Piratage informatique : l’Iran condamne les nouvelles sanctions américaines
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Piratage informatique : l’Iran condamne les nouvelles sanctions américaines

Les sanctions visent dix ressortissants et une société iranienne accusés d'une vaste campagne de piratage informatique contre des universités et des entreprises à travers le monde

Le porte-parole du ministère iranien des Affaires étrangères Bahram Ghassemi (Crédit : Capture d'écran YouTube)
Le porte-parole du ministère iranien des Affaires étrangères Bahram Ghassemi (Crédit : Capture d'écran YouTube)

L’Iran a condamné samedi les nouvelles sanctions américaines contre dix ressortissants et une société iranienne accusés d’une vaste campagne de piratage informatique contre des universités et des entreprises dans le monde.

« L’Iran condamne les actions provocatrices, illégales et sans aucune justification des Etats-Unis qui sont un nouveau signe significatif de l’hostilité et de l’animosité des dirigeants américains à l’égard du peuple iranien », a déclaré Bahram Ghassemi, porte-parole du ministère des Affaires étrangères, selon le site officiel du ministère.

Il a qualifié de « fausses accusations » les affirmations américaines, en ajoutant que ces mesures « n’empêcheront pas le développement scientifique du peuple iranien ».

Les dix individus sont liés à l’Institut Mabna et sont accusés de « vol de propriété intellectuelle et de données de valeur à des centaines d’universités aux Etats-Unis et dans des pays-tiers ainsi qu’une société de média pour des gains financiers privés », selon un communiqué du département du Trésor publié vendredi.

Les avoirs des individus et de la société sont gelés et il est interdit aux citoyens américains de faire des transactions avec eux.

« Ces neuf ressortissants iraniens auraient volé plus de 31 téraoctets de documents et de données de plus de 140 universités américaines, 30 sociétés américaines, cinq agences gouvernementales américaines, et plus de 176 universités dans 21 pays », a expliqué dans le communiqué le ministre adjoint de la Justice, Rod Rosenstein.

Les accusés auraient agi pour le compte du gouvernement et des Gardiens de la révolution, le corps d’élite du régime iranien, a-t-il ajouté.   

Depuis son arrivée au pouvoir en janvier 2017, le président Donald Trump n’a cessé de durcir le ton à l’égard de Téhéran, et Washington a imposé plusieurs séries de sanctions contre l’Iran, accusé de soutenir le terrorisme et de violer les résolutions de l’ONU sur son programme balistique.

Il a également menacé de retirer les Etats-Unis de l’accord nucléaire le 12 mai prochain et de réimposer des sanctions contre l’Iran à moins d’un durcissement de cet accord.

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