Pékin fait état de « signaux » iraniens en faveur de pourparlers avec les Etats-Unis
La Chine, allié de l'Iran, a vivement réprouvé les frappes américaines et israéliennes. Elle a aussi implicitement critiqué les frappes iraniennes contre les pays de la région
Le chef de la diplomatie chinoise, Wang Yi, a évoqué des « signaux » iraniens en faveur de négociations avec les Etats-Unis pour mettre fin à la guerre, et qui constituent selon lui « une lueur d’espoir ».
Le président américain Donald Trump est passé ces derniers jours d’une menace d’escalade de sa guerre contre l’Iran à l’annonce de pourparlers avec la République islamique, une affirmation toutefois vivement démentie par Téhéran.
« Les Etats-Unis et l’Iran ont tous deux émis des signaux en faveur de négociations, laissant entrevoir une lueur d’espoir pour la paix », a indiqué mercredi Wang Yi lors d’un appel téléphonique avec son homologue égyptien Badr Abdelatty.
« La communauté internationale doit encourager activement les parties au conflit à engager un dialogue. Dès lors qu’on commence à se parler, la paix redevient possible », a-t-il souligné, selon un communiqué de ses services diffusé dans la nuit.
Wang Yi n’a pas précisé à quels « signaux » iraniens il faisait référence.
Le ministre iranien des Affaires étrangères, Abbas Araghchi, a encore affirmé mercredi que l’Iran n’avait « pas l’intention de négocier » mais de « continuer à résister ».
De nombreuses incertitudes entourent l’éventualité de pourparlers entre Téhéran et Washington.
Donald Trump continue d’affirmer qu’un dialogue a lieu. « Ils négocient, et ils veulent absolument conclure un accord, mais ils ont peur de le dire », a affirmé le président américain.
Dans un appel téléphonique distinct avec son homologue turc Hakan Fidan mercredi, le chef de la diplomatie chinoise a déclaré que « la priorité absolue » demeurait de « promouvoir activement les pourparlers de paix ».
Wang Yi a salué le « rôle constructif » joué par Ankara pour « favoriser la reprise des négociations », selon le ministère chinois des Affaires étrangères.
La Chine, partenaire économique et politique de l’Iran, a vivement réprouvé les frappes américaines et israéliennes sur l’Iran. Elle a aussi implicitement critiqué les frappes iraniennes contre les pays de la région et le blocage du détroit d’Ormuz.