Pékin fait état de « signaux » iraniens en faveur de pourparlers avec les Etats-Unis

La Chine, allié de l'Iran, a vivement réprouvé les frappes américaines et israéliennes. Elle a aussi implicitement critiqué les frappes iraniennes contre les pays de la région

Le ministre chinois des Affaires étrangères Wang Yi s'exprimant lors d'une conférence de presse conjointe avec le ministre palestinien des Affaires étrangères Riyad al-Maliki, au ministère des Affaires étrangères, à Pékin, le 13 avril 2017. (Crédit : Mark Schiefelbein/AP)

Le chef de la diplomatie chinoise, Wang Yi, a évoqué des « signaux » iraniens en faveur de négociations avec les Etats-Unis pour mettre fin à la guerre, et qui constituent selon lui « une lueur d’espoir ».

Le président américain Donald Trump est passé ces derniers jours d’une menace d’escalade de sa guerre contre l’Iran à l’annonce de pourparlers avec la République islamique, une affirmation toutefois vivement démentie par Téhéran.

« Les Etats-Unis et l’Iran ont tous deux émis des signaux en faveur de négociations, laissant entrevoir une lueur d’espoir pour la paix », a indiqué mercredi Wang Yi lors d’un appel téléphonique avec son homologue égyptien Badr Abdelatty.

« La communauté internationale doit encourager activement les parties au conflit à engager un dialogue. Dès lors qu’on commence à se parler, la paix redevient possible », a-t-il souligné, selon un communiqué de ses services diffusé dans la nuit.

Wang Yi n’a pas précisé à quels « signaux » iraniens il faisait référence.

Le ministre iranien des Affaires étrangères, Abbas Araghchi, a encore affirmé mercredi que l’Iran n’avait « pas l’intention de négocier » mais de « continuer à résister ».

De nombreuses incertitudes entourent l’éventualité de pourparlers entre Téhéran et Washington.

Donald Trump continue d’affirmer qu’un dialogue a lieu. « Ils négocient, et ils veulent absolument conclure un accord, mais ils ont peur de le dire », a affirmé le président américain.

Dans un appel téléphonique distinct avec son homologue turc Hakan Fidan mercredi, le chef de la diplomatie chinoise a déclaré que « la priorité absolue » demeurait de « promouvoir activement les pourparlers de paix ».

Wang Yi a salué le « rôle constructif » joué par Ankara pour « favoriser la reprise des négociations », selon le ministère chinois des Affaires étrangères.

La Chine, partenaire économique et politique de l’Iran, a vivement réprouvé les frappes américaines et israéliennes sur l’Iran. Elle a aussi implicitement critiqué les frappes iraniennes contre les pays de la région et le blocage du détroit d’Ormuz.

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