°5/N°18, 1952. À droite : Mark Rothko, Autoportrait, 1936. (Crédit : Kate Rothko Prizel & Christopher Rothko - Adagp, Paris, 1998)

Mark Rothko, classé parmi les représentants de l’expressionnisme abstrait américain, fera l’objet d’une exposition en cette rentrée à Paris.

À partir du 18 octobre et jusqu’au 2 avril 2024, la Fondation Louis Vuitton (8 av. du Mahatma Gandhi, Paris 16e) présentera la première rétrospective à lui être consacrée en France depuis l’exposition au musée d’Art moderne de la Ville de Paris en 1999.

Cette rétrospective rassemblera quelques 115 œuvres issues des plus grandes collections institutionnelles et privées internationales.

Présentée chronologiquement dans tous les espaces de la Fondation, l’exposition retracera toute la carrière de l’artiste : de ses premières peintures figuratives aux œuvres abstraites pour lesquelles il est aujourd’hui connu.

L’exposition s’ouvrira ainsi sur des scènes intimistes et des paysages urbains – telles les scènes du métro new-yorkais – qui dominent la production de Rothko dans les années 1930, avant sa transition vers un répertoire inspiré des mythes antiques et du surréalisme à travers lesquels s’exprime, pendant la guerre, la dimension tragique de la condition humaine.

À partir de 1946, Rothko a opéré un virage important vers l’expressionnisme abstrait – catégorisation que l’artiste juif rejetait et jugeait « aliénante ». La première phase de cette bascule est celle des Multiformes, où des masses chromatiques sont suspendues dans une sorte d’équilibre sur la toile. Progressivement, celles-ci diminuent en nombre, et l’organisation spatiale de sa peinture évolue rapidement vers ses œuvres dites « classiques » des années 1950, où les formes rectangulaires se superposent.

En 1958, Rothko a été chargé de réaliser un ensemble de peintures murales pour le restaurant Four Seasons conçu par l’architecte Philip Johnson au Seagram Building à New York. Rothko a plus tard décidé de ne pas livrer les tableaux, conservant l’intégralité de la série. Onze ans plus tard, en 1969, l’artiste a fait don de neuf de ces tableaux – qui se distinguent des précédents par leurs teintes rouges profondes – à la Tate Gallery, qui consacre une salle de ses collections exclusivement à Rothko. Cette série sera exceptionnellement présentée dans l’exposition de la Fondation Louis Vuitton.

En 1960, la Phillips Collection, à Washington, premier musée d’art moderne d’Amérique, avait déjà consacré une salle permanente – la première « Rothko Room » – à l’artiste. La salle a été conçue en étroite collaboration avec lui, et les œuvres seront également présentées à Paris cet automne.

En 1961, le Museum of Modern Art de New York a organisé sa première grande rétrospective, une exposition qui a ensuite voyagé dans plusieurs villes européennes (Londres, Bâle, Amsterdam, Bruxelles, Rome et Paris). Dans les années 1960, Rothko a accepté de nouvelles commandes, notamment la chapelle Rothko, inaugurée en 1971 à Houston.

« Si depuis la fin des années 1950, Rothko privilégie des tonalités plus sombres, des contrastes sourds, l’artiste n’a pourtant jamais complètement abandonné sa palette de couleurs vives, comme en témoignent plusieurs toiles de 1967 et le tout dernier tableau rouge demeuré inachevé dans son atelier. Même la série des Black and Grey de 1969-1970 ne peut mener à une interprétation simpliste de l’œuvre associant le gris et le noir à la dépression et au suicide », écrit la Fondation Vuitton.

« La permanence du questionnement de Rothko, sa volonté d’un dialogue sans mots avec le spectateur, son refus d’être vu comme un ‘coloriste’, autorisent à travers cette exposition une lecture renouvelée de son œuvre – dans sa vraie pluralité », est-il ajouté.

Mark Rothko, né dans une famille juive à Dvinsk (Lettonie) en 1903, a émigré aux États-Unis avec sa famille en 1913.

Il est décédé à New York en 1970 et repose à East Marion (État de New York).

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